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Ahmad Diab, le 5 juin 2014

Si Joseph Conrad avait raison de dire que nous vivons comme nous rêvons, seuls, alors le contraire de cette déclaration pourrait aussi bien comporter une part de vérité. A la différence de la vie et des rêves, la mort et les cauchemars peuvent être partagés, comme l’ont découvert les Palestiniens syriens. Ceux qui parmi eux ont eu de la chance peuvent maintenant regarder depuis leurs balcons de Facebook jusqu’au coeur des ténèbres auxquelles ils ont tout juste échappé. S’ils ont regardé assez longtemps, ils ont pu avoir un petit aperçu de l’horreur que vivent ceux qui y sont enfermés. La fragmentation du peuple palestinien signifie que leurs souffrances, bien que finalement collectives, restent propres au contexte dans lequel elles sont subies.

« Je rêvais d’avoir une patrie, maintenant je rêve du camp.

Je rêvais d’une plus grande maison, maintenant je rêve d’une petite chambre à louer.

Je rêvais de vacances reposantes, maintenant je souhaite simplement pouvoir retrouver mes enfants et ma famille.

Je rêvais d’avoir ma propre affaire, maintenant je cherche vainement un travail.

Je rêvais de l’avenir, maintenant je languis après une journée du passé.

Je rêvais d’une vie stable, maintenant je rêve d’une mort stable car il n’y a pas assez de tombes pour nous.

Je rêvais, maintenant je suis sans rêves […] »

– Mohammed Zeidan Abu Jihad

Avant de devenir un camp de réfugiés palestiniens, Yarmouk était connu depuis longtemps comme la bataille qui a réuni la Syrie sous l’autorité arabe après la défaite décisive de l’Empire byzantin en 636 de l’ère chrétienne. Dorénavant cependant, on s’en souviendra comme d’un site de désagrégation où s’est tenu l’un des sièges les plus longs et les plus hermétiques au cours de la révolte syrienne transformée en guerre civile – siège qui a vu jusqu’ici fuir environ 160.000 de ses résidents palestiniens et les 17 à 20.000 restants affronter la famine ou la mort par maladie ou blessures. Yarmouk se trouve maintenant entre Tel al-Za’atar – le camp de réfugiés palestiniens de Beyrouth, assiégé puis attaqué en 1976 par les milices libanaises de droite soutenues par les Syriens – et la  prochaine attaque avec des barils explosifs largués sur les communautés palestiniennes en Syrie.

Cet état de siège déchirant, qui empêche la nourriture et les fournitures médicales d’entrer et la population de sortir, a poussé le porte-parole de l’UNRWA, agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens, institution qui, en d’autres circonstances, est ardemment apolitique, à s’exprimer en révolutionnaire : « Le lexique de l’inhumanité de l’homme envers l’homme comporte un nouveau mot : c’est Yarmouk. C’est un endroit où les communautés soutenues par l’ONU souffrent de la famine […], où les plus âgés, les malades, les mourants, les enfants en bas âge sont obligés de manger de la nourriture pour animaux, au XXIème siècle dans la capitale d’un Etat membre de l’ONU à cause d’un choix politique. »

En réalité, depuis la première semaine de juillet 2013, les résidents de Yarmouk n’ont pas eu accès aux premières nécessités vitales. Quiconque essaie de briser le siège est ordinairement abattu. Ceux qui sont blessés sont abandonnés à leur mort parce qu’ils ne sont pas autorisés à quitter le camp pour recevoir les soins médicaux d’urgence. Les estimations les plus basses révèlent qu’au moins 194 civils ont perdu la vie, dont 128, bébés et vieillards, sont morts de faim dans des conditions catastrophiques. De nombreux résidents ont été arrêtés, torturés et l’objet de disparitions forcées par les forces militaires syriennes ou d’autres groupes pro-gouvernementaux, comme le Commandement Général du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP-CG). Réduits, en désespoir de cause, à ramasser les ordures pour survivre, les résidents de Yarmouk se sont mis, en dernier ressort, à faire bouillir de l’herbe et à manger la viande de chats et de chiens, tout en attendant le règlement Oslo-esque de plus en plus aléatoire entre les représentants du gouvernement syrien et les forces d’opposition.

