Palestine, Iran et le délitement de l’hégémonie occidentale

Entretien avec Yara Hawari et Tareq Baconi, pour Al Shabaka, 26 mai 2026

Introduction

Partout dans le monde, les populations traversent une crise profonde. Le génocide en cours à Gaza, la guerre israélo-américaine contre l’Iran et le Liban, les chocs énergétiques et économiques qui en résultent et l’érosion de l’ordre juridique international se déroulent parallèlement à la fragmentation du système mondial dominé par l’Occident. Ensemble, ces secousses convergentes révèlent les limites de l’hégémonie américaine, redéfinissent les positions stratégiques des États arabes du Golfe et de la Chine, et intensifient les débats sur la multipolarité, le réalignement régional et la solidarité Sud-Sud. 

Dans cette interview croisée, Yara Hawari et Tareq Baconi analysent cette impasse, soulignant le rôle central de la Palestine pour comprendre les transformations historiques que connaît le monde aujourd’hui. Ils abordent la faillite de l’ordre international libéral, l’évolution de la dynamique de la puissance impériale américano-israélienne au Moyen-Orient et la manière dont la Palestine est devenue un point de convergence où un nouvel ordre mondial pourrait émerger.

Ce texte est issu d’une table ronde de Yara Hawari et Tareq Baconi en avril 2026. 

Comment le moment présent s’inscrit-il dans une histoire plus longue de violence coloniale et impériale ?

Yara Hawari

Nous vivons un moment crucial de prise de conscience, non seulement pour les pays victimes de violences coloniales et impériales, mais pour le monde entier. L’Europe n’est pas à l’abri. Lorsque l’Espagne a refusé d’autoriser les États-Unis à utiliser ses bases militaires pour mener des frappes contre l’Iran, le président Donald Trump a répliqué en affirmant que les États-Unis pouvaient les utiliser malgré tout, menaçant ainsi directement la souveraineté espagnole. Je pense que les gouvernements commencent à comprendre qu’ils ne peuvent plus balayer ces déclarations d’un revers de main en les qualifiant de divagations trumpiennes, mais qu’ils doivent au contraire les considérer comme des signes inquiétants de ce qui nous attend.

Pourtant, malgré les efforts déployés pour remodeler la politique mondiale, il nous faut aussi comprendre ce moment non comme une aberration dans l’histoire américaine, mais comme une évolution prévisible. En effet, les administrations successives, de George W. Bush à Barack Obama et au-delà, en ont jeté les bases. 

La Palestine se trouve au cœur de ces dynamiques. L’arrogance de l’agression américano-israélienne contre l’humanité est, à bien des égards, la conséquence de décennies d’ impunité totale  Les États occidentaux ont donné carte blanche au régime israélien sur les Palestiniens : un génocide a été diffusé en direct dans le monde entier tandis que les relations commerciales se poursuivent et qu’une couverture diplomatique est maintenue. Le coût de ce calcul s’est avéré bien plus élevé que prévu. 

Les conséquences de cette impunité ne se limitent plus aux Palestiniens ni aux habitants du Sud-Liban. En Occident, les citoyens ordinaires sont désormais confrontés à une crise du coût de la vie croissante, car les régimes américain et israélien – enhardis par des décennies de violences impunies contre les Palestiniens – ont décidé de déclencher une guerre contre l’Iran. Aujourd’hui, chacun paie le prix de cette impunité. La constance et l’ampleur de cette impunité, ainsi que la profondeur de la complicité occidentale , sont les facteurs qui expliquent la situation actuelle.

Tareq Baconi

La guerre contre l’Iran révèle un aspect crucial des positions à partir desquelles agissent désormais les puissances américaine et israélienne. Nous assistons à la résurgence d’un discours explicitement impérial et colonial sur la scène internationale : un président américain dont la rhétorique fait écho à celle que le régime israélien a toujours employée à l’égard des Palestiniens, appuyée par une force militaire et une agression sans précédent. 

