Le court métrage Intersecting Memory de la cinéaste palestinienne Shayma’ Awawdeh a reçu le Grand Prix national au Festival international du court métrage de Clermont-Ferrand 2026.
Par l’Agence Média Palestine, le 9 février 2026.

Shayma’ Awawdeh, 32 ans, a fait ses études de réalisation documentaire à l’Université Dar-Alkalima, en Cisjordanie. Ses premiers films à l’Université évoquent déjà le quotidien douloureux des palestinien.nes sous occupation, notamment avec le court-métrage This home is ours (2024) qui retrace la vie d’Aisha, une jeune fille palestinienne qui se munie d’une caméra pour documenter sa vie quotidienne à Hébron, mettant en lumière la violence systématique que subissent les palestinien.nes.
Dans ce premier court-métrage post-études de 21 minutes, la réalisatrice entrecroise ses souvenirs d’enfance et ceux de sa mère durant la seconde Intifada (2000-2005). Âgée de seulement 6 ans à l’époque, Shayma’ Awawdeh vivait à Hébron, en Cisjordanie, avec sa famille. Face à des souvenirs fragmentés, elle s’interroge : « Alors que tout continue et se répète, de quoi nous souvenons-nous ? Qu’oublions-nous ? ». À Hébron, “la peur, l’état de siège et la mort sont le quotidien de la ville” et “les moments du passé ressurgissent à travers ses souvenirs d’enfance entremêlés à la mémoire collective”. Pour Télérama, la cinéaste confie ressentir « un besoin urgent de préserver les histoires et les souvenirs, face à ce que les Palestiniens endurent depuis plus de soixante-dix-sept ans sous l’occupation israélienne”. Le court-métrage débute sur l’ouverture d’une boîte de vieilles cassettes vidéo, tissant mémoire intime et traumatisme collectif en un récit poignant d’une enfance sous occupation.
Le film est dédié à la mère de la réalisatrice, qui lui a appris à “apprécier le parfum des fleurs d’amandier”, malgré la violence de l’occupation de son pays, et plus largement, elle le dédie à toutes les mères de Palestine.
Intersecting Memory – disponible gratuitement sur Daily motion