Les militants palestiniens locaux reprochent au régime syrien et à ses alliés palestiniens, principalement représentés par le FPLP-CG, le siège et une grande partie des atrocités commises depuis le début de la révolte. Deux tragédies en particulier ont signifié le commencement de la fin de la position commune de neutralité de Yarmouk vis-à-vis du gouvernement syrien et de la révolte en général : les marches populaires de l’été 2011 vers les Hauteurs du Golan Occupées à la « frontière » d’Israël à l’occasion de la Nakba, ou « Cataclysme », dans laquelle 750.000 Palestiniens ont été chassés de force de leur terre natale à la création d’Israël en 1948, et de la Naksa, ou « Revers », second déplacement de masse de Palestiniens hors de leur terre natale, conséquence de la guerre israélo-arabe de 1967. (1)

Dans les deux cas, le régime, qui cherchait alors désespérément à s’imposer face à la révolte croissante contre lui, a encouragé les manifestations et facilité l’accès à la frontière en enlevant les checkpoints et même en fournissant des transports jusqu’à la frontière pour la Journée de la Naksa. Pourtant, au moment où ils en ont eu le plus besoin quand les militaires israéliens ont lâché une puissance de feu mortelle sur les manifestants non-armés, tuant 26 d’entre eux, on n’a pu trouver nulle part les autorités syriennes ni les factions palestiniennes qui avaient encouragé les manifestations.

Les militants ont également tenu le régime pour responsable du bombardement aérien et de la destruction systématique de grandes parties de leur camp, dont le résultat fut la mort de nombreux civils en décembre 2012. Et ils n’absolvent pas non plus certaines factions de l’Armée Syrienne Libre (ASL) qui sont entrées de force dans le camp après le bombardement et se sont mises à prendre possession des maisons privées et des hôpitaux et à maltraiter les résidents. Dès le premier jour, les combattants de l’ASL n’ont presque tenu aucun compte des structures de l’autorité de Yarmouk et, en particulier, n’ont témoigné aucune déférence pour leur position soigneusement calculée.

Leur colère s’est également portée contre l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) / Autorité Palestinienne (AP) qui ne soutenait pas suffisamment les résidents de Yarmouk qui subissaient des bombardements quotidiens et une rapide diminution de la nourriture et des fournitures médicales, tous signes du siège en cours. Ces sentiments se sont exacerbés en apprenant que les efforts de l’OLP/AP pour négocier une résolution entre le gouvernement et les forces d’opposition se souciaient davantage du sort d’Assad que de celui des Palestiniens assiégés, compensant ainsi ses efforts pour lever le siège ou apaiser les souffrances de ces Palestiniens syriens incapables d’obtenir des visas pour aller dans les pays où l’AP a une représentation diplomatique.

Les rites syriens de retour à la politique

Quand un Syrien a donné aux Palestiniens le nom du cataclysme le plus traumatisant de leur histoire moderne – la Nakba -, ce fut un acte de réflexion rationnelle et d’empathie. Aujourd’hui, la nakba syrienne a fait tristement découvrir l’existence de plusieurs causalités conceptuelles que l’on peut ajouter à la colossale perte humaine. Pendant les longues années du Baas, lorsque la Syrie « défendait » la cause palestinienne, les Syriens palestiniens n’avaient pas le droit d’être pleinement palestiniens – ni pleinement syriens. Tandis que l’État avait rapidement fait des efforts pour intégrer le maximum de Palestiniens dans la société syrienne en leur offrant beaucoup des mêmes droits que les nationaux syriens, excepté la citoyenneté et le droit de vote, cette politique très vantée a oublié deux faits : premièrement, beaucoup d’autres Palestiniens qui sont arrivés en Syrie après la première vague, qui a eu lieu entre 1948 et 1956, sont demeurés largement sans droits ; et deuxièmement, la nature et la structure totalitaire de la société dans laquelle le reste des Palestiniens ont été intégrés.

