Gaza, jour 697 : Israël a assassiné 78 Palestiniens depuis l’aube

Depuis l’aube de ce mardi 2 septembre, Israël a assassiné au moins 78 Palestinien-nes, selon un bilan qui ne cesse d’empirer.

Par Jo Westphal pour l’Agence Média Palestine, le 2 septembre 2025



« Les Palestinien-nes sont actuellement pris au piège dans la ville de Gaza, où ils tentent de survivre à autant de frappes aériennes que possible », rapporte la journaliste pour Al Jazeera Hind Khoudary. « L’invasion terrestre s’intensifie et s’étend, et les Palestiniens ont peu d’endroits où se réfugier. Où qu’ils aillent, les frappes aériennes les suivent. »

Depuis l’aube de ce 2 septembre 2025, au moins 78 Palestinien-nes ont été assassiné-e par Israël, dont 46 dans la ville de Gaza. 12 des victimes ont été tuées alors qu’elles attendaient de recevoir de l’aide aux abords d’un centre de distribution humanitaire.

Le ministère de la Santé de Gaza a par ailleurs déclaré que 13 personnes sont mortes de faim. Ce nombre comprend trois enfants. Les chiffres actuels portent à 361 le nombre de décès liés à la famine, dont 130 enfants.

Invasion de Gaza

Dans un communiqué publié ce matin, l’armée israélienne annoncé se préparer « sur le plan logistique et opérationnel à des opérations de combat étendues et à la mobilisation massive de réservistes ». Alors que 40 000 réservistes vont être mobilisés dans les prochains jours, l’offensive promise est déjà bien en cours.

Les équipes d’urgence et les ambulances, qui travaillent 24 heures sur 24 sous le feu israélien, soulignent que la situation sanitaire dans la bande de Gaza est extrêmement critique en raison des bombardements continus et des attaques contre les infrastructures médicales.

Au moins quarante-six personnes ont été tuées par des bombardements israéliens dans divers secteurs de la bande de Gaza depuis l’aube mardi, selon des sources médicales citées par l’agence de presse palestinienne WAFA. L’hôpital Al-Shifa, situé dans la ville de Gaza, a enregistré à lui seul 32 morts. On en dénombre également 4 à la clinique Sheikh Radwan, 4 à l’hôpital Al-Awda, 1 à l’hôpital Al-Aqsa et 5 à l’hôpital Nasser.

De nombreux-ses habitant-es tentent de fuir les bombardements mais n’ont nulle part où aller, les campements désignés comme sûrs étant surpeuplés, et régulièrement bombardés à leur tour.

Le Hamas en appelle à l’ONU

Le Hamas a déclaré dans un communiqué que deux attaques israéliennes distinctes, survenues aujourd’hui et ayant coûté la vie à 21 Palestinien-nes,« révèlent la nature criminelle et fasciste de l’ennemi » et qu’elles « constituent des crimes de guerre au regard du droit international », nécessitant « l’intervention immédiate du Conseil de sécurité de l’ONU pour mettre fin à ce génocide brutal et traduire les responsables en justice ».

La première attaque a été menée par un drone israélien qui a tiré sur des civils faisant la queue pour obtenir de l’eau dans le campement d’Al Mawasi, près de Khan Younis, et a tué 11 personnes, dont sept enfants. La seconde, contre le quartier de Daraj à l’est de la ville de Gaza, a tué 10 membres de la famille al-Af, « pour la plupart des femmes et des enfants ».

Mahmoud Basal, porte-parole de la défense civile de Gaza, a publié sur Telegram une photo des corps de cinq des enfants tués à Al Mawasi, ainsi qu’une photo de la tache de sang laissée au sol lors de leur meurtre par Israël.

« Ils faisaient la queue pour remplir des bidons d’eau dans la zone d’Al Mawasi, qui avait été décrite comme ‘sûre’, lorsque les forces d’occupation les ont directement pris pour cible, transformant leur quête de vie en un nouveau massacre », a-t-il déclaré dans son message.

Israël ne veut pas la paix

Lorsqu’il a annoncé son intention d’envahir Gaza, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a déclaré avoir « donné des instructions pour lancer immédiatement des négociations pour la libération de tous nos otages et pour mettre fin à la guerre dans des conditions acceptables pour Israël », sans pour autant répondre à la proposition de cessez-le-feu acceptée quelques jours avant par la Hamas.

Majed al-Ansari, porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar, a confirmé aujourd’hui qu’Israël n’avait toujours pas répondu à la dernière proposition de cessez-le-feu pour Gaza, ajoutant que des contacts étaient en cours avec « les médiateurs et les États-Unis, mais qu’aucun progrès n’avait été réalisé jusqu’à présent sur le cadre ».

« Israël doit répondre et s’engager dans les négociations, mais il n’y a rien de nouveau pour l’instant », a-t-il ajouté, considérant que le projet d’Israël d’occuper Gaza « constitue une menace pour tout le monde », y compris pour les otages israéliens à Gaza, et qu’« une position internationale unifiée doit être adoptée pour arrêter Israël ».

« Il est inutile d’attendre le processus de paix alors qu’aucune partie israélienne ne souhaite ce processus », a-t-il conclut.

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