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Le ministère palestinien de la Santé a signalé 142 nouveaux cas, c’est le bond quotidien le plus élevé depuis le début de la pandémie en mars.

Par Al Jazeera, le 22 juin 2020

Des Palestiniens marchent dans une rue d’Hébron, en Cisjordanie occupée, après la fermeture temporaire de la cité pour contenir la propagation du nouveau coronavirus suite à une brusque augmentation des infections (Hazem Bader/AFP)

Le nombre des cas confirmés de coronavirus en Cisjordanie occupée a plus que doublé en une semaine, fait savoir l’Autorité palestinienne (AP), après avoir prévenu qu’une possible deuxième vague d’infections pourrait être pire que la première.

Le ministère palestinien de la Santé a signalé lundi 142 nouvelles infections, « le taux le plus élevé en une seule journée » depuis le début de la pandémie.

Il y a une semaine, le ministère avait signalé 430 cas en Cisjordanie occupée, lundi le nombre de cas dans le territoire palestinien avait plus que doublé allant jusqu’à 903.

Un Palestinien, portant un masque de protection, s’achète un café dans une rue d’Hébron, en Cisjordanie occupée (Hazem Bader/AFP)

Jeudi, la ministre palestinienne de la Santé, Mai al-Kaila, a mis en garde contre une possible deuxième vague d’infections, « plus dangereuse que la première ».

« De nombreux cas ont été découverts dont la source de transmission est inconnue, et des personnels soignants ont également été infectés » indique-t-elle.

« La plupart des infections proviennent de Palestiniens qui travaillent en Israël ou de citoyens palestiniens d’Israël en visite en Cisjordanie » affirme-t-elle.

Israël en enregistré plus de 20 800 cas de coronavirus, dont 307 décès liés à la pandémie, et les autorités ont déclaré qu’elles se préparaient pour une deuxième vague d’infections.

Suite à la forte augmentation des infections et dans un effort visant à contenir la propagation du nouveau coronavirus, les autorités palestiniennes ont temporairement fermé samedi les villes d’Hébron et Naplouse.

Les restaurants, clubs et salons de Naplouse, ainsi que les mosquées et les établissements d’enseignement, ont été fermés pendant cinq jours, tandis qu’à Hébron les mêmes activités commerciales ont dû être interrompues pendant 48 heures.

S’adressant aux journalistes samedi, le Premier ministre palestinien, Mohammed Shtayyeh, a déclaré que les infections avaient augmenté en raison du non-respect par la population des mesures restrictives imposées pour réduire la propagation du virus.

Les autorités palestiniennes ont également exhorté les citoyens palestiniens d’Israël à éviter de venir en Cisjordanie et elles ont appelé les Palestiniens travaillant en Israël à rester chez eux pendant 14 jours s’ils viennent en Cisjordanie.: Réouverture de la mosquée Al-Aqsa après la fermeture du COVID-19.

vidéo : Réouverture de la mosquée Al-Aqsa après la fermeture du COVID-19

Le confinement de la Cisjordanie, en place depuis que les premiers cas de coronavirus ont été identifiés le 5 mars, a été levé fin mai pour tenter de trouver un équilibre entre la survie économique et la sécurité sanitaire.

Selon un rapport publié par la Banque mondiale, les retombées de la pandémie devraient voir le nombre de ménages vivant sous le seuil de pauvreté augmenter cette année de 14 à 60 % en Cisjordanie, en grande partie parce que les Palestiniens n’ont pas la possibilité de passer en Israël pour travailler.

Dans la bande de Gaza assiégée, les autorités palestiniennes ont enregistré 72 cas de COVID-19, dont un décès. La bande de Gaza est soumise à un blocus israélien et égyptien depuis 2007.

Traduction : BP pour l’Agence Média Palestine

Source : Al Jazeera et agences d’informations.