Par l’Agence Média Palestine, le 9 avril 2026

Sans avertissement, une centaine de bombardements israéliens massifs ont frappé plusieurs parties du Liban dont des zones commerciales et résidentielles denses du centre de Beyrouth, faisant au moins 254 mort·es et plus d’un millier de blessé·es. Un nouveau massacre commis par l’État colonial quelques heures après l’annonce d’un cessez-le-feu dans la guerre israélo-étasunienne contre l’Iran ; un accord qui devait inclure le Liban selon le Pakistan, pays médiateur.
Israël a ciblé des quartiers densément peuplés, notamment dans et autour de Beyrouth, la banlieue sud de la capitale et plusieurs zones du sud du Liban et de la Bekaa. Des immeubles résidentiels ont été détruits, provoquant des effondrements et piégeant des familles entières sous les décombres.
Les autorités libanaises dénoncent des frappes indiscriminées touchant des civils et ont décrété une journée de deuil national. Le Premier ministre Nawaf Salam a dénoncé une « machine à tuer » et appelé à une réaction internationale pour stopper les bombardements. Il a déclaré qu’Israël avait attaqué des quartiers densément peuplés et tué des « civils sans défense ». « Israël reste totalement indifférent à tous les efforts régionaux et internationaux visant à mettre fin à la guerre – sans parler de son mépris total des principes du droit international et du droit international humanitaire, qu’il n’a jamais respectés », a déclaré Salam.
Riposte du Hezbollah
Selon le journal libanais Al-Akhbar, le Hezbollah a riposté à l’agression israélienne en lançant une « salve de roquettes vers le nord de la Palestine occupée ». Le Hezbollah a annoncé dans un communiqué avoir ciblé « la localité de Manara par une salve de missiles, pour défendre le Liban et son peuple, et en réponse à la violation par l’ennemi de l’accord de cessez-le-feu, après que la résistance a respecté le cessez-le-feu et que l’ennemi ne l’a pas respecté. » Il a ajouté : « cette riposte se poursuivra jusqu’à ce que cesse l’agression israélo-américaine contre notre pays et notre peuple ».
Dans un communiqué distinct publié le 8 avril au soir, le Hezbollah a déclaré que « le sang des martyrs et des blessés ne sera pas versé en vain ». Les massacres israéliens « confirment notre droit naturel et légal de résister à l’occupation et de répondre à son agression, et renforcent notre détermination à résister et à affronter l’ennemi afin de le contenir, de défendre notre peuple et notre patrie, et de protéger notre sécurité face à l’agression en cours », ajoute le texte.
En réponse, rapporte encore Al-Akhbar, les avions de combat israéliens ont lancé une série de frappes aériennes dans la nuit du 8 au 9 avril, à partir de minuit, ciblant les zones de Laylaki et Chiyah, dans la banlieue sud de Beyrouth. Plus au sud, les frappes ont visé les villes de Qounine, Zrarieh, Abbasiyeh, Doueir, Harouf, Jebchit, Haboush, Mayfadoun, Qleileh, Qasmiyeh, Zawtar al-Gharbiyeh, Zawtar al-Sharqiyeh, Kfour, Qounine, Srifa, Ghandouriyeh, Sharqiyeh et Shahabiyeh. Les villes de Safad al-Batikh, Barashit, Haris et Kafra ont également été soumises à des bombardements d’artillerie israéliens.
Selon cette même source, le bilan total de l’agression depuis le 2 mars d’élève 1 739 martyrs et 5 873 blessés. Israël a en outre soumis plus d’un million de Libanais au déplacement forcé.