Mais cette agression est un signe de déclin, non de force. Aujourd’hui, l’hégémonie américaine et le colonialisme de peuplement israélien se déploient tous deux par un recours excessif à la force, une violence extrême et une escalade constante, précisément parce que leur légitimité s’érode. Nous le constatons clairement au sein du sionisme : à bien des égards, il se trouve à son point le plus faible de son histoire, et cette faiblesse se manifeste par l’agression, la dévastation et les massacres. Comprendre cette dynamique est essentiel pour comprendre la place de la Palestine dans ces bouleversements des rapports de force mondiaux. Autrement dit, un empire devient le plus violent lorsqu’il conserve la capacité d’utiliser la force, mais qu’il a perdu celle de maintenir sa légitimité ou sa stabilité.

Concernant la question de savoir qui influence quoi dans la relation américano-israélienne, il convient de souligner un point précis au sujet de la guerre contre l’Iran : il ne s’agit pas d’une guerre menée par Washington. C’est la guerre du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, une guerre qu’il a voulu pendant des années et pour laquelle il a finalement trouvé un terrain propice grâce à l’administration Trump. Mais pour comprendre comment cela a été possible, il est nécessaire d’examiner plus en profondeur la relation structurelle entre les deux États.

Cette relation s’opère à deux niveaux. Le premier est idéologique. Les États-Unis et Israël sont tous deux des colonies de peuplement – ​​autrement dit, des États bâtis sur l’extermination de masse, le déplacement forcé et le nettoyage ethnique, et maintenus par une infrastructure capitaliste raciale. Israël fascine les États-Unis depuis longtemps car il est parvenu à se présenter comme une démocratie tout en supervisant un système d’apartheid. Et les États-Unis fascinent le régime israélien car ils représentent, dans l’imaginaire colonial, un projet qui a « atteint son objectif » – un État qui a dépossédé sa population autochtone et a ensuite érigé cette dépossession en fondement de la « démocratie ». Aucune de ces versions n’est vraie : les peuples autochtones de Palestine et de Turtle Island continuent de résister. Mais le récit colonial est un récit de victoire, et il crée un lien idéologique profond entre les régimes coloniaux. Si Israël venait à échouer en tant que projet colonial, cela équivaudrait à une mise en cause des États-Unis eux-mêmes.

Le second niveau est géopolitique. Le régime israélien n’est pas un simple allié ; il est au cœur du colonialisme de peuplement américain et du rayonnement de son empire à l’échelle mondiale. Il permet aux États-Unis de projeter leur puissance impériale non seulement dans la région, mais aussi au-delà. Tout le discours sur la « relation spéciale », l’« absence de divergence » entre Washington et Tel-Aviv et les « valeurs partagées » ne relève pas d’un simple sentiment, mais surtout d’une nécessité structurelle.

Ce qui rend cette guerre en cours particulièrement révélatrice, c’est qu’elle met également en lumière les failles de cette relation. En entraînant les États-Unis dans ce conflit avec l’Iran, le régime israélien exacerbe les contradictions déjà présentes au sein de la société américaine. De plus en plus de personnes se demandent si les États-Unis et Israël partagent réellement ces valeurs, et si des guerres sans fin de ce type servent les intérêts de qui que ce soit. En effet, la manière dont le régime israélien continue d’entraîner les États-Unis dans une violence permanente ne sert pas les intérêts du peuple américain, et il devient impossible de l’ignorer. 

Yara Hawari

Ce qui est devenu évident au cours des mois qui ont suivi le début de la guerre contre l’Iran, c’est que Trump et son entourage n’ont aucun plan. Les premières discussions sur la réduction des capacités balistiques iraniennes et l’élimination de l’uranium enrichi n’ont abouti à rien. Un changement de régime a été évoqué, puis abandonné. Il n’existe aucune stratégie américaine cohérente. Netanyahou, en revanche, en a une, de toute évidence : nous assistons à l’apogée de sa vision du « Grand Israël », qui ne se limite pas à l’expansion territoriale, mais vise également à faire d’Israël la puissance prééminente de la région.

