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14 Novembre 2019 –  IJV : Voix Juives Indépendantes Canada

Calgary, 18 Novembre 2019 – IJV, Voix Juives Indépendantes Canada salue les conseillers Diane Colley-Urquhart et Jeromy Farkas pour avoir amendé leur motion sur l’antisémitisme afin d’exclure la définition de travail sur l’antisémitisme de l’IHRA, l’Alliance Internationale pour la Mémoire de l’Holocauste.

Calgary aurait été la deuxième ville du Canada à voter la redéfinition de l’IHRA à la suite de son adoption en juin par le gouvernement libéral dans le cadre de sa « stratégie contre le racisme »

Le Conseil municipal de Vancouver a voté sur cette définition plus tôt dans l’année, mais la motion a échoué et elle a été envoyée au comité pour le développement d’une position d’ensemble contre le racisme.

« C’est une victoire majeure pour tous ceux qui s’opposent à l’antisémitisme et qui soutiennent les droits humains palestiniens » a dit Myriam Meir  de la section de Calgary de IJV. « La redéfinition de l’IHRA est utilisée pour faire taire la critique légitime d’Israël et, heureusement, nos conseillers municipaux s’en sont rendu compte ». 

Tandis que IJV a soutenu avec enthousiasme la reconnaissance par Calgary de la Journée Internationale de la Mémoire de l’Holocauste et l’engagement dans une éducation sur l’Holocauste – la pièce maîtresse de la motion actualisée – l’association en a appelé au Conseil municipal pour rejeter la redéfinition de l’IHRA ainsi que des exemples qui l’accompagnent. Des centaines de membres de IJV, des soutiens et des alliés de Calgary de tout le pays ont répondu à la demande de IJV d’écrire des mails aux conseillers municipaux pour qu’ils amendent la motion, ce qui s’est finalement avéré un succès.

Les objections de IJV à la redéfinition sont détaillées dans son récent rapport, dans lequel l’organisation déconstruit la définition de l’IHRA point par point et met en garde quant aux dangereuses conséquences de son adoption à la fois pour le combat contre l’antisémitisme et pour le mouvement pour les droits humains des Palestiniens. 

« La redéfinition de l’IHRA est tellement vague qu’elle ne fournit virtuellement aucune aide pour décider si un incident particulier est ou non antisémite » dit Corey Balsam, le Coordinateur National de IJV. « De plus, elle inclut divers « exemples illustratifs d’antisémitisme » ainsi qu’ils les nomment, qui tombent simplement dans le cadre du discours politique protégé par la Charte[1] ».

« Il est triste de voir que l’IHRA et ses soutiens s’appuient sur la préoccupation légitime de la société à l’égard de l’antisémitisme pour supprimer la critique d’Israël et le soutien aux droits des Palestiniens » a continué Balsam. « En agissant de la sorte, ils peuvent de fait saper la bataille contre le véritable antisémitisme, qui se développe ».

IJV n’est pas seul dans l’expression publique contre l’adoption de la redéfinition de l’IHRA. Elle a aussi été fortement critiquée par des groupes connus de défense des libertés civiles – dont l’Association de Colombie Britannique pour les Libertés Civiles et l’Union Américaine pour les Libertés Civiles – ainsi que par plus de 40 organisations juives qui ont signé une lettre ouverte en 2018. Le NDP[2] fédéral aussi s’est dit préoccupé par la possibilité que ce soit « une menace pour des gens qui dénoncent légitimement les graves violations de droits humains du gouvernement israélien contre les Palestiniens ».


[1] La Charte canadienne des droits et des libertés

[2] Nouveau Parti Démocratique

Traduction SF pour l’Agence Media Palestine

Source: IJV