11 blessé.e.s dans un raid israélien contre l’université de Birzeit

Des soldat·es israélien·es ont procédé à un raid sur l’université de Birzeit ce matin, blessé plusieurs étudiant·es par balles réelles et arrêté le vice-président des affaires académiques.

Par l’Agence Média Palestine, le 6 janvier 2026



L’armée israélienne, secondée par les colons, poursuit ses attaques quotidiennes contre la population palestinienne dans les territoires occupés de Cisjordanie. Depuis ce matin, mardi 6 janvier, l’agence Wafa rapporte au moins 10 agressions distinctes.

L’armée israélienne effectue depuis plusieurs jours des raids intenses contre la bourgade d’Al-Lubban ash-Sharqiya, au sud de Naplouse. Ce matin, ces attaques se sont poursuivies, et les soldat·es israélien·nes ont perquisitionné plusieurs maisons, avant d’en réquisitionner une pour en faire un poste militaire temporaire.

Les forces d’occupation ont également fait une descente dans les villages de Beita, Burin et Yatma, au sud de Naplouse, à l’aube, prenant d’assaut et fouillant des maisons, endommageant leur contenu et arrêtant plusieurs habitant·es avant de les relâcher plus tard.

À l’est de Bethléem, dans le village de Rashida, deux Palestinien·nes ont été blessés par des tirs de colons, qui ont attaqué le village et tiré des balles réelles sur les citoyens. Les forces israéliennes ne sont intervenues que pour arrêter deux autres Palestiniens.

L’armée israélienne a également effectué un raid au sud de Bethléem, dans la ville de Khadr, où une source locale rapporte que des élèves des écoles de Al-Khadr, dans le quartier de Tal de la vieille ville, ont été ciblés en sortant de leurs écoles et rentraient chez elles et eux. Les soldat·es israélien·nes ont tiré des gazs lacrymogènes et des grenades assourdissantes, entraînant plusieurs cas d’asphyxie.

Raid sur l’Université de Birzeit 

Ce matin encore, les forces de l’occupation ont pris d’assaut le campus de l’Université de Birzeit, selon des sources locales palestiniennes. Il y avait environ 8 000 étudiant·es à l’intérieur de l’université lors de ce raid, et plusieurs ont été blessés par des tirs, des bousculades et des gazs lacrymogènes. Les soldat·es ont détruit la porte principale de l’université, pénétré dans plusieurs bâtiments et collèges et confisqué des équipements appartenant au mouvement étudiant.

11 étudiant·es ont été blessé·es, dont 5 par des balles réelles. Des dizaines d’autres souffrent d’asphyxie suite à l’inhalation de gaz lacrymogène. Le vice-président chargé des affaires académiques de l’université, Assem Khalil, a été arrêté par les forces israéliennes au cours du raid.

Le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur a condamné cette opération, rappelant le caractère sacré des universités et des établissements d’enseignement en général. 

Le ministère a dénoncé des tentatives d’intimidation, soulignant que ces violations ne briseront pas la volonté des institutions nationales, de leurs étudiant.e.s et de leur personnel, qui resteront fidèles à leur mission de transmission du savoir et d’apprentissage.

Saisies de terres et avant-postes de colons

La Commission de résistance à la colonisation et au mur (CWRC), rapporte que les autorités d’occupation israéliennes ont pris lundi le contrôle d’une grande partie des terres appartenant aux villageois de Fandaqumiya et Silat ad-Dhahr, au sud-ouest de Jénine, et de Burqa, au nord-ouest de Naplouse.

La CWRC a déclaré que les autorités avaient saisi 47 dunums (4,7 hectares) de terres appartenant aux trois villages, élargissant ainsi un ancien ordre militaire émis en décembre 2025 qui exproprie 503 dunums (50,3 hectares) de terres aux mêmes villageois afin de construire une route reliant les colonies anciennement évacuées de Homesh et Sanur.

Les autorités israéliennes ont récemment émis 23 ordres militaires expropriant des terres palestiniennes dans le nord de la Cisjordanie, en particulier dans les gouvernorats de Tubas et de Jénine, afin de préparer le terrain pour des infrastructures militaires qui ouvriraient la voie à la construction de nouvelles colonies dans la région.

En fin d’année 2025, Israël a approuvé la construction de 126 unités de logement de colons illégaux dans l’avant-poste de Sa-Nur, dans le nord de la Cisjordanie occupée, évacué en 2005 dans le cadre du plan de désengagement unilatéral israélien, ont rapporté des médias israéliens.

En mars 2024, le Parlement israélien (la Knesset) a voté l’abrogation de la loi sur le désengagement en adoptant un texte baptisé “loi d’annulation du désengagement”, rouvrant ainsi la voie au retour de colons illégaux dans les zones évacuées.

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