Seuls les Palestiniens qui ont fui en Syrie en 1956 ou avant et leurs descendants ont été intégrés dans le cadre juridique et socio-économique de la Syrie. Mais un nombre significatif de Palestiniens a fui en Syrie après 1956 à cause de conflits ultérieurs. L’État syrien ignore habituellement ce groupe dans les analyses qui cherchent à promouvoir son récit sur l’intégration.Ceux qui ont fui en Syrie pendant la guerre de 1967 avec Israël, de Jordanie après les événements de Septembre Noir de 1970-71, du Liban après l’invasion israélienne de 1982, et d’Iraq entre 2006 et 2008, tous sont privés de la plupart des droits fondamentaux accordés aux autres Palestiniens syriens, tels que le droit de demeurer des résidents permanents et le droit de travailler, sans l’obligation d’obtenir respectivement les permis de résidence et de travail. Le dernier groupe – les Palestiniens d’Iraq – a été interdit d’entrer en Syrie et est resté pendant des années dans le camp de réfugiés du désert d’Al-Hol, près de la frontière iraquo-syrienne, jusqu’à ce que des pays aussi lointains que le Brésil leur offrent de les réinstaller. Il est important de remarquer que cette politique a été adoptée pendant les années Baas, contrairement à la première plus généreuse mise en place en 1956.

En fait, les Palestiniens qui ont fui en Syrie en 1956 ou avant ont été plus complètement intégrés que ceux qui sont arrivés plus tard, mais ce groupe a été intégré dans un système totalitaire qui interdisait par la force à la population tout entière tout droit significatif à une expression politique libre. Ce système s’est arrangé pour garder l’auto-détermination à distance en combinant un appareil sécuritaire impitoyable et une politique économique garantissant des normes vitales minimum pour la population sous son pouvoir – politique économique et sécuritaire pas entièrement différente de celle de l’AP en Cisjordanie et à Gaza.

La pleine intégration a donc équivalu à une pleine cooptation – comme dans la plupart des pays arabes qui ont des populations de réfugiés palestiniens – le renversement systémique de l’émergence de fortes expressions institutionnelles d’une identité palestinienne nationale distincte, pas différente en fait du traitement par le régime de ses propres Syriens nationaux. Résultat, les Palestiniens syriens n’étaient pas libres d’exprimer leur appartenance, soit à la Syrie, soit à la Palestine, autrement qu’avec des répétitions mimétiques autorisées par le régime selon des slogans pan-arabes. Le modèle syrien est souvent comparé au traitement inhumain par le Liban de sa population palestinienne. Mais ce que ne prennent pas en compte de telles comparaisons, c’est le niveau d’autonomie politique et institutionnelle dont peuvent disposer les Palestiniens du Liban et qui résulte, aussi coûteux et involontaire qu’il puisse être, d’une politique inverse d’ostracisation et de persécution.

L’une des réalisations de la révolte syrienne cependant, c’est qu’elle a étendu le droit de revenir à la politique pour tous ceux qui vivent en Syrie, y compris les Palestiniens. Les souffrances partagées à la merci de la violence ont abouti à la réalisation d’idéaux et d’identités, et palestiniens et syriens, loin de la rhétorique du régime. La vue d’un camarade manifestant en train de mourir, la nouvelle d’un ami proche en train de mourir dans le siège, le vêtement taché de sang d’un voisin signé dans une clinique de fortune, tout ceci constitue des retours rituels à un engagement politique commun.

