Pour la justice: des Juifs sud-africains soutiennent le boycott académique des universités israéliennes

Lettre ouverte – 13 septembre 2019

Abu Mustapha/Reuters

Pour les Juifs de tradition aussi bien laïque que religieuse, nous affirmons qu’il est de notre devoir moral et éthique de tenir Israël responsable de son traitement injuste des Palestiniens (Abu Mustafa/Reuters

Chers dirigeants et membres du conseil de l’Université de Cape Town,

Le 15 mars, le Conseil de l’Université de Cape Town (UCT) a pris une décision révolutionnaire  en refusant « d’entrer dans quelque relation formelle que ce soit avec les institutions académiques israéliennes agissant dans les territoires palestiniens occupés, de même qu’avec d’autres institutions académiques israéliennes qui favorisent de graves violations de droits humains dans les territoires palestiniens occupés ». 

Cela met l’UCT en position de défenseur du droit international et confirme que l’université est partenaire du combat pour les droits humains en Israël/Palestine. Au cours des six derniers mois, cependant, des opposants à cette résolution ont répandu des propos alarmistes en catimini sur un retrait de fonds privés de nature à paralyser l’institution, ébranlant par là la liberté académique des membres du Conseil de l’UCT. En tant que Juifs sud-africains nous voulons encourager le Conseil de l’UCT à défendre cette résolution et à sauvegarder la liberté académique de l’université et son autonomie. 

Les universités spécialement visées par cette résolution ne sont pas des institutions ouvertes, accueillantes, progressistes promouvant la liberté académique. 

Ce sont des espaces discriminatoires et hostiles à l’égard des Palestiniens. Ces universités ont aussi des liens étroits avec les services de l’armée et du renseignement d’Israël, qui soutiennent l’extension de la militarisation des territoires occupés. Ces universités étant complices des violations par Israël des droits humains et du droit international, nous croyons que l’UCT est dans l’obligation de refuser d’avoir des liens avec ces institutions. 

Comme Juduth Butler, de nombreux universitaires juifs en Israël et dans la diaspora ont adopté  et soutenu l’appel palestinien pour un boycott académique. Ces universitaires sont rejoints par des Juifs dont le nombre s’élève rapidement, en Afrique du Sud et dans le monde, pour le soutien au boycott académique : ce sont notamment « Jewish Voice for Peace », une organisation américaine forte de près de 10 000 membres, l’organisation israélienne « Boycott from Within », de même que des organisations juives en Europe, Grande Bretagne, Canada, Australie, Brésil, Argentine et Afrique du Sud. 

Ressemblant au boycott des institutions durant l’apartheid en Afrique du Sud, l’appel au boycott académique et la résolution du Conseil de l’UCT, ont, par principe, rejeté tout ciblage d’individus fondé sur leur identité (comme la citoyenneté, la race, le genre, ou la religion) ou sur leur opinion. La résolution est davantage tournée vers les institutions qui fonctionnent  sous l’autorité officielle de l’État israélien et qui sont complices de l’occupation et de ses violations des droits humains. Ce sont les actions des institutions qui sont en jeu, et non ceux qu’elles prétendent représenter. 

Certains ont avancé que « si l’UCT devait adopter le boycott académique, alors les donateurs juifs retireraient leur financement ». En plus de se détourner des questions éthiques en jeu, nous trouvons cet argument antisémite en soi. Depuis des centaines d’années, la propagande antisémite accuse une cabale juive secrète d’employer sa fortune à manipuler et à contrôler les institutions politiques. Colporter ce trope comme tactique de peur contre l’importante résolution de l’UCT est un usage dangereux de cette même imagerie. 

Pour les Juifs de tradition aussi bien laïque que religieuse, nous affirmons qu’il est de notre devoir moral et éthique de tenir Israël pour responsable de son traitement injuste des Palestiniens. Cette question est pour nous une préoccupation centrale, parce que l’État d’Israël prétend parler en notre nom. En tant que Juifs sud-africains, nous ne pouvons pas nous croiser les bras alors que le gouvernement israélien commet des atrocités semblables à celles de l’ancien régime d’apartheid sud-africain. Nous affirmons que le boycott académique des universités israéliennes qui rendent possibles de graves violations des droits humains, est une stratégie non-violente internationalement reconnue, destinée à mettre fin à l’occupation et nous insistons auprès du Conseil de l’UCT pour qu’il maintienne sa résolution mémorable. 

Signé par:

Mitchel Joffe Hunter

Maya Schkolne, Jared Sacks

Benjamin Fogel

Ronnie Kasrils

Raymond Suttner

Jon Fish Hodgson

Jeremy Phillips

Timothy Fish Hodgson

Robert Krause

Philip Krause

Steven Friedman

Rina King

Koni Benson

Laura Phillips

Noam Lubinsky

Batia Efrat

William Efrat

Linda Efrat

Roshan Dadoo

Aaron Jacobs

Anthony Fish Hodgson

Daniel Linde

Judy Favish

Kelly-Jo Bluen

Kira Schlesinger

David Joffe-Hunter

Rebecca Swartz

Tara Weinberg

Meghan Finn

Tess Peacock

Alison Swartz

Sophie J Hunter

Emma Daitz

Georgia Saacks

Roslyn Fish

Aidan Mosselson

Louise Oppenheim

Benjamin Bradlow

Anna Selmeczi

Ethan Jacobs

Allan Kolski Horwitz

Shereen Usdin

Talya Lubinsky

Heidi Grunebaum

Sarah Donde

Kathy Barolsky

Megan Furniss

Jordan Pieters

Jake Maisel

Stephen Jacobs

Nathan Nadler-Nir

Joseph Sidley

David Bruce

Melanie Judge

Merle Favis

Neil Coleman

Zandi Sherman

Monique Michal Marks

Jon-Marc Seimon

Tony Fluxman

Paul Jeffrey Hendler

Jeff Rudin

Edward Wethli

Jarah Fluxman

Vanessa Barolsky

Janet Shapiro

Max Ozinsky

Suzanne Hotz

Linda CooperTraduct

Traduction: SF pour l’Agence Média Palestine

Source: mg.co.za




Motion 75 Palestine – en soutien aux droits à l’autodétermination

Union des Artistes d’Angleterre, Congrès 2019 des Syndicats (motion adoptée)

Le Congrès constate :

i. Les administrations américaine et israélienne détruisent les perspectives de paix en Palestine – en reconnaissant Jérusalem comme la capitale d’Israël, en cessant de financer les réfugiés palestiniens, en poursuivant le siège de Gaza, en déployant les colonies illégales et les projets d’annexion illégale de larges zones de la Cisjordanie. Le « deal du siècle «  de Trump est une tentative de destruction des droits fondamentaux des Palestiniens.

Le Congrès pense :

a. La politique du TUC doit prioriser les droits à la liberté, la justice et à l’égalité des Palestiniens, y compris en appliquant ces principes fondés sur le droit international à tout le commerce britannique avec Israël.

b. Le TUC doit condamner les injustices incessantes envers les Palestiniens, à qui on a refusé le droit à l’autodétermination depuis le Mandat Britannique, et pendant la Nakba de 1948 quand les Palestiniens ont été expulsés de force de chez eux.

