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Michal Shaeffer Omer-Man – +972 – 12 avril 2016

Seules, 16 % des maisons familiales détruites ou gravement endommagées ont  été rendues habitables, constate une nouvelle enquête des Nations-Unies.

<p> Children of the family of Suleiman Abu Darouj walk near the ruins of their destroyed home in Zawaydeh village, Gaza Strip, March 17, 2015. Five members of the family were killed during the Israeli 2014 offensive, of whom two children. Six months after the ceasefire over 100,000 Palestinians are still displaced.</p>

Des enfants de la famille d’Abu Darouj dans les ruines de leur maison détruite, à Zawaydeh, dans la bande de Gaza, le 17 mars 2015. Cinq membres de la famille ont été tués durant la guerre de 2014, dont deux enfants. (Anne Paq/Activestills.org)


Quelque 75 000 Palestiniens, dont environ 44 000 enfants, restent des déplacés internes dans la bande de Gaza près de deux ans après la guerre dévastatrice avec Israël qui tua plus de 2000 personnes, selon une enquête des Nations-Unies sur la situation, publiée mardi.

Il est estimé que 18 000 logements (16 965 ménages) à Gaza ont été soit détruits, soit gravement endommagés, durant la guerre. Seuls, 3000 de ces logements (16 %) ont depuis été reconstruits ou rendus d’une manière ou d’une autre habitables, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) des Nations-Unies.

Parmi les ménages déplacés internes qui étaient propriétaires de leurs résidences d’origine, 62 % vivent encore aujourd’hui dans des locations. Cela en raison d’une pénurie grave de logements, et ce que les gens rapportent à propos de ces logements de location, c’est que souvent cela comprend « des salles de magasins, des logements inachevés, des appartements défectueux dans des immeubles de parents ou de voisins » indique le rapport des Nations-Unies.

<p> Palestinians walk through a destroyed quarter of Al Shaaf area in Al Tuffah, east of Gaza City, March 21, 2015. Six month after the ceasefire that ended the Israeli 2014 summer offensive, 100,000 Palestinians are still displaced and many live in dire conditions. Rebuilding materials are scarce as the Gaza Strip face restrictions imposed by Israel.</p>

 Une famille s’avance à travers un quartier détruit du secteur d’Al Shaaf, à Al Tuffah, à l’est de Gaza ville, le 21 mars 2015. (Anne Paq/Activestills.org)

Près du quart encore, 23 %, de ceux que l’enquête de l’OCHA considère comme des déplacés internes vivent dans « les décombres de leur maison endommagée ». Soixante-trois pour cent des ménages déplacés internes n’ont toujours pas commencé la réparation de leur maison endommagée, et sur ceux qui ont pu le faire, 61 % le font grâce à des subventions et aides humanitaires.

Les Gazaouis déplacés internes sont obligés de répondre à une insécurité économique, alimentaire et résidentielle d’après l’enquête qui constate que 70 % comptent sur une aide humanitaire pour survivre, et que 87 % ont acheté de la nourriture à crédit l’année dernière. Cinquante pour cent des ménages déplacés internes disent avoir peur d’être forcés de quitter leur lieu de résidence actuel.

 

<p> Palestinians drive through a destroyed quarter of Al Shaaf area in Al Tuffah, east of Gaza City, March 21, 2015. Six month after the ceasefire that ended the Israeli 2014 summer offensive, 100,000 Palestinians are still displaced and many live in dire conditions. Rebuilding materials are scarce as the Gaza Strip face restrictions imposed by Israel.</p>

 Des Palestiniens circulent en voiture dans un quartier détruit du secteur d’Al Shaaf, à Al Tuffah, à l’est de Gaza ville. Les décombres des bâtiments d’habitation détruits sont souvent recyclés dans un ciment de faible qualité. (Anne Paq/Activestills.org)

Le rapport de l’OCHA et d’autres officiels des Nations-Unies n’oublie pas, cependant, que de simplement reconstruire les maisons détruites ne suffit pas.

« Nous devons assurer la paix et nous concentrer sur la construction de Gaza pour l’avenir », déclarait le coordinateur spécial des Nations-Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, Nickolay Mladenov, au Conseil de sécurité en début de cette année. « Cela veut dire fournir de l’eau potable et une énergie suffisante, créer des emplois et une économie viable, restaurer la liberté de déplacements des personnes et des marchandises, et, surtout, assurer l’intégration entre la Cisjordanie et la bande de Gaza dans le cadre d’une Autorité palestinienne démocratique et légitime ».

Le rapport de l’OCHA établit trois prescriptions pour aller de l’avant :

1) la suppression des restrictions sur l’importation des matériaux de construction en allant vers une levée totale du blocus ;

2) la réconciliation entre les factions palestiniennes rivales, Fatah et Hamas, dans le but de permettre une gouvernance efficace dans la bande de Gaza, et

3) l’envoi effectif par les pays donateurs internationaux des fonds auxquels ils se sont engagés pour Gaza au lendemain de la guerre.

<p> Clothes are hung in a half destroyed home in the quarter of Al Shaaf area, Al Tuffah, east of Gaza City, March 21, 2015. Six month after the ceasefire that ended the Israeli 2014 summer offensive, 100,000 Palestinians are still displaced and many live in dire conditions. Rebuilding materials are scarce as the Gaza Strip face restrictions imposed by Israel.</p>

 Des vêtements étendus sur des cordes dans une maison à moitié détruite d’Al Tuffah, à l’est de Gaza ville, le 21 mars 2015. (Anne Paq/Activestills.org)

Traduction : JPP pour l’Agence Média Palestine

Source: +972