Le siège de Yarmouk a exhumé des souvenirs transgénérationaux de la première Nakba palestinienne, maintenus vivants par l’inflexibilité de la seconde et de la troisième génération de réfugiés qui sont maintenant témoins, sans récits ni médiation, de la disparition de leurs camps – de leurs quartiers- comme ce fut le cas pour leurs grands-parents. En même temps, le besoin urgent d’aider ses voisins et de protéger leurs centre-villes a instillé une nouvelle sensation d’attachement à la Syrie comme à un lieu de souvenirs vécus, préalablement proches de l’extinction. C’est ainsi qu’un nouveau paradoxe s’est introduit : précisément au moment où beaucoup de Palestiniens syriens se sentaient les plus attachés et engagés dans la révolte en tant que Syriens, leur engagement a été durement et abruptement écrasé par les factions de l’ASL en opération dans les régions alentour puis à l’intérieur du camp.

Le sens d’une nouvelle Nakba pour ceux qui sont déjà dépossédés

Les options disponibles pour les Palestiniens syriens pourtant à nouveau transformés en réfugiés oscillent entre le tragique et l’absurde. Deux propositions résument le paradoxe insupportable d’être deux fois déplacés. Alors que le siège et le déplacement de masse qui en résulte se poursuivent, les anciens résidents de Yarmouk ont lancé un seul appel, réclamant le droit de pouvoir entrer et sortir du camp – un retour à la sécurité familière du camp qui continue, depuis les abris de fortune qu’ils ont trouvés hors du camp, et un retour, depuis le camp, vers les villes et villages de Galilée d’où ils sont originaires.

Ce dernier retour – seule solution juste pour les réfugiés palestiniens où qu’ils soient – est devenue d’autant plus urgente que plus de la moitié des 500.000 Palestiniens syriens ont été déplacés, beaucoup d’entre eux pour de multiples fois. Par ailleurs, les endroits vers lesquels il fuient en Syrie deviennent de plus en plus dangereux. Même les endroits relativement stables, qui ont jusqu’ici échappé au choc des bombardements, deviennent de moins en moins sûrs alors qu’on leur demande de prendre position sans équivoque pour le régime.

Hors de Syrie aussi, la relative sécurité représente un extraordinaire coût humain. Presque tous les pays qui acceptent actuellement les réfugiés qui fuient le conflit syrien accueillent les nationaux syriens comme de « bons » réfugiés et ferment leurs frontières aux Palestiniens syriens qui sont traités de perpétuels « mauvais » réfugiés. Le gouvernement libanais, qui a d’abord autorisé l’entrée de presque 53.000 Palestiniens déplacés de Syrie, qui résident maintenant dans les camps déjà surpeuplés et sous-équipés de leurs congénères palestiniens, les chasse maintenant à la frontière, tout en en déportant d’autres. Pendant ce temps, la Jordanie refuse l’entrée des Palestiniens syriens depuis le début de 2013. Ceux qui sont arrivés à entrer avant cette date, et qui sont presque 14.000, ont reçu un statut différent de celui des autres réfugiés qui ont fui le conflit en Syrie. Alors que la grande majorité vit chez des familles d’accueil ou dans des propriétés louées, selon l’UNRWA, quelques centaines d’entre eux ont été parqués dans des camps réservés aux Palestiniens, comme Cyber City, où on dit qu’on les empêche de sortir. Tous vivent dans une extrême pauvreté. Des Palestiniens syriens ont aussi fui en Egypte, en Lybie, à Gaza, en Turquie, et aussi loin que l’Asie du Sud-Est.