Le Congrès décide :

1. de s’opposer à toute solution proposée pour les Palestiniens, y compris le ‘deal’ de Trump, qui ne soit pas fondée sur le droit international et sur les résolutions de l’ONU qui reconnaissent leurs droits collectifs à l’autodétermination et à revenir chez eux

2. de soutenir les efforts pour mettre en place une politique éthique dans tout le commerce du Royaume Uni avec Israël, articulé autour du droit international sur les colonies dans les territoires palestiniens occupés, et d’arrêter tout commerce des armes avec Israël dont l’utilisation viole les droits fondamentaux des Palestiniens.

3. de s’engager à accroître la pression sur les entreprises impliquées dans le commerce des armes et qui soutiennent l’occupation israélienne illégale et la construction de colonies, en travaillant avec ses syndicats affiliés, avec le mouvement syndical international et la Campagne de Solidarité avec la Palestine, de développer des stratégies pour exercer une pression sur les entreprises complices afin qu’elles cessent toutes ces activités.

Traduction : J. Ch. pour l’Agence Média Palestine

Source: Tuc




Persécutés parce qu’ils jouent au football

Hamza Abu Eltarabesh – The Electronic Intifada – 9 septembre 2019

Un poster commémore la mère et les sœurs de Mahmoud al-Neirab, tuées par une attaque israélienne, en août 2014. (Abed Zagout)

Les Palestiniens sont empêchés de jouer au football et même, parfois, de le regarder. J’ai appris cela alors que j’étais enfant.

Un jour de l’été 2004, je m’en allais voir un match dans un stade du sud de la bande de Gaza. Pour y parvenir, il me fallait passer par un check-point militaire israélien. 

Quand, avec d’autres supporters de football, nous sommes arrivés au check-point, les soldats nous ont dit d’attendre. Au bout d’une heure, nous avons été informés que nous ne pourrions pas nous aventurer plus loin pour des « raisons de sécurité » – cette excuse dont se sert souvent Israël pour empêcher les Palestiniens de vivre une vie normale.

L’incident m’a laissé un profond sentiment de colère. Le football est un sport apprécié universellement. Pourquoi ne serions-nous pas, nous aussi, autorisés à en profiter ? 

Depuis l’été 2004, Israël est censé s’être « retiré » de Gaza. Ses forces d’occupation se sont déplacées à la frontière entre Gaza et Israël, d’où elles ouvrent le feu fréquemment sur les Palestiniens.

J’aimerais pouvoir dire que la situation s’est améliorée à la suite de ce « désengagement ». En vérité, elle a empiré.

Mahmoud al-Neirab a été reconnu comme le meilleur footballeur de Gaza pour la dernière saison, et il a représenté la Palestine au niveau international.

En août 2014, Israël a attaqué la maison familiale d’al-Neirab à Rafah, la ville la plus au sud de la bande de Gaza. Arwa, la mère de Mahmoud, et trois de ses sœurs – Ibtisam, Duha et Ola – ont été tuées.

« Je ne peux pas décrire ce que l’on ressent quand on perd sa mère », dit Mahmoud, âgé aujourd’hui de 27 ans. « Mais cela ne m’a jamais empêché de poursuivre mon rêve. Par la suite, chaque but que j’ai marqué, je l’ai dédié à ma mère ».

« Un gros mensonge »

Mahmoud est membre de l’équipe de football Khadamat Rafah, laquelle s’est qualifiée pour la finale de la Coupe Palestine cette année, contre l’équipe Markaz Balata de la ville de Naplouse, en Cisjordanie occupée.

Jouée à Rafah fin juin, la finale s’est terminée par un match nul, un  à un. Un match de retour a donc été prévu à Naplouse pour quelques jours plus tard.

La Fédération de Palestine de football a demandé que 35 personnes représentant Khadamat Rafah – dont les joueurs de l’équipe – soient autorisées à passer à Erez, le check-point militaire qui sépare Gaza et Israël, pour le match de retour. Mais l’armée israélienne n’a accordé des autorisations qu’à quatre personnes de la liste, dont une seule était un joueur.

La plupart des autorisations ont été refusées pour des « raisons de sécurité ». D’après des articles de presse, la police secrète israélienne, le Shin Bet, aurait prétendu détenir une information selon laquelle « la plupart des membres de l’équipe étaient liés au terrorisme ». Cette allégation a été qualifiée de « gros mensonge » par Jibril Rajoub, le président de la Fédération de Palestine de football.

À cause de cette position d’Israël, le match de retour n’a pu encore avoir lieu.

Mahmoud al-Neirab (à droite) avec Omran Abu Belal (à gauche) et Bader Mousa. (Abed Zagout)

« J’attendais ce match avec impatience » dit Mahmoud al-Neirab. « J’étais tout près de mon rêve de gagner la Coupe Palestine. Ce n’était pas assez pour Israël de tuer ma mère et mes trois sœurs. Maintenant, il a tué aussi mon rêve ».

Les restrictions imposées par Israël empêchent aussi les joueurs de football de Gaza de rejoindre les équipes basées en Cisjordanie.

Ces restrictions ont de graves conséquences sur le plan économique. Le salaire versé à un joueur professionnel à Gaza est d’environ 150 dollars (136 €) par mois. Selon un journaliste sportif local, les joueurs de Cisjordanie reçoivent 1400 dollars (1270 € par mois, soit près de dix fois plus.

Bader Mousa, joueur de Gaza, a signé un contrat de trois ans pour jouer dans une équipe d’Hébron, en Cisjordanie. Mais il est bloqué à Gaza : Israël refuse de lui délivrer un laissez-passer.

Mousa avait espéré que jouer en Cisjordanie l’aiderait à s’assurer une place dans l’équipe nationale de Palestine. « Israël a détruit mon rêve avant même que je puisse commencer » dit-il.

Cinq années sans famille

Un autre habitant de Gaza, Omran Abu Belal, a été sélectionné pour jouer pour Markaz Balata. En l’empêchant de prendre sa place, Israël prive sa famille d’un argent dont elle a cruellement besoin.

« Ma famille est dans une situation difficile » dit-il. « J’ai hâte de pouvoir les soutenir ».

Même si être sélectionné pour l’équipe nationale de Palestine est un honneur pour les joueurs de football, cela n’apporte aucune protection contre la cruauté d’Israël. 

En 2008, Suleiman al-Ubeid a quitté Gaza pour Ramallah, en Cisjordanie, pour pouvoir jouer dans l’équipe nationale. Israël n’a pas autorisé son épouse et ses enfants à se déplacer avec lui. Il ne les a pas vus jusqu’à son retour à Gaza, en 2013, un déplacement qui a nui à sa carrière.

« Pendant cinq années, je n’ai pas pu embrasser mes enfants », dit-il. « Cela a été une décision très difficile de sacrifier ma place dans l’équipe nationale. Mais Israël m’a forcé à décider entre garder mon travail ou garder ma famille ».

Deux mois après ses fiançailles en 2016, Ibrahim al-Nateel s’est vu proposer une place dans l’équipe Hilal al-Quds de Jérusalem. Après avoir quitté Gaza, il a passé l’année qui a suivi à tenter d’obtenir pour sa fiancée une autorisation de sortie, afin qu’elle puisse le rejoindre en Cisjordanie. Israël a refusé de la lui accorder. 

Sa fiancée s’est sentie si frustrée qu’elle a rompu ses fiançailles. 

« Ma fiancée ne pouvait plus attendre » dit al-Nateel. « Il a été très dur pour moi de mettre fin à mes relations avec elle. Mais j’ai dû respecter son choix ».

Ald-Nateel est rentré à Gaza en 2017, après avoir été blessé lors d’un match.