Des informations provenant de la Maison Blanche indiquent que Netanyahou a proposé à Trump une guerre de changement de régime et que, malgré de profondes divisions internes, le président américain a finalement adhéré à la stratégie du Premier ministre israélien. Ceci est dû en grande partie à un petit groupe de bellicistes et de sionistes intransigeants, parmi lesquels le sénateur Lindsey Graham et le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, devenus des figures centrales de l’administration Trump. Cela ne signifie pas pour autant que les États-Unis soient fondamentalement opposés à l’usage de la violence dans le monde. Mais concernant la question précise d’une guerre contre l’Iran, le consensus de longue date au sein des agences gouvernementales américaines était qu’un tel conflit serait catastrophique pour les États-Unis et pour l’économie mondiale. Ils avaient raison. 

Il convient toutefois de ne pas confondre cela avec une soumission des États-Unis à Netanyahou – un discours désormais repris par l’extrême droite anti-israélienne aux États-Unis. Ce serait occulter la longue histoire de l’interventionnisme violent des États-Unis au Moyen-Orient et exonérer Washington de toute responsabilité quant à son rôle actuel.

Trump, pour sa part, n’est pas un homme d’idéologie. Il n’est pas sioniste – certainement pas comme l’ancien président américain Joe Biden, par exemple. En réalité, d’autres forces entrent en jeu. Il y a une dimension transactionnelle : la milliardaire israélo-américaine Miriam Adelson était la principale donatrice de la campagne de Trump pour 2024, et de tels dons colossaux s’accompagnent d’attentes. Il y a la dimension de l’ego : Trump a été bercé par l’idée qu’il pourrait être le président qui renverserait enfin le régime iranien. Et enfin, il y a la dimension du profit, peut-être la plus importante de toutes : Trump privatise tous les aspects de la gouvernance américaine, y compris la diplomatie, au service de sa fortune dynastique. Trump reste imprévisible, et les mois à venir recèlent de réelles inconnues. Ce qui est clair, c’est que quelque chose a changé au sein d’une partie importante du mouvement MAGA, ce mouvement populiste nationaliste de droite organisé autour du programme « L’Amérique d’abord » de Trump. Nombreux sont ceux, parmi ses partisans, qui pensent désormais qu’il les a trahis au profit d’une puissance étrangère. Ce mal semble irréparable. 

Comment les bouleversements régionaux et les attaque contre les alliés de la Palestine redéfinissent-ils la stratégie et le soutien palestiniens ?

Yara Hawari

Les États arabes du Golfe sont aujourd’hui confrontés à un dilemme aigu. Une stratégie éprouvée se dessine à l’issue de ce conflit : si l’Iran est attaqué par le régime israélien ou les États-Unis, la riposte ciblera les États du Golfe, alliés des États-Unis et hôtes de leurs installations militaires. Or, les États-Unis se sont montrés incapables de garantir la sécurité des États du Golfe, un principe fondamental de leur relation. De ce fait, la crédibilité de Washington en tant que puissance hégémonique régionale s’en trouve fortement compromise.

Il n’est donc pas surprenant que la Chine s’impose comme un acteur clé dans la région. Notamment, ces derniers mois, les diplomates chinois ont mené une diplomatie intense, quoique discrète, avec les États du Golfe. La présence chinoise dans la région n’est pas nouvelle ; elle s’y intègre depuis des années à travers des projets tels que l’initiative « la Ceinture et la Route ». Il n’est donc pas surprenant que Pékin propose une vision multipolaire d’un ordre régional centré sur son propre continent.

Ce réalignement géopolitique est également significatif pour le mouvement de libération palestinien, comme en témoignent les efforts actuels pour approfondir son engagement auprès des pays du Sud. Pendant des années, l’essentiel de la société civile palestinienne et de l’organisation de base s’est concentré sur les États-Unis et l’Europe. Pourtant, des décennies de dialogue avec les décideurs et les journalistes occidentaux n’ont pas permis d’induire les changements structurels nécessaires pour mettre fin au génocide. Ce constat a été douloureux, mais aussi indispensable. 

