L’association des plus grands experts mondiaux du génocide affirme qu’Israël commet un génocide à Gaza

L’Association Internationale des spécialistes du génocide déclare qu’Israël est coupable de « crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et de génocide ».

Par Alex MacDonald, le 1er septembre 2025

L’Association des experts du génocide, l’une des plus importantes au monde, affirme qu’Israël, dans le cadre de son offensive en cours à Gaza, répond aux critères juridiques du crime de génocide.

La présidente de l’Association internationale des spécialistes du génocide (International Association of Genocide Scholars, IAGS), Melanie O’Brien, a déclaré lundi que son organisation avait adopté une résolution affirmant qu’Israël s’était rendu coupable de « crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et de génocide, de manière systématique et à grande échelle ».

La résolution stipule :

« Les politiques et actions d’Israël à Gaza répondent à la définition juridique du génocide selon l’article II de la Convention des Nations unies pour la prévention et la répression du crime de génocide (1948). »

Parmi les 500 membres de l’IAGS, 86 % des votants ont soutenu la résolution, qui appelle Israël à « cesser immédiatement tous les actes constituant un génocide, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité contre les Palestiniens à Gaza ».

Israël n’a pas réagi immédiatement à cette déclaration. Le pays est actuellement poursuivi pour génocide devant la Cour Internationale de Justice à La Haye.

Plus de 63557 Palestiniens ont été tués et 160 660 blessés à Gaza depuis le mois d’octobre 2023, lorsque Israël a lancé sa guerre contre Gaza, plongeant la population dans une crise humanitaire catastrophique.

Selon Al Jazeera Arabic, au moins 34 Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes depuis lundi à l’aube, dont 19 à Gaza-Ville et 7 personnes venues chercher de l’aide.

Le mois dernier, la famine a été officiellement déclarée à Gaza, après des mois de pénuries alimentaires sévères imposées par Israël.

Selon le Ministère Palestinien de la Santé, au moins 340 personnes, dont 124 enfants, sont mortes de malnutrition depuis le début du génocide.

La résolution de l’IAGS indique que :

« La destruction délibérée de champs agricoles, d’entrepôts alimentaires, de boulangeries, et d’autres formes de violence empêchant la production de nourriture, combinées au refus et à la restriction de l’aide humanitaire, témoignent d’une volonté délibérée d’imposer des conditions invivables entraînant la famine des Palestiniens à Gaza. »

Il est également indiqué que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a soutenu un plan proposé par le président américain Donald Trump visant à expulser de force tous les Palestiniens de la bande de Gaza, sans droit au retour, « …..ce qui équivaut à un nettoyage ethnique », selon Navi Pillay, présidente de la Commission d’enquête de l’ONU sur le territoire palestinien occupé.

Les actions d’Israël à Gaza sont condamnées par des organisations de défense des droits humains et des gouvernements du monde entier.

Ce rapport fait écho à ceux publiés par des ONG israéliennes et de grandes organisations internationales de défense des droits humains, qui qualifient également les actes d’Israël à Gaza de génocide, et appellent à des mesures urgentes pour faire cesser ce crime, le plus grave qui soit en droit international.

La Cour internationale de justice (CIJ) mène actuellement une enquête sur des accusations de génocide contre Israël, tandis que Netanyahu et son ancien ministre de la Défense Yoav Gallant font l’objet de mandats d’arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes de guerre commis à Gaza.

La semaine dernière, la principale organisation palestinienne de défense des droits humains a présenté de nouvelles preuves de génocide à Gaza, accusant Israël de chercher à anéantir les Palestiniens dans l’enclave.

Dans un rapport de 204 pages intitulé « Les voix du génocide », le Centre palestinien pour les droits humains (PCHR) conclut qu’Israël commet quatre des cinq actes interdits par la Convention de 1948 sur le génocide, avec l’intention de détruire les Palestiniens de Gaza en tant que groupe.

Le PCHR avait déjà qualifié la conduite d’Israël à Gaza de génocide, mais ce rapport constitue l’aboutissement de 22 mois de documentation sur les preuves de crimes génocidaires.

Des experts de renom en droit international et en études sur la Shoah ont également déclaré à Middle East Eye que les actions d’Israël à Gaza répondent aux critères juridiques de la définition du génocide.


Traduction : CB pour l’Agence Média Palestine
Source : Middle East Eye

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