« Une guerre psychologique »

Selon Fadi Hijazi, directeur des sports au journal Alresalah, il y a environ 40 joueurs de football de Gaza en Cisjordanie. La plupart n’ont pas été en mesure d’amener leur famille avec eux.

« Il y a une guerre psychologique délibérée contre ces joueurs » dit Hijazi. 

Certains joueurs de Gaza – notamment ceux qui sont allés en Cisjordanie – ont été emprisonnés par l’occupation israélienne. 

Samy al-Daour est l’un d’eux.

En 2016, après une séance d’entraînement, il a été bloqué à un check-point militaire alors qu’il rentrait chez lui à Hébron – où il vivait à l’époque.

« Une soldate israélienne m’a demandé ma carte d’identité » dit-il. « J’étais en train de lui expliquer que j’étais joueur de football quand soudain, je me suis retrouvé à terre et ils m’ont arrêté. Je ne sais toujours pas pourquoi j’ai été arrêté ».

Khadamat Rafat célèbre sa victoire après avoir remporté la Coupe de Gaza, en avril 2019. (Abed Zagout)

Al-Daour, aujourd’hui joueur à al-Ahli Gaza, a passé dix jours dans la prison israélienne d’Ashkelon, sans inculpation ni procès.

Toujours en 2016, Fadi al-Sharif rentrait à Gaza après avoir été opéré d’un genou à Jérusalem, quand il a été appréhendé par les forces israéliennes.

« J’avais quitté l’hôpital et je rentrais directement à Gaza » dit-il. « Je n’imaginais pas que je serai arrêté, d’autant plus que j’étais incapable de bouger ma jambe. Je n’oublierai jamais les deux semaines que j’ai passées en prison ».

À l’époque, al-Sharif faisait partie de l’équipe al-Hilal Gaza, mais la détention l’a conduit à arrêter de jouer au football.

Le football est connu par un nombre incalculable de supporters comme un jeu magnifique. En persécutant les joueurs de Palestine, Israël cherche à lui voler sa beauté.

Hamza Abu Eltarabesh est un journaliste de Gaza.

Traduction : JPP pour l’Agence Média Palestine

Source: Electronic Intifada




Le nouvel album de DAM est sorti cet été : BEN HAANA WA MAANA

Le nouvel album de DAM est sorti cet été :
BEN HAANA WA MAANA

DAM : Suhel Nafar, Tamer Nafar, Mahmoud Jrere et Maysa Daw

Le groupe DAM est considéré par le journal français Le Monde comme «le porte-parole d’une nouvelle génération». Premier groupe hip-hop palestinien et l’un des premiers à rapper en arabe, DAM s’est constitué à la fin des années 1990.
Frappés par l’étrange ressemblance de l’atmosphère des rues filmées dans un clip de Tupac avec celle des rues leur quartier à Lyd, Tamer Nafar, Suhell Nafar et Mahmoud Jreri décidèrent de s’exprimer au
moyen du hip-hop…

2 clips de leur nouvel album, à regarder :

– EMTA NJAWZAK YAMMA – ايمتى نجوزك يما
https://www.youtube.com/watch?v=WbMvIRdsBEY
Lire les paroles en anglais sous l’écran
ou : https://genius.com/Dam-emta-njawzak-yamma-lyrics

– JASADIK-HOM (Your Body of Theirs) – جسدكهم
https://www.youtube.com/watch?v=YNLYjZmRx0Q
Lire les paroles en anglais :
https://genius.com/Dam-jasadik-hom-lyrics

Album en vente
dans les magasins spécialisés
et en téléchargement :
https://dam.lnk.to/BHWMYo

Retrouver DAM :
https://www.damofficialband.com
https://www.facebook.com/damofficialband
https://twitter.com/damofficialband
https://www.instagram.com/damofficial




L’occupation est bonne pour les Palestiniens, dit le chef de l’opposition israélienne

Par Ali Abunimah, 10 septembre 2019

L’ancien chef de l’armée israélienne Benny Gantz pense que l’occupation militaire israélienne est une bénédiction pour les Palestiniens. Il est dans la course pour déloger Benjamin Netanyahu aux élections israéliennes ce mois-ci. (via Flickr)

Benny Gantz, chef de l’armée israélienne pendant le massacre de 2014 sur Gaza par Israël, emprunte les sujets de discussion de l’Afrique du Sud de l’apartheid pour stimuler sa campagne électorale.

Gantz est à la tête de la coalition d’opposition du prétendu centre gauche qui espère déloger Benjamin Netanyahu dans quelques jours ce mois-ci aux élections israéliennes.

Lundi, dans une attaque électorale contre le premier ministre d’Israël, Gantz a déclaré que, à la différence de Netanyahu, il aurait autorisé les députées américaines Ilhan Omar et Rashida Tlaib à venir en Israël et dans les territoires occupés.

Si elles avaient pu venir, a prétendu Gantz, elles auraient vu « de leurs propres yeux » que « l’endroit le meilleur pour un Arabe au Moyen Orient, c’est en Israël… et en deuxième place, le meilleur endroit pour un Arabe au Moyen Orient, c’est en Cisjordanie ».

L’affirmation de Gantz comme quoi l’occupation militaire et la colonisation israéliennes sont une bénédiction pour les Palestiniens fait directement écho aux dirigeants de l’apartheid d’Afrique du Sud qui insistaient pour dire que leur brutal régime suprémaciste blanc était bon pour la population noire.

L’écrivain Ben White l’a fait ressortir dans une interview de 1977 au New York Times avec John Vorster, qui était alors premier ministre du régime raciste d’Afrique du Sud.

« La qualité de vie des Noirs d’Afrique du Sud est deux à cinq fois plus élevée que dans n’importe quel pays d’Afrique noire », a déclaré Vorster.

Cette affirmation était une accroche de la propagande sud-africaine alors que le mouvement mondial de boycott, désinvestissement et sanctions gagnait en force dans les années 1980.

Ce n’est pas surprenant puisque les colonialistes prétendent toujours que leur domination violente est un cadeau pour les peuples qu’ils exploitent et oppriment.

Les échos de la propagande de l’Afrique du Sud de l’apartheid dans la démarche actuelle d’Israël sont très forts :

Et, comme les racistes sud africains qui ont essayé de combattre l’isolement de leur régime, Gantz a déclaré que « quiconque coopère à BDS agit contre l’État d’Israël ».

L’ancien chef d’armée a également déclaré que BDS – mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions pour les droits des Palestiniens – est une « forme d’antisémitisme ».

C’est en réalité un mouvement antiraciste fondé sur le droit international et les droits universels.

Les déclarations de Gantz montrent que, en dépit des efforts pour le présenter comme une alternative convenable, il ne représente rien de différent de Netanyahu.

Gantz fait face à des poursuites pour crimes de guerre

Le reprise des élections israéliennes tombe le 17 septembre.

Le même jour, se tiendra une audience aux Pays Bas dans le procès d’Ismail Ziada contre BennyGantz.

Ziada, citoyen palestinien-hollandais, poursuit Gantz et un autre chef israélien pour l’attaque du 20 juillet 2014 sur sa maison familiale dans le camp de réfugiés d’al-Burej à Gaza. Ce bombardement israélien a tué sept personnes – la mère d’Ismail Ziada, Muftia Ziada agée de 70 ans, trois frères, une belle-sœur, un neveu de 12 ans et un ami en visite.

Ismail Ziada poursuit deux généraux israéliens pour la mort de six de ses parents pendant l’agression israélienne de 2014 contre Gaza. (via Facebook)

L’attaque de 2014 sur Gaza commandée par Gantz a tué 2.000 Palestiniens, dont 550 enfants.

