Pour la première fois depuis 21 mois, deux grandes organisations israéliennes de défense des droits humains ont qualifié de « génocide » la campagne militaire israélienne menée à Gaza.
Par l’Agence Média Palestine, le 28 juillet 2025, mis à jour le 29 juillet

L’organisation israélienne de défense des droits humains B’Tselem accuse Israël, dans un rapport publié aujourd’hui, intitulé « notre génocide » de procéder à la destruction intentionnelle du peuple palestinien en tant que tel. Physicians for Human Rights, également basé en Israël, a déclaré que « l’intention génocidaire d’Israël peut être déduite du comportement adopté » tout au long de la guerre.
« L’examen des politiques israéliennes et des destructions massives infligées à la population, couplé aux discours tenus par les dirigeants, mène à une conclusion claire : il s’agit d’un acte coordonné de destruction d’un groupe humain. Autrement dit, un génocide », déclare le rapport de B’Tselem.
« En tant qu’organisation de défense des droits humains, il est de notre devoir et de notre responsabilité de dire la vérité : un génocide est en cours, ici et maintenant. C’est notre génocide, et nous devons y mettre fin. »
L’utilisation du terme « génocide », si elle s’est peu à peu imposée dans le discours public pour qualifier les actions d’Israël à Gaza, reste un tabou dans une grande partie de la société israélienne. Ce rapport présente une avancée dans le combat contre l’impunité, car c’est la première fois que des organismes israéliens de défense de droits humains se positionnent en qualifiant ce « génocide » à Gaza et en appelant la société israélienne à le combattre.
Pour poursuivre, consultez notre dossier « Caractérisation du génocide en cours à Gaza : chronologie d’un tabou », dans lequel nous retracions en décembre dernier le combat pour l’utilisation du terme « génocide », sa chronologie et ses enjeux.