Les questions qui émergent aujourd’hui du dialogue avec les pays du Sud portent sur la construction d’un ordre mondial véritablement multipolaire et sur le rôle que peut jouer la Palestine comme point de convergence nécessaire à son émergence. De fait, le génocide de Gaza a mis en lumière les limites de l’architecture internationale d’après-guerre. Il est désormais urgent d’imaginer et de construire l’avenir.

Tareq Baconi

Si l’on considère plus précisément le mouvement national palestinien et la lutte de libération, il est clair que nous traversons une période extrêmement délicate. Hormis la brève période des années 1960 et 1970 où la révolution palestinienne dialoguait activement avec d’autres mouvements anticoloniaux internationaux, la diplomatie palestinienne a été presque entièrement tournée vers l’Occident. Elle a été façonnée par le discours de l’universalisme libéral et par une croyance dans les institutions de gouvernance internationale dirigées par l’Occident. Cette orientation a profondément influencé la manière dont les Palestiniens ont mené leur lutte.

Nous comprenons désormais que ces systèmes libéraux occidentaux ont échoué. Nombre d’entre nous le soutiennent depuis longtemps, mais le génocide à Gaza l’a rendu indéniable. La dure réalité est que les Palestiniens et leurs alliés du Sud n’ont pas encore bâti l’infrastructure nécessaire pour s’affranchir de cette dépendance. Y parvenir exige de dépasser l’acceptation tacite de l’hégémonie, de l’impérialisme et du colonialisme occidentaux, et d’œuvrer pour une autre réalité : celle d’une gouvernance internationale capable de protéger la vie humaine sans racisme ni domination impériale. Cette transition est loin d’être simple.

Mais je crois aussi que ce moment offre une occasion extraordinaire, qui sort la Palestine de son statut d’exception. Lorsqu’on parle de remodeler la région ou de nouer des alliances plus étroites avec les pays du Sud, de nombreux acteurs ont tout intérêt à s’opposer au régime israélien. La violence coloniale israélienne ne s’est pas arrêtée à Gaza ; ses tactiques sont déjà exportées en Syrie, au Liban, en Iran, et cette logique expansionniste s’étend au-delà du présent pour toucher d’autres régions à l’avenir. 

Le débat plus large qui doit désormais avoir lieu est le suivant : alors que l’empire américain s’amenuise et que les systèmes de gouvernance internationale existants vacillent, quelle alternative le Sud global peut-il construire ? La Palestine est au cœur de ce débat.

À quoi devons-nous faire attention dans les mois à venir, et de quoi le mouvement de libération palestinien a-t-il besoin pour faire face à ce qui s’annonce ?

Yara Hawari

Plusieurs éléments me viennent à l’esprit. Le plus urgent est que le régime israélien va déployer des efforts considérables pour achever ce qu’il a commencé à Gaza et dans le reste de la Palestine. Le génocide n’a eu que peu de conséquences jusqu’à présent, et selon Netanyahou, le moment est opportun pour mener à bien ce projet. 

Les prochaines élections israéliennes ne changeront rien à cela. Les sondages montrent régulièrement que la politique du régime bénéficie d’un soutien majoritaire parmi les citoyens juifs israéliens. Tout changement de gouvernement reflétera une lassitude envers Netanyahou, et non envers la guerre ou le nettoyage ethnique des Palestiniens. Il est donc essentiel que l’attention reste focalisée sur la Palestine, et en particulier sur Gaza, où le génocide n’est pas terminé mais est entré dans une nouvelle phase .

Deuxièmement, compte tenu des bouleversements géopolitiques en cours, le mouvement doit anticiper les évolutions. Cela implique un engagement constant auprès des pays du Sud, notamment, et peut-être plus urgent encore, auprès des populations proches de nous dans toute la région. Le génocide a révélé l’ampleur de l’oppression subie par nos camarades en Asie occidentale. 