Loin d’avoir honte de ses crimes, Gantz a en fait eu recours à des annonces pour l’élection israélienne d’avril – qui n’a pas réussi à proposer clairement un vainqueur, précipitant ainsi le vote de septembre – se vantant du nombre de Palestiniens qu’il a massacrés en 2014.

« Dialogue » de l’UE avec un criminel de guerre

Le dossier ensanglanté de Gantz et sa défense du colonialisme fournissent aussi un critère sur lequel mesurer le soi-disant soutien de l’Union Européenne aux droits de l’Homme.

Au lieu de se tenir aux côtés des victimes de Gantz et de leur campagne pour la justice, l’UE privilégie le coupable.

Rien que le mois dernier, Emanuele Giaufret, ambassadeur de l’UE à Tel Aviv, et ses collègues européens se sont retrouvés avec Gantz pour une douillette conversation.

« Nous avons hâte de poursuivre le dialogue », a dit Giaufret dans un tweet.

Cela tend à prouver qu’il n’y aucun niveau de racisme et de crime commis par un dirigeant israélien contre les Palestiniens qui puisse les priver de l’étreinte chaleureuse de l’UE.

Espérons que les juges néerlandais auront le sens de la justice, la décence et le courage dont manquent de manière si abjecte les diplomates et les politiciens de l’Europe.

Traduction : J. Ch. pour l’Agence Média Palestine

Source : The Electronic Intifada




Les investissements d’AXA dans les énergies fossiles et la colonisation israélienne:Comment y mettre fin?

Dans le cadre de la semaine d’action internationale pour le climat, contre le greenwashing, une soirée est organisée le 24 septembre prochain à Paris, à 19H au CICP.

Les investissements d’AXA dans les énergies fossiles et la colonisation israélienne: Comment y mettre un terme?

Avec

  • Lucie Pinson des Amis de la Terre,
  • Olivier Schulz, campagne AXA à BDS France,
  • l’Union Syndicale Solidaires (sous réserve),

Invitée: Hala Marshood du centre de recherches « Who Profits« 

Inscriptions à: rencontre24septembre@gmail.com




4ème festival du film Palestinien « REGARDS SUR LA PALESTINE » 4/5/6 octobre 2019

Que vive la Palestine ! Et la connaître mieux !

Sa culture, ses créations artistiques, sa population aussi ! …

Que
savons-nous de ce pays et de ses habitants ?

Historiquement,
c’est un peuple sémite comme les autres peuples issus du même
coin de la planète, sauf l’Etat d’Israël, composé d’une
population beaucoup plus mélangée.

Géographiquement,
la Palestine AUJOURD’HUI est composée de

  • 2
    territoires : la bande de Gaza, véritable prison à ciel
    ouvert, de 35 km de long et de 365km² de superficie, habitée par 2
    millions d’habitants et la Cisjordanie, sous l’autorité
    d’Israël qui ressemble plutôt à un archipel d’ilots séparés
    par les implantations de colonies illégales imposées par Israël.
  • 1
    peuple arabe israélien en Israël qui vit sous un régime
    d’apartheid et dont les droits sont différents de ceux des
    israéliens non arabes.
  • 1
    diaspora importante dispersée aux 4 coins de ka planète

Sociologiquement,
c’est donc un peuple qui vit : soit enfermé dans la bande de
Gaza ; soit en petits groupes individualisés en Cisjordanie ;
soit citoyens d’Israël, appelés arabes israéliens, comme des
citoyens de seconde zone subissant un véritable apartheid ;
soit sous forme de diaspora, dispersés dans le monde entier.

Et
culturellement ? C’est un peuple comme les autres, riche d’un
passé puissant et créatif qui, bien qu’il soit empêché de tout,
y compris de vivre ou parce qu’il l’est justement, possède un
imaginaire étonnant tourné vers l’avenir.

Avec
ce festival, nous souhaitons mettre en lumière les spécificités de
ce peuple empêché qui vit, aime, travaille, a le sens de la fête
et de l’hospitalité, un peuple cultivé et dynamique, avec un
terrible sens de l’humour.

Un
festival, ce sont des rencontres, des émotions, des informations,
des découvertes, des échanges avec des publics différents, des
arguments qu’on échange autour d’un thé ou d’un repas.

Un
festival de cinéma, c’est une plongée dans une culture, des
émotions qui vous empoignent follement, un émerveillement des yeux
et des oreilles, des histoires gaies ou tristes qui vous sortent de
votre quotidien, un voyage lointain au prix d’une place de ciné…

Un
festival, ça permet aussi de vivre intensément une immersion dans
un caisson de sensations et sur une terre étrangère, seulement
pendant 3 petits jours.

Le
4ème Festival se déroulera les vendredi 4, samedi 5,
dimanche 6 octobre 2019. C’est un festival bisannuel, les années
impaires.

Tout
au long du festival, nous proposerons un bar avec thé et pâtisseries
orientales, une table de presse et d’informations grâce à
laquelle nous nous efforçons de vous donner et de vous vendre des
documents qui complèteront utilement vos connaissances de ce pays et
vous permettront de partager notre engagement, des BD en partenariat
avec Le Grand Nulle Part, Des objets palestiniens avec Le Philistin.

Le
festival se déroulera à l’OMNIA ROUEN et débutera par un apéro
festif proposé par la Confédération paysanne avec un danseur
palestinien devant le cinéma OMNIA de Rouen le vendredi 4 octobre
2019 à 18h30. Pour annoncer une AVANT-PREMIERE CINEMATOGRAPHIQUE à
20h avec le film prix spécial du jury à Cannes 2019 : IT MUST
BE HEAVEN, d’Elia SULEIMAN. Ce film sera suivi d’un débat animé
par Samuel Douhaire, journaliste à Télérama, autour de la question
de l’émergence de cet art cinématographique dans un territoire
occupé, comme la Palestine.

Nos
partenaires sont de plusieurs ordres :

  • La
    municipalité de Rouen qui nous aide par l’intermédiaire du
    groupement MOTEUR des festivals de cinéma de Rouen, à la fois sur
    le plan de la communication, mais aussi en facilitant les rencontres
    sur le plan culturel et sur les problèmes pratiques. De plus, elle
    nous subventionne, permettant la tenue de ce festival.
  • Les
    associations et amis qui nous soutiennent y compris financièrement.

Nous
les remercions vivement.

Ainsi
que les membres de L’AFPS Rouen (Association France Palestine
Rouen), qui organisent, programment et mettent en œuvre ce festival.

Les
organisatrices du festival 2019

Blandine Prime

Cara

Geneviève




J’ai assisté à la mort de mon père et de mon frère, tués par les balles israéliennes. Pour moi, le commerce des armes au Royaume-Uni est profondément personnel

J’ai
assisté à la mort de mon père et de mon frère, tués par les
balles israéliennes. Pour moi, le commerce des armes au Royaume-Uni
est profondément personnel

Amal Samouni – 5 septembre 2019

Pour
la première fois, le Royaume-Uni a invité officiellement le
gouvernement israélien au plus grand salon des armes au monde, le
salon DSEI, qui va se tenir à Londres ce mois-ci. J’appelle les
citoyens britanniques à faire entendre leur voix.

