Les autorités israéliennes démolissent des bâtiments de l’UNRWA à Jérusalem.

Le responsable de l’agence en Cisjordanie a qualifié l’acte d’« attaque sans précédent » et de « grave violation du droit international ». Cette mesure s’inscrit dans une série de démarches de plus en plus sévères visant l’organisation onusienne, après l’entrée en vigueur d’une loi interdisant ses activités en Israël.

Par Nir HASSON, le 20 janvier 2026

Bulldozers démolissant des bâtiments à l’intérieur du complexe de l’UNRWA à Jérusalem-Est © Janvier 2026 Photo UNRWA.



Des agents de l’Autorité territoriale israélienne, accompagnés de policiers, ont démoli des bâtiments au siège de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) à Jérusalem-Est tôt mardi matin. Des images tournées sur place montrent des bulldozers et d’autres engins lourds en train de raser les structures.

Le directeur de l’agence en Cisjordanie, Roland Friedrich, a déclaré que les agents de sécurité du site ont été expulsés à partir de 7 heures du matin et que les démolitions ont commencé peu après.

« Il s’agit d’une attaque sans précédent contre l’UNRWA et ses locaux », a affirmé Friedrich. « Elle constitue également une grave violation du droit international ainsi que des privilèges et des immunités des Nations unies. »

Philippe Lazzarini, le commissaire général des Nations unies, a vivement condamné la démolition, la qualifiant de « nouvelle étape dans le mépris ouvert et délibéré du droit international, des privilèges et des immunités des Nations unies ».

La démolition par Israël du complexe de l’UNRWA à Jérusalem constitue la dernière en date d’une série de mesures de plus en plus sévères prises à l’encontre de l’organisation des Nations unies, après l’entrée en vigueur d’une loi interdisant ses activités en Israël.

Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, s’est rendu sur le site de la démolition dans le quartier de Sheikh Jarrah, à Jérusalem-Est, qualifiant l’événement de « jour historique » pour la gouvernance de la ville. Qualifiant le personnel de l’agence de « sympathisants du terrorisme », il a déclaré que de telles mesures seraient prises contre toute personne soutenant le terrorisme à Jérusalem.

Le maire adjoint de Jérusalem, Aryeh King, a juré de « chasser, tuer et détruire tous les membres de l’UNRWA, si Dieu le veut ».

Message de LAZZARINI sur X :

Une nouvelle étape dans le mépris ouvert et délibéré du droit international, des privilèges et des immunités des Nations unies de la part de l’État d’Israël. 

Tôt ce matin, les forces israéliennes ont pris d’assaut le siège de l’UNRWA, un site des Nations unies, à Jérusalem-Est.

La semaine dernière, la police israélienne a ordonné la fermeture d’une clinique de l’UNRWA dans la Vieille Ville de Jérusalem, en activité depuis les années 1950 et qui fournit des services médicaux aux résidents palestiniens de Jérusalem titulaires du statut de réfugié. Cette fermeture est intervenue alors qu’une notification adressée à l’UNRWA par la Compagnie d’électricité du district de Jérusalem informait l’agence que l’électricité de dix établissements de santé et d’enseignement de l’organisation à Jérusalem serait coupée dans un délai de 15 jours.

Cette annonce faisait suite à un amendement adopté par la Knesset fin décembre, qui imposait la coupure de l’électricité et de l’approvisionnement énergétique des installations gérées par l’UNRWA, après l’entrée en vigueur l’an dernier de deux lois israéliennes bannissant l’UNRWA, prohibant ses activités à l’intérieur d’Israël ainsi que tout lien entre l’UNRWA et les autorités israéliennes. La menace la plus directe visait les opérations de l’agence à Jérusalem-Est, que l’État d’Israël définit comme une zone relevant de sa souveraineté.

Traduction pour l’Agence Média Palestine : CB

Source : Haaretz

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