Par Agence Média Palestine, le 3 mars 2026

Fermeture de la Mosquée Al Aqsa
Depuis le déclenchement de la guerre israélo-étasuienienne contre l’Iran le 28 février, les forces d’occupation ont fermé l’accès à la mosquée d’Al-Aqsa à Jérusalem, empêchant les fidèles d’y prier en plein mois de ramadan.
Le 26 février, des dizaines de colons ont pris d’assaut la mosquée et effectué des rituels talmudiques et provocateurs dans ses cours, sous la protection des soldats d’occupation. Les citoyens de Jérusalem occupée sont fréquemment soumis à des harcèlements lors d’incursions, y compris des attaques physiques.
Selon l’agence d’information Wafa, le ministère palestinien du Waqf islamique et des Affaires religieuses estime que les nombreuses incursions et restrictions concernant la mosquée d’Al Aqsa pendant le mois de février 2026 reflète « une politique systématique visant à imposer la division temporelle et spatiale de la mosquée Al-Aqsa, et à préparer l’atmosphère pour changer son identité islamique, avertissement du danger de poursuivre cette escalade et appelle la communauté internationale à « protéger les sanctuaires islamiques et chrétiens dans Jérusalem occupée ».
La guerre contre l’Iran a un impact direct sur la situation des Palestiniens
Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) a averti que la guerre contre l’Iran et l’escalade régionale qui s’en est suivi au Moyen-Orient a un impact direct sur la situation humanitaire à Gaza et en Cisjordanie occupée, comme nous l’avons relaté dans cet article.
En Cisjordanie occupée, le bureau a signalé la fermeture de la plupart des points de contrôle, empêchant la circulation des Palestiniens et affectant les moyens de subsistance, les services de base et les opérations humanitaires.
Raids militaires et démolitions en continu
Les démolitions de propriétés palestiniennes se multiplient. A titre d’exemples, le 25 février, des bulldozers israéliens ont démoli un bâtiment et des commerces à l’entrée du village d’Anza, au sud de Jénine. Le même jour, les forces d’occupation ont notifié leur intention de démolir des serres dans le village de Bardala, au nord de la vallée du Jourdain. Selon des sources locales, l’occupation a distribué jusqu’à présent neuf avis de démolition visant des serres dans le nord du village.
A l’ouest de Bethléem, les forces d’occupation israéliennes ont informé les habitants de leur intention de démolir 23 maisons habitées dans la ville de Nahalin, sous prétexte d’absence de permis. Ces avis donnent aux propriétaires un délai de 24 heures pour déposer une requête pour tenter de faire annuler l’ordre de démolition.
Un jeune homme de 19 ans tué
Toujours le 25 février 2026, autour d’Hébron, quatre Palestiniens ont été blessés dont un grièvement lors d’une agression de l’armée dans le village d’al-Tabaqa, au sud-ouest de la ville durant laquelle les soldats ont saccagé plusieurs maisons, tout en tirant du gaz lacrymogènes sur les habitants. Plusieurs jeunes hommes ont été violemment arrêtés dans la région. Le jeune Tamer Ismail Qaisiya, 19 ans, grièvement blessé dans ces agressions, est décédé le 1er mars au soir.
Attaques de colons chaque jour
Les attaques de colons se multiplient chaque jour dans l’impunité la plus totale. Elles sont quotidiennement recensées par l’agence Wafa. A titre d’exemple, sous la protection de l’armée, le 25 février, des colons armés ont attaqué une maison à Masafer Bani Na’im, à l’est d’Hébron. Des sources dans la municipalité ont indiqué à l’agence d’information Wafa que les colons d’un avant-poste nouvellement établi ont volé 30 moutons, en ont tué un et ont endommagé les pneus du véhicule de la famille. Ils ont menacé les enfants avec des armes. Des enfants dont le père se trouve actuellement détenu par Israël après avoir subi une attaque de colons.
Le 27 février, deux militants internationaux présents en solidarité avec les habitants ont été blessés lors d’une attaque de colons israéliens dans le village de Qusra, au sud de Naplouse, selon des sources locales. Les équipes de secours ont pris en charge les deux blessés : une femme âgée de 71 ans et un homme de 51 ans, qui ont été transférés à l’hôpital pour y recevoir des soins médicaux.
44 Palestiniens dont neuf mineurs arrêtés en une seule journée
Israël procède chaque jour à des arrestations arbitraires de citoyens palestiniens. Dans la seule journée du 2 mars, les forces d’occupation israéliennes ont arrêté 44 personnes à travers la Cisjordanie occupée, dont neuf mineurs, une jeune fille et des ex prisonniers, lors de raids distincts qui ont ciblé un certain nombre de villes, de villages et de camps, rapporte l’agence Wafa.
Dans un communiqué de presse, le Club des prisonniers a indiqué que le nombre d’arrestations en Cisjordanie, y compris à Jérusalem, depuis le début du génocide, s’élève à environ 22 000. Ce chiffre inclut les personnes toujours détenues par l’occupation ainsi que celles qui ont été libérées par la suite, ce qui représente une augmentation historique du nombre d’arrestations en seulement deux ans et demi.
Mauvais traitements dans les prisons : la santé des prisonniers se dégrade
Dans un communiqué le 25 février, le Club des prisonniers palestiniens a affirmé que le nombre de prisonniers malades et extrêmement affaiblis connaît une augmentation significative en raison des conditions de détention difficiles qui conduisent à un affaiblissement de l’immunité des détenus et une augmentation des infections par diverses maladies. L’organisation de défense des prisonniers, qui a effectué des visites à la prison d’Ofer en janvier et février 2026, dénonce en outre les agressions physiques continues, le manque de nourriture et le manque de traitement médical.
Les Etats-Unis ouvrent des services consulaires dans les colonies
Depuis le 27 février, l’ambassade états-unienne en Israël propose à ses ressortissant·es des services consulaires temporaires dans les colonies illégales d’Israël. C’est ce que l’ambassade états-unienne de Jérusalem a annoncé, présentant un dispositif de services itinérants afin de permettre à “tous les américains” d’y accéder. En pratique, ces bureaux éphémères pourraient tendre à normaliser l’occupation illégale des territoires palestiniens.