Pour
beaucoup de personnes qui ont vécu à l’abri de la guerre et d’une
occupation militaire, le commerce mondial des armes peut paraître
comme une question lointaine, voire hors de propos. Mais pour les
Palestiniens comme moi, c’est une réalité indéniable, et
douloureuse.

J’ai
19 ans, j’ai passé toute mon enfance dans la bande de Gaza, un
endroit parfois décrit comme la « plus grande prison à
ciel ouvert
 » au monde. Cela en raison du blocus militaire
paralysant qui est imposé sur la région par l’État israélien,
lequel refuse, jour après jour, de reconnaître nos droits
fondamentaux et nos ressources.

Non
seulement cela, mais au cours de ma vie, Gaza a été la cible de
plusieurs assauts importants à la bombe par les forces israéliennes.
L’agression, dans l’ « Opération Plomb durci »,
a duré 22 jours en 2008-2009, alors que j’avais à peine 10 ans,
et elle a changé ma vie à jamais.

Au beau
milieu des bombardements, le 4 janvier 2009, les forces israéliennes
ont pris d’assaut la maison de ma famille, elles ont ordonné à
mon père de sortir, et elles l’ont abattu, devant notre porte.
Puis, elles ont mis le feu à notre maison et ont commencé à tirer
sur nous, blessant Ahmed, mon petit frère de 4 ans, et deux autres
enfants. Ensuite, plus de 100 membres de la famille élargie ont été
regroupés, et ils ont été forcés d’entrer dans la maison de mon
oncle Wa’el al-Samouni, et nous y sommes restés un jour et demi
avec seulement la nourriture et l’eau qui se trouvaient dans la
maison.

C’est
là que mon petit frère a succombé à ses blessures, car aucun des
blessés n’avait été autorisé à partir, et une de mes tantes a
accouché pendant cette épreuve. Un cousin et deux de mes oncles ont
été mitraillés et tués alors qu’ils cherchaient du bois de
chauffage ou qu’ils se tenaient debout à la porte. Le gouvernement
israélien nie avoir donné l’ordre aux habitants de se rassembler
dans une seule maison.

Finalement,
les forces israéliennes ont bombardé l’immeuble, tuant 23 membres
de la famille et me laissant, pendant trois jours, coincée sous les
décombres à côté de leurs corps. Le 7 janvier, j’étais
retrouvée, vivante. Plus de 29 membres de ma famille élargie ont
été tués durant ces jours-là, et beaucoup d’autres, blessés à
vie. Des éclats d’obus, que je sens encore, sont restés logés
dans mon cerveau et, alors que je grandis, ils me font subir des
saignements de nez, des douleurs dans les yeux et les oreilles, et
des maux de tête qui persistent encore aujourd’hui.

Aucun
être humain ne devrait avoir à endurer ce genre de traumatisme et
de violence, et encore moins un enfant. Pourtant, l’opération
Plomb durci a tué, à elle seule, 1400 personnes, dont plus de 330
enfants. Mon histoire n’est que l’une des milliers d’autres qui
ont été vécues par les Palestiniens à Gaza – et les attaques
meurtrières contre mon peuple se poursuivent encore aujourd’hui.

Dix ans
plus tard, moi et ma famille continuons de résister à la brutalité
d’Israël et à son oppression de notre communauté. Depuis mars de
l’année dernière, des centaines de milliers de Palestiniens
manifestent à la clôture de Gaza dans une série de manifestations
appelées la « Grande Marche du retour. Nous réclamons la fin
du siège et la concrétisation de nos droits fondamentaux tels que
consacrés par le droit international, notre retour dans les maisons
dont la majorité des Palestiniens ont été déplacés par la force.

En
réponse, alors qu’il refuse d’admettre que ses troupes prenaient
délibérément pour cibles les civils, Israël fait face à nos
manifestations, non armées, avec des tirs violents à balles
réelles, tuant 250 Palestiniens et en blessant plus de 27 000.
Dix ans après l’opération Plomb durci, les balles et les bombes
israéliennes continuent de déchirer notre communauté.

Alors
comment un gouvernement ou une organisation qui prétend défendre
les droits de l’homme peut-il tolérer ces crimes ? Je
voudrais poser cette question en particulier au gouvernement
britannique.

Pour la
première fois, le Royaume-Uni a invité officiellement le
gouvernement israélien au plus grand salon des armes au monde, le
salon DSEI (Defense and Security Equipment International), qui va se
tenir à Londres ce mois-ci. Ceci malgré mon histoire, malgré les
milliers d’autres témoignages de Palestiniens et même un rapport
d’une Commission d’enquête des Nations-Unies qui a conclu, plus
tôt cette année, que les forces israéliennes s’étaient rendues
coupables de graves violations à l’encontre des manifestants à
Gaza, violations qui peuvent avoir constitué « des
crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité 
».

En
accueillant les entreprises d’armement israéliennes qui vendent
leurs armes comme « testées au combat » – parce qu’elles
les ont testées sur nous, les Palestiniens de Gaza -, le
gouvernement britannique se rend directement complice des crimes
continuels du gouvernement israélien contre nous, crimes bien
documentés par toutes les grandes organisations de défense des
droits de l’homme.

Mais
ceci n’est que la moitié de l’histoire.

Depuis
les bombardements de Gaza en 2009, la Grande-Bretagne a aussi
augmenté ses importations et exportations d’armes vers et depuis
Israël. Le commerce des armes d’Israël avec d’autres pays
entretient notre oppression systématique – et des pays comme le
Royaume-Uni en tirent profit directement. Il nous a été dit que la
politique du Royaume-Uni en matière d’exportations des armes
interdirait, si elle est appliquée systématiquement, la vente des
armes quand il y a un risque qu’elles soient utilisées pour des
violations des droits de l’homme et de graves violations du droit
international.

En tant
que tel, le gouvernement britannique fait preuve d’un mépris total
pour la vie des Palestiniens et pour la mémoire de tous ceux qui ont
été assassinés par l’État israélien, dont mes chers père et
frère que j’ai perdus, sous mes yeux, quand j’étais enfant.  

J’appelle
les citoyens britanniques à faire preuve d’une solidarité
internationale avec les Palestiniens en se joignant à ces centaines
de militant des droits de l’homme qui agissent contre le prochain
salon des armes DSEI. J’appelle aussi le gouvernement britannique à
mettre en œuvre un embargo immédiat sur les armes entre le
Royaume-Uni et Israël, et dans les deux sens, jusqu’à ce que
celui-ci cesse ses violations contre moi et mon peule.

Un
engagement envers les droits de l’homme ne veut rien dire si ce ne
sont que des mots sur une feuille de papier. Le gouvernement
britannique doit agir, immédiatement, pour mettre un terme à sa
complicité avec la violente répression du peuple palestinien. Pas
seulement en mémoire de mon père, de mon frère et de toutes les
autres victimes des bombardements réguliers d’Israël sur notre
peuple, mais aussi pour empêcher que de nouvelles tragédies ne
frappent d’autres familles, comme elles l’ont fait pour la nôtre.

Traduction : JPP pour l’Agence Média Palestine
Source : The Independant




L’héritage du premier réfractaire israélien

Alasdair Soussi – 4 septembre 2019

Joseph Abileah (avec la permission d’Adi Abileah)

Joseph
Abileah est considéré comme la première personne en Israël à
avoir été en procès pour refuser de faire l’armée.

Présent
dans un tribunal de Haïfa quelques mois après la création de
l’État d’Israël en 1948, le violoniste a clairement établi
qu’il ne jouerait aucun rôle dans la guerre que menait alors
Israël contre ses voisins. Il considérait les Arabes comme ses
frères et non ses ennemis.