Le flux et le reflux des horreurs subies chez eux en Syrie et le manque d’égards et les mauvais traitements des gouvernements arabes envers les réfugiés palestiniens à l’étranger en ont poussé beaucoup vers la dernière frontière, au sens figuré comme au sens littéral. Même avant la récente chute de Homs, les nécrologies de Syriens augmentant, elles ont commencé à paraître dans les quotidiens arabes, tandis qu’une analyse plus sobre dresse un tableau mélancolique du destin du conflit actuel. Au milieu de la fragmentation et du manque de cohérence des forces d’opposition à l’intérieur et à l’extérieur de la Syrie, le régime est susceptible de consolider son pouvoir sur des parties significatives du pays et de facto de se débarrasser du reste. Avec ce genre de scénario, la plupart des Palestiniens de Syrie se retrouveraient dans les zones tenues par le régime. Obligés de choisir entre une famine et un siège de style Yarmouk et une opposition fragmentée, affaiblie et négligente, les Palestiniens ordinaires sont déjà en train de céder au régime comme on peut le voir dans les manifestations pro-gouvernement et la dissémination de la propagande. Bien que cherchant à survivre pour l’essentiel, il s’agit d’un recul majeur du potentiel révolutionnaire que l’on avait vu plus tôt dans la révolte avec le martyr palestinien syrien Ahmad Kousa, l’un des nombreux organisateurs et militants de la communauté palestinienne qui avaient accompagné la révolte syrienne et s’étaient organisés avec les militants syriens de Yarmouk.

L’existence comme une crise

Comme leurs parents en 1982 à Beyrouth et leurs grands-parents en 1948 à, Jaffa, les Palestiniens se retrouvent aujourd’hui littéralement repoussés à la mer. Finalement, à cause du déni par Israël du droit au retour des Palestiniens syriens – dont la majorité est originaire de Galilée à simplement quelques heures de là – mais aussi de l’impuissance de l’OLP/AP à leur offrir une aide significative, ces Palestiniens sont forcés d’entreprendre de périlleux voyages dans des embarcations misérables à travers la Méditerranée à la recherche d’un pays qui les prendra. Cependant, tandis que beaucoup survivent, d’autres, noyés sans laisser de trace, ont encore moins de chance que les personnages du célèbre auteur palestinien Ghassan Kanafani qui périrent un demi-siècle plus tôt dans des voyages semblables, mais dont les corps sont restés, sur un tas d’ordures, comme des poteaux indicateurs du sort commun qui les attend.

Quelque part dans un camp du Nord, une survivante chanceuse apprend à se servir d’un nouveau clavier et d’un nouveau réseau urbain, recommençant, seule, une fois de plus. Dans l’ennui de l’attente de papiers de résident, elle peut se rendre compte qu’être née dans un camp de réfugiés n’apprend pas à se familiariser avec un autre. De la même façon, l’ancienneté dans « l’état de réfugié » ne provoque pas plus de sympathie. Peut-être découvrira-t-elle que l’ambiguïté qui a longtemps défini la relation entre les Palestiniens syriens et le camp a finalement été dissipée : Plus qu’un refuge prolongé pour une identité en danger de disparition ou de cooptation, le camp, ou al-mukhayyam, pour les Palestiniens syriens, est un nouveau Safad, Al-Jish, Tiberias, et Al-Shajara. En surmontant son impermanence, les souvenirs de al-mukhayyam sont, pour la deuxième et la troisième générations, ce que les souvenirs de la Palestine sont pour la première. Ils sont moins un rappel d’un endroit antérieur ou d’une vie passée que la construction d’une communauté fragmentaire incohérente parmi ceux qui l’ont entièrement perdue, et qui cependant essaient en quelque sorte de recommencer à zéro à n’importe quel endroit où ils sont autorisés à entrer. Plutôt que de souffrir de crises existentielles, les Palestiniens apprennent à gérer l’existence comme une crise. L’histoire suggère que c’est le matériau dont on construit une nation.

Notes :

(1) L’auteur a choisi d’utiliser le mot « cataclysme » au lieu du mot plus courant « catastrophe » pour décrire la Nakba, qui signifie un événement qui a été unique dans l’histoire du peuple palestinien et renferme la souffrance collective palestinienne.

Ahmad Diab

Membre politique d’Al-Shabaka, Ahmad Diab est un écrivain palestinien, étudiant bénéficiaire d’une bourse Fulbright. Il prépare actuellement son doctorat à l’université de New-York. Il s’intéresse au croisement entre littérature, cinéma et structures du pouvoir.

Traduction : J. Ch. pour l’Agence Média Palestine

Source : Al-Shabaka, réseau politique palestinien