Gaza, jour 822 : 14 Palestinien.nes ont été tué.es par les bombes, le feu et le froid depuis le 1er janvier 2026

La nouvelle année qui commence n’apporte pas de soulagement aux Palestinien·es de Gaza, qui subissent des attaques israéliennes presque quotidiennes et des conditions de vie catastrophiques.

Par l’Agence Média Palestine, le 6 janvier 2026



L’Agence de presse Wafa rapporte le meurtre d’un civil palestinien ce matin à Khan Younis, tué par des tirs de drone israélien à l’est de la ville.

L’armée israélienne a lancé d’intenses attaques d’artillerie et d’hélicoptères sur le sud de Gaza hier, lundi 5 janvier 2026, dans une nouvelle série de violations du “cessez-le-feu” en vigueur depuis octobre 2025.

Au cours d’une de ces attaques, une enfant de cinq ans et son oncle ont été assassiné·es, lorsqu’une frappe aérienne a atteint leur tente. Quatre autres personnes dont des enfants ont été blessé.es dans cette frappe, rapportent des sources médicales du complexe Nasser, où ont été transportées les victimes.

Le média Al Jazeera rapportait dimanche au moins trois meurtres, survenus lors d’attaques israéliennes distinctes à Khan Younis. Alaa al-Din Muhammad Zuhair Asraf, 15 ans, a été tué par des tirs israéliens dans la région de Jorat al-Lut, au sud de Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza. Abdulrahman Abdel-Hadi Al-Qann, un pêcheur de 32 ans, a été tué par des tirs des forces navales israéliennes alors qu’il naviguait dans les eaux côtières de la ville. Un autre pêcheur a également été blessé lors de cet incident. Fadi Najib Salah a été tué par des tirs de l’armée israélienne dans la région d’Al-Mawasi, à l’ouest de Khan Younis, et son corps a été transporté à l’hôpital Nasser de Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza.

Durant cette même journée de dimanche, les tirs israéliens ont blessé plusieurs personnes à l’est du camp de réfugiés de Bureij. Dans la ville de Gaza, au nord, les forces israéliennes ont continué à démolir des maisons et des infrastructures civiles dans le quartier de Tuffah, en grande partie détruit. Des drones israéliens ont également largué des explosifs sur plusieurs maisons dans l’est de la ville de Gaza, notamment dans les quartiers de Shujayea et Zeitoun.

Samedi, les attaques israéliennes ont tué au moins trois Palestinien·nes et en ont blessé plusieurs autres. Haroun Nimr Bahar, 27 ans, a été tué par des tirs israéliens dans le quartier de Shujaiya, à l’est de la ville de Gaza. À Beit Lahia, l’armée israélienne a tué lors d’une attaque Fatima Marouf, 11 ans, et Sunyora al-Shish, 45 ans.

Ces meurtres sont presque quotidiens, portant à au moins 422 le nombre de Palestinien·nes tué·es par les forces israéliennes depuis l’entrée en vigueur de la trêve en octobre, selon les autorités sanitaires de Gaza.

Meurtres indirects

Mais la létalité du génocide perpetré par Israël à Gaza ne se limite pas à ces meurtres directs. Les Palestinien·nes de Gaza meurent chaque jour des conséquences des destructions massives imposées par deux ans de bombardements et du blocus illégal qui restreint l’entrée de biens de première nécessité dans l’enclave.

1,3 million de personnes sont sans-abri, dorment dans des tentes et des abris de fortune fragiles et insalubres, des conditions de vie qui affaiblissent leur système immunitaire et les exposent à des risques périlleux. 

Lundi, une maison endommagée lors de précédentes frappes israéliennes s’est effondrée dans le camp central de Maghazi, tuant un père de 29 ans et son enfant de huit ans. Samedi 3 janvier, une femme et son petit-fils, Amal Hamed Abu al-Khair (65 ans) et Saud Muhammad Abu al-Khair (5 ans), ont péri dans un incendie à Gaza lorsqu’un feu de cuisine a accidentellement embrasé la toile en nylon de leur abri.

Jeudi 1er janvier, un enfant nommé Malak Rami Ghneim est mort de froid dans le camp de Nuseirat, dans le centre de Gaza.

Les services de secours palestiniens ont déclaré dans un communiqué qu’ils n’étaient pas en mesure de répondre aux demandes d’élimination des dangers causés par les bâtiments endommagés en raison du manque d’équipement et de la pénurie persistante de carburant.

La fragilité des bâtiments qui n’ont pas été entièrement détruits, et le refus d’Israël d’autoriser la livraison dans l’enclave palestiniennes de tentes, d’abris et de matériaux de construction, pourraient continuer d’alourdir le sinistre bilan du génocide à Gaza.

Cette situation pourrait être empirée par la volonté d’Israël d’interdire l’accès à l’enclave à 37 ONG humanitaires, dont Médecins Sans Frontières, alors que le système de santé est au bord de l’effondrement comme nous l’explique Claire San Filippo dans un entretien avec l’agence Média Palestine.

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