À
l’audition de son cas, Abileah né en Autriche, ne s’est pas
excusé pour sa position qui incluait son objection à
l’établissement d’un État expressément juif.

Même
avant la création d’Israël, il avait refusé de rejoindre la
Haganah – la principale milice sioniste en Palestine.

Abileah
échappa à une peine de prison mais les juges ne réussirent par à
le persuader de jouer un rôle hors des lignes de combat, ce que,
selon les mots de feu Anthony Bing, auteur de Israeli
Pacifist: The Life of Joseph Abileah
,
(Un
pacifiste israélien : vie de Joseph Abileah
),
« il comparait à un voleur qui guettait la police tandis qu’un
autre voleur commettait le vol ».

« Je
suis très honorée d’être une descendante de la famille Abileah –
et j’ai été particulièrement inspirée par ce qu’a fait Joseph
et par son courage » a dit sa petite nièce, Rae Abileah, une
militante de Jewish Voices for Peace qui vit dans le Colorado. Rae
est plus connue pour avoir troublé un discours de Benjamin
Netanyahou, le premier ministre israélien, devant le Congrès des
États Unis en 2011.

Un
monde alternatif

Joseph
Abileah a inspiré d’autres personnes qui ont refusé de servir
dans l’armée israélienne. Contrairement à lui, nombre de
réfractaires ont été emprisonnés.

Maya
Wind
 est
de ceux-là. Elle a refusé de servir dans l’armée en 2008 et a
passé du temps en détention militaire et en prison avant d’être
libérée.

Elle
a été élevée à Jérusalem et s’est politisée dans le contexte
de la deuxième intifada. Vers la fin du collège, elle a commencé à
manifester contre des pratiques telles que la démolition de maisons
palestiniennes par Israël.

« J’ai
commencé à découvrir cet monde alternatif auquel je n’avais pas
été exposée dans la société dominante israélienne » dit
Wind.

Elle
a grandi dans ce qu’elle a décrit comme « un foyer
sioniste », où il était attendu qu’elle fasse le
service militaire, qui est obligatoire pour la plupart des
hommes et femmes juif.ve.s israélien.ne.s.

Avant
de s’investir dans la cause pro-palestinienne, elle avait affirmé
que l’armée israélienne était une « force défensive »
qui « préservait notre sécurité », dit-elle.

Évidemment,
comme le refus de faire l’armée n’apparaît pas de façon
majeure « dans le narratif de l’État », elle passa
l’essentiel de ses années d’école sans même savoir que l’acte
de refus existait, dit-elle. C’est seulement lorsqu’elle a étudié
ces questions plus en profondeur qu’elle a connu l’exemple de
Joseph Abileah.

« Abileah
a eu le courage de prendre position à une époque où l’État
prenait seulement forme et créait un fort consensus – et rompre
avec ça, si tôt, était admirable » dit Wind.

« Je
vous vois »

Sahar
Vardi
 aussi
a refusé de faire le service militaire en 2008, à l’âge de 18
ans.

Vardi,
qui a fait de la prison pour ses actes, a développé l’idée que
la plupart des Israéliens justifient l’agression inflexible contre
les Palestiniens sur la base que « il n’y a pas le choix ».

« Aussi,
dans ce contexte, nous sommes en quelque sorte en mode survie »
dit Vardi, qui travaille pour le American Friends Service Committee
(Comité de service des Amis Américains). « Et c’est la
justification de la droite et de la gauche [politiques] ».

Le
fils de Joseph Abileah, Adi, dit que son père était « d’une
certaine façon accepté pour ses idées parmi ses amis proches, mais
pas autant par d’autres ».

L’acte
de refuser de servir dans l’armée israélienne aide à prendre
conscience de l’oppression qu’elle exerce sur les Palestiniens.

Maya
Bernad-Figenbaum, âgée de 19 ans, a récemment refusé de faire le
service militaire. Sa décision a été entraînée par des
discussions qu’elle a eues avec des Palestiniens.

« Je
m’identifie totalement à l’injustice qu’ils subissent »
a-t-elle déclaré sur la chaîne israélienne TV Sociale. « C’est
ma façon de leur dire : je vous vois. Je comprends votre
souffrance et je ne la négligerai pas ».

Rae
Abileah, la petite nièce de Joseph, a déclaré que « les
réfractaires israéliens d’aujourd’hui » n’innovent pas
mais reprennent un héritage ».

« Il
y a toujours eu une résistance juive à l’idéologie sioniste et à
la répression coloniale » dit-elle. « Nous n’avons pas
à accepter ces choses. Nous pouvons dire non. Plus nous connaissons
de gens qui refusent le statu quo, plus nous avons de courage ».

Alasdair
Soussi est un journaliste free lance de Glasgow, en Écosse, qui a
travaillé en Afrique, en Europe et au Moyen Orient.

Traduction : SF pour l’Agence Media Palestine
Source : The Electronic Intifada




Israël a arrêté en août 450 Palestiniens, dont 69 enfants

4
septembre 2019

Les forces d’occupation israéliennes arrêtent un manifestant palestinien en Cisjordanie. (Ayman Ameen/Apaimages)

Les forces d’occupation
israéliennes ont arrêté 450 Palestiniens, dont 69 enfants et 13
femmes, au cours du mois d’août, a dit lundi le Centre d’Etudes
des Prisonniers Palestiniens.

Le Centre a enregistré 10
détentions de gens de Gaza, dont un pêcheur capturé alors qu’il
travaillait au large de la côte, a dit le porte-parole Riyadh
Ashkar. Il a ajouté que les Israéliens ont arrêté huit enfants de
Gaza près de la barrière frontalière symbolique qui longe la
partie orientale de l’enclave costière.

Parmi d’autres personnes
arrêtées par les forces d’occupation israéliennes, il y a eu
deux photojournalistes, Hasan Dabbous et Abdel Muhsen Shalaldeh,
après que les FDI soient entrées violemment chez eux et aient
effrayé leurs enfants. Un Palestinien handicapé, identifié comme
étant Jarrah Naser, a été arrêté dans la ville sainte de
Jérusalem.

Ashqar a donné le nom de
quatre des enfants arrêtés par Israël : Mohammed Najeeb, 10 ans,
Mahmoud Hajajreh, 12 ans, Ali Al-Taweel, 13 ans, et Yousef Abu Nab,
13 ans aussi. L’une des femmes arrêtées, a-t-il souligné, était
une citoyenne jordanienne, Hiba Libdi, qui a été arrêtée au
Carrefour d’Al-Karameh. Une autre Palestinienne de 59 ans, Siham
Battat, a été arrêtée par les autorités d’occupation
israéliennes alors qu’elle rendait visite à son mari Haitham
Battat dans la prison israélienne d’Hadarim.

#Israel arrests up to 700 Palestinian children each year in which 97% of them had no parent or lawyer present during…

Publiée par Middle East Monitor sur Lundi 8 avril 2019

Traduction J. Ch. pour l’Agence Média Palestine
Source : Middle East Monitor




Une scène pour travestis en plein essor défie les stéréotypes

Jaclynn Ashly – 5 septembre 2019

Kawsar Zant, drag queen (travestie) palestinienne, sur scène.
(Jaclynn Ashly)

Kawsar
Zant, travestie palestinienne de Jérusalem âgée de 20 ans, s’est
avancée sur la scène du Club Duplex de Jaffa, revêtue d’une
ample toge d’étudiante avec un large drapeau palestinien cousu sur
le devant.

