Détention arbitraire de l’équipage du Handala : grève de la faim et violences dénoncées

Par Agence Media Palestine, le 29 Juillet 2025

Freedom Flotilla Coalition

Après que l’équipage du Handala a été kidnappé par Israël dans la nuit du 26 juillet, certains de ses membres ont accepté de signer un document attestant de leur entrée illégale sur le territoire israélien, afin d’être libérés. D’autres, en revanche, sont restés enfermés en Israël, pour la plupart dans la prison de Givon, et ont entamé une grève de la faim. Ces derniers ont été emmenés devant le tribunal israélien, où ils ont dénoncé des conditions de détention indignes. Toutefois, la communication avec leur équipe, et en particulier avec leurs avocats, est rendue extrêmement difficile par Israël, qui complique sciemment les conditions du procès.

Les détenus témoignent avoir été victimes de violences physiques infligées par des soldats, exposés à une chaleur extrême sans aération, et confrontés à un manque de produits d’hygiène, notamment pour les femmes.
L’activiste et syndicaliste Chris Smalls aurait notamment été victime de violences physiques particulièrement graves : il aurait été étranglé et frappé aux jambes par sept individus non identifiés, ne portant aucun uniforme. Deux activistes de nationalité israélienne, également présents à bord du bateau, ont été libérés après avoir été entendus par les autorités d’occupation. 

Freedom Flotilla Coalition

Gabrielle Cathala, revenue hier soir d’Israël après 41 heures de détention illégale avec le reste de l’équipage, ayant accepté de signer le document afin de pouvoir témoigner, appelle, avec Rima Hassan, à un rassemblement ce soir à 19h30, place de la République, pour dénoncer cette détention illégale et les crimes commis par Israël.
Elle interpelle également Emmanuel Macron et Jean-Noël Barrot sur ses réseaux sociaux, dénonçant leur inaction face au génocide en cours et à la détention illégale de deux élus français. Ces derniers n’ont toujours pas réagi à cette arrestation, malgré les faits de violence avérés à l’encontre des activistes du Handala.

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Deux activistes de nationalité israélienne, également présents à bord du bateau, ont été libérés après avoir été entendus par les autorités d’occupation, tandis que les quinze autres, ayant refusé de signer le document, sont encore détenus, pour la plupart dans la prison de Givon. Les détenus poursuivent leur grève de la faim pour protester contre leur arrestation arbitraire et contre le blocus imposé à Gaza.  

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