Les
présentateurs ont beuglé « Lashdad Hobak » (En quête
de ton amour) de Najwa Karam, et Kawsar a synchronisé en remuant les
lèvres. Quand le rythme s’est accentué, elle a soudain arraché
sa toge de l’université Al-Quds en Cisjordanie occupée, révélant
des petits dessous argentés.

Les
amis enthousiastes de Kawsar ont lancé un chapelet depuis la foule.
Elle l’a attrapé et a commencé à danser le dabké – danse
traditionnelle palestinienne.

« Les pas du dabké sont
spécifiquement pour les hommes, mais j’étais habillée en femme
avec une robe courte », a dit Kawsar à The Electronic Intifada
avec un petit rire espiègle.

Kawsar fait partie de la scène
palestinienne naissante pour travestis à Jaffa et à Haïfa, dans
laquelle on trouve des Palestiniens venus de toutes la Palestine
historique – de Jérusalem à Umm-al-Fahm, au nord de l’Israël
actuel.

« Je suis plus fière
que jamais d’être palestinienne et une drag queen dans cette
situation politique », a dit Kawsar, faisant remarquer que ses
spectacles et sa visibilité défiaient les tentatives d’Israël
pour peindre en rose des décennies de colonisation et son plus d’un
demi-siècle d’occupation du territoire palestinien.

« Je défie aussi la
vieille façon de penser des Palestiniens sur ce que doivent être
les hommes et les femmes », a-t-elle ajouté.

Un
jeu sur les noms

Comme pour beaucoup de
travestis de la scène palestinienne, le nom de Kawsar est un jeu de
mots. « Kawsar » est un nom arabe populaire pour une
femme. Pourtant, dans le cas de Kawsar, elle a tiré son nom de
« Kawthar » – nom d’une rivière mentionnée dans le
Coran, où on promettait que quiconque en boirait l’eau n’aurait
plus jamais soif.

Cependant, avec l’accent
palestinien de Jérusalem, le son « th » se change en
« s ».

J’aime me travestir parce
que je me sens devenir plus proche de ce que je suis lorsque je suis
sur scène avec mon maquillage et mes robes », a dit Kawsar à
The Electronic Intifada, elle qui a joué son premier spectacle de
travesti l’année dernière.

« Je
ne sais pas comment l’expliquer, mais il y a en moi une
personnalité qui ressort et explose en arcs-en-ciel et qui
étincelle », a-t-elle dit, en riant et en agitant les mains de
façon exagérée.

« Quand je suis sur
scène, regardant la foule et les entendant hurler mon nom, mon coeur
bat si vite et cela me donne tant d’énergie », a-t-elle
ajouté.

Les
spectacles de travestis ont lieu au Duplex Club, établissement juif
israélien de gauche entre Jaffa et Tel Aviv et, plus récemment, au
Kabareet club tenu par des Palestiniens à Haïfa. Il existe aussi
une scène moins régulière, plus clandestine à Ramallah en
Cisjordanie occupée.

Cherrie
Mota est une drag queen de 21 ans de Naplouse au nord de la
Cisjordanie. Son nom est un jeu de mot avec l’insulte arabe
« sharmuta », qui signifie putain ou prostituée.

« Les
gens prononcent ce mot pour insulter les hommes efféminés »,
a-t-elle expliqué. « Alors, je crie ce mot et je dis :
‘Oui, je suis une sharmuta, une pute.’ »

« Echapper
à la réalité »

Mota,
qui vient d’une famille conservatrice, dit qu’elle a commencé à
découvrir la culture des travestis dans des vidéos sur YouTube.
« YouTube a été une échappatoire pour moi », a-t-elle
dit. « J’ai pu voir la culture LGBT et des gens qui
s’acceptaient et vivaient leur vie. »

Mota ne sait pas pourquoi elle
a été spécifiquement attirée par la culture des travestis, mais
dit qu’elle a toujours été intéressée par tout ce qui est en
rapport avec l’art et l’expression, ou le genre et la sexualité.

« Se travestir, c’est
échapper à la réalité », a-t-elle expliqué. « Et on
peut s’en servir pour n’importe quoi – la mode, l’art ou une
manifestation. »

« Je
crois à ce qu’on dit, que quand tu donnes un masque à quelqu’un,
il montre son vrai visage », a-t-elle poursuivi. « Je
crois que se travestir, c’est la même chose, parce que quand tu
recouvres ton visage avec tout ce maquillage et que tu portes des
vêtements extravagants, tu montres une autre face de ton visage –
ton vrai visage, celui que tu es effrayé de montrer à cause des
contraintes sociales. »

« Aussi, quand je suis
sur scène, je me sens libre et pleine de possibilités – comme
quoi je peux faire ce que je veux et personne ne peut me dire quoi
faire. »

Mota pense que les
Palestiniens LGBT et les drag queens ont un rôle important dans le
combat des Palestiniens, faisant remarquer que les communautés LGBT
suivent les scènes de travestis de place en place dans le monde.

« Si
la scène palestinienne de travestis peut être présentée au grand
public et mise sous les projecteurs, nous pouvons montrer au monde
notre lutte [palestinienne] sous un jour différent, parce qu’il
verra notre combat en tant que LGBT sous occupation [israélienne] »,
a dit Mota.

Cependant, le plus gros
obstacle pour les queens, c’est leurs relations avec leurs propres
communautés conservatrices.

Selon la loi palestinienne,
l’homosexualité n’est pas un crime. Néanmoins, en août, la
police de l’Autorité Palestinienne a lancé un interdit sur une
association de défense des gais et transgenres, qui n’a été
abrogé qu’à cause du contrecoup que cela a provoqué.

Aussi est-il rare pour eux de
se révéler à leur famille. Seuls quelques amis et membres de la
famille choisis sont au courant de l’identité sexuelle de Kawsar
et de Mota.

Elias Wakeem, alias Madame Tayoush, a, ce qui est exceptionnel pour les drag queens palestiniennes, révélé son identité à sa famille. (Jaclynn Ashly)

Elias Wakeem, alias Madame
Tayoush, a fait son coming out en famille à 17 ans.

Le nom de travesti de Wakeem
se traduit par « Madame Flottante ».

« Quand on te jette à
l’eau, tu as deux options : plonger sous l’eau et si tu
restes là sans oxygène, tu finiras par mourir. Ou tu peux juste
rester détendu et flotter », ont-il expliqué.

Wakeem, 28 ans maintenant,
vient d’une famille conservatrice de chrétiens orthodoxes et a
grandi dans le petit village de Tarshiha à l’extérieur de Haïfa.

« J’ai
fait mon coming out de façon très drastique. Je leur ai lâché le
morceau comme une bombe. Je leur ai dit : ‘Je suis gai et vous
n’avez qu’à vivre avec ça parce que c’est ce que je suis’. »

Wakeem
est l’une des très rares drag queens palestiniennes – s’il y
en a – qui utilisent leur véritable nom pour les interviews et qui
publient leurs spectacles.

« Pouvons
nous nous cacher davantage ? Je ne juge personne mais, pour moi,
je ne peux plus me cacher. Je veux m’exhiber. Je veux être
présente et faire comprendre aux gens que nous existons. Parce que
nous sommes comme ça et nous n’allons nulle part ailleurs »,
ont-ils dit.

Poupées
Barbie, rouge à lèvres et hauts talons de maman

Mota n’a pu se mettre en
scène que dans des soirées privées LGBT à Ramallah étant donné
le régime de permis israéliens appliqué aux Palestiniens en
Cisjordanie occupée et dans la Bande de Gaza assiégée.

A la différence des drag
queens palestiniennes qui possèdent le droit de résidence à
Jérusalem ou la citoyenneté israélienne et peuvent donc circuler
librement en Cisjordanie et en Israël, Mota doit faire la demande
d’un permis israélien pour entrer à Jérusalem Est occupée ou en
Israël.

« Je ne sais pas
vraiment comment décrire ce que je ressens », a dit Mota.
« Voir ces gens qui ont pris ta terre te dire ce que tu peux
faire, ce que tu ne peux pas faire, où tu peux aller, où tu ne peux
pas aller – et même décider si je peux aller voir mes amis. »

« C’est une sensation
horrible », a-t-elle ajouté.

Wakeem raconte commet, toute
jeune, elle voulait convaincre son frère et sa sœur de jouer avec
les poupées Barbie quand leurs parents étaient sortis, ou de mettre
le rouge à lèvres de leur mère ou de porter ses talons hauts.

« Je pense que ce sont
les premiers spectacles de travestis que j’ai joués », a dit
Wakeem.

L’intérêt de Wakeem pour
le travestissement a coïncidé avec l’éveil d’une identité
politique quand ils ont déménagé à Jaffa alors qu’il avait 17
ans. Wakeem dit qu’à la maison, ils parlaient rarement de
politique en famille.

« La politique, c’était
quelque chose dont nous ne parlions pas. Il y avait toujours ce
traumatisme après ce qu’avaient vécu mes grands parents pendant
la Nakba », a dit Wakeem à The Electronic Intifada, faisant
référence à la création d’Israël en 1948, quand au moins
750.000 Palestiniens ont été expulsés de leurs maisons et de leur
terre.

Mon père surtout se sent très
mal à l’aise quand on en parle à cause du traumatisme subi par sa
famille. Et ils n’ont jamais voulu nous transmettre ce
traumatisme. »

L’exploration de Wakeem sur
leur identité sexuelle et le développement de leur éveil politique
a commencé en « travaillant ensemble ». Wakeem a joué,
avec plusieurs drag queens israéliennes, dans leur premier spectacle
officiel de travestis dans un club israélien de Jaffa, à l’âge
de 18 ans.

Par
des Palestiniens, pour des Palestiniens

Wakeem a commencé à
participer à la scène des travestis de la gauche israélienne et
s’est concentré sur la situation politique en Israël et dans les
territoires occupés. Wakeem raconte une habitude qu’ils avaient
prise sur scène d’appeler le public à répéter les lettres de
ehtilal – le mot arabe pour « occupation ».

Wakeem criait « e »
et la foule d’Israéliens le répétait. Une fois qu’il avait
épelé toutes les lettres, Wakeem amenait la foule à les assembler
et à crier « ehtilal ».

« C’était une façon
de faire comprendre à ces gens [Israéliens] que même si vous voyez
cette drag queen sur la scène, cette drag queen ne va pas oublier
qui elle est. Et elle va toujours vous rappeler ce que vous faites
dans ce pays », a dit Wakeem à The Electronic Intifada.

Wakeem, qui dit qu’ils ont
travaillé pendant des années à développer une culture de
travestis dans des lieux palestiniens, explique à The Electronic
Intifada que les scènes palestiniennes de travestis à Jaffa et à
Haïfa ont progressé ces dernières années, attirant des foules
issues y compris de communautés non LGBT.

« Récemment, il y a eu
cette magnifique communication », a dit Wakeem. « C’est
un moyen pour que les hétéros, LGBTQ et toutes sortes de public se
rencontrent et apprennent les uns des autres. »

« Nous devons comprendre
que nous avons tous nos propres combats, et nous devons choisir soit
de nous amuser ensemble et apprendre les uns des autres, soit de
continuer à nous battre – comme les Israéliens se battent tout le
temps avec nous. »

Wakeem dit que, lorsqu’ils
se produisent dans des lieux palestiniens, ils ont tendance à
s’écarter de la politique et à remettre l’accent dans leurs
performances sur l’éducation du public sur la culture des
travestis.

Pour moi, être travestie est
beaucoup plus drôle et provocateur dans des lieux palestiniens »,
a dit Wakeem à The Electronic Intifada. « Cela me permet de
m’exprimer exactement comme je le faisais quand j’étais petit,
sans penser qu’il y a cette question politique spécifique dont je
dois parler. »

Mais, « même quand je
suis un travesti et que la chanson et le spectacle ne parlent pas
directement de la politique et de la Palestine, le simple fait que
cela se passe à l’intérieur de la communauté palestinienne est
une déclaration en soi – non seulement en direction des Israéliens
et du monde, mais en direction de notre propre communauté
palestinienne », ont-ils poursuivi.

« Et ça, c’est
spectaculaire. J’ai l’impression d’avoir une place dans ma
propre communauté maintenant. C’est quelque chose dont je rêvais
et maintenant, cela arrive et j’en fais partie. »

Jaclynn
Ashly est une journaliste qui réside en Cisjordanie.

Traduction : J. Ch. pour l’Agence Média Palestine
Source : The Electronic Intifada




En Direct de Gaza : Deux adolescents palestiniens assassinés et 66 blessés dans la bande de Gaza-bilan provisoire- : Ce vendredi 6 septembre 2019 : Silence, on tue les adolescents à Gaza !

Par Ziad Medoukh, vendredi 6 septembre 2019

En Direct de Gaza :

Deux adolescents palestiniens assassinés et 66 blessés dans la bande de Gaza-bilan provisoire- :

Ce vendredi 6 septembre 2019 :

Silence, on tue les adolescents à Gaza !

L’armée israélienne a assassiné ce vendredi 6 septembre 2019 deux adolescents palestiniens de 14 et 17 ans à l’est et au nord de la bande de Gaza, et en a blessé 66 autres -bilan provisoire- par des balles réelles.

Ces palestiniens manifestaient pacifiquement près des zones tampon de sécurités imposées par les forces de l’occupation israélienne sur les frontières de la bande de Gaza.

Silence, on tue les adolescents à Gaza !

Et ça continue !

Les crimes israéliens contre notre peuple se poursuivent

C’est terrible !

Jusqu’à quand ces massacres israéliens contre notre peuple ?

Plus de 7.500 palestiniens de toute la bande de Gaza se sont ressemblés en masse ce vendredi 6 septembre 2019 pour la 73ème semaine de la grande « Marche du retour » sur les frontières-le vendredi de « Protéger l’unité nationale  » – dans une initiative non-violente afin de montrer l’attachement des Palestiniens à leur terre, que le droit au retour est sacré pour tout le peuple palestinien, et pour exiger la levée du blocus israélien inhumain sur la bande de Gaza.

Les soldats israéliens qui se trouvaient sur les frontières ont ouvert le feu en tuant deux personnes et en blessant soixante-six.

Les manifestants et malgré la brutalité des forces de l’occupation israélienne, les balles réelles, les gaz lacrymogène de l’occupant, sont plus que jamais déterminés à poursuivre ce type d’actions. Ils développent des stratégies non-violentes face à cette occupation aveugle

Ils défient les soldats israéliens avec leurs drapeaux palestiniens dans les mains et leurs actions pacifiques.

Honte à cette occupation illégale !

Vive la solidarité !

Gaza sous blocus résiste

La Palestine vivra !

La justice triomphera !