Enfin, le mouvement doit rester fidèle à ses principes et à son éthique, car ces derniers seront mis à l’épreuve à mesure qu’il grandira. Bâtir un mouvement de grande envergure est essentiel, mais pas au détriment de nos lignes rouges et de nos valeurs fondamentales. Un exemple concret est le débat actuel sur la manière d’aborder les divisions qui apparaissent au sein du mouvement MAGA et de l’extrême droite américaine concernant Israël. Ces divisions sont réelles et peuvent s’avérer utiles sur le plan tactique. Cependant, toute prise de position ne doit pas compromettre les fondements progressistes du mouvement. Notre mouvement est vaste, mais aussi fragile, et doit être protégé.

Tareq Baconi

Au-delà de la guerre immédiate et du génocide en cours — qui exigent tous deux notre attention constante —, plusieurs développements méritent d’être suivis de près.

Au niveau régional, une question cruciale se pose : l’Iran pourrait-il tirer un avantage stratégique de cette guerre ? Cela déterminera si le régime israélien peut parvenir à l’hégémonie militaire régionale qu’il recherche. La manière dont l’Iran gérera cette situation et ce qu’il obtiendra au final façonnera l’ensemble des enjeux régionaux. 

Il est tout aussi important de voir comment les États du Golfe réagissent et quelles leçons ils en tirent. Le cadre qui a précédé cette guerre – la domination militaire américaine soutenue par l’hégémonie israélienne, les accords d’Abraham et l’alignement de l’autoritarisme du Golfe sur l’impérialisme américain et israélien – s’est effondré. La manière dont les États du Golfe se repositionneront après ce conflit, et le rôle que joueront la Chine et la Russie dans ce repositionnement, seront déterminants. 

La Turquie est un autre facteur clé. Il est clair qu’elle est dans le collimateur du régime israélien ; la neutraliser fait partie des conditions nécessaires à l’hégémonie régionale du régime sioniste. Sa place dans la nouvelle configuration régionale aura une importance capitale.

En Palestine même, la situation est alarmante. Le régime israélien étend et accélère sa colonisation de Gaza et de la Cisjordanie par une violence effroyable. La soi-disant Ligne jaune à Gaza a été unilatéralement déclarée nouvelle frontière. La menace d’ un nettoyage ethnique plane sur la Cisjordanie. Sur l’ensemble de la Palestine historique, le projet du Grand Israël se consolide activement, tandis que le discours de la reconstruction, du cessez-le-feu et du retour à la normale est utilisé pour le dissimuler. Cette expansion s’étend également à la Syrie et au Liban, où une politique de colonisation de la terre brûlée est mise en œuvre.

En définitive, les Palestiniens doivent résister aux pressions visant à un retour au statu quo d’avant la guerre génocidaire, présenté comme un progrès. Le 7 octobre a placé l’ensemble du projet colonial sioniste en Palestine sous un examen d’une ampleur inédite. Les Palestiniens doivent saisir cette opportunité et insister sur le fait que ce moment exige non pas un cessez-le-feu qui normaliserait le génocide et le nettoyage ethnique, mais une décolonisation complète.

Yara Hawari

Yara Hawari est la codirectrice d’Al-Shabaka. Auparavant, elle était chargée de mission sur les politiques palestiniennes et analyste principale. Titulaire d’un doctorat en politique du Moyen-Orient de l’Université d’Exeter, où elle a également enseigné à des étudiants de premier cycle, elle y est toujours chercheuse associée honoraire. Outre ses travaux universitaires, axés sur les études autochtones et l’histoire orale, elle intervient régulièrement dans des médias tels que The Guardian, Foreign Policy et Al Jazeera English.

Tareq Baconi

Tareq Baconi est président du conseil d’administration d’Al-Shabaka. Il a été chercheur associé à Al-Shabaka pour les politiques américaines de 2016 à 2017. Auparavant analyste principal pour Israël/Palestine et l’économie des conflits au sein de l’International Crisis Group, basé à Ramallah, il est l’auteur de Hamas Contained : The Rise and Pacification of Palestinian Resistance  (Stanford University Press, 2018). Ses articles ont été publiés dans la London Review of Books, la New York Review of Books, le Washington Post, entre autres, et il intervient régulièrement dans les médias régionaux et internationaux. Il est responsable des comptes-rendus de livres pour le Journal of Palestine Studies.

Les seules publications de notre site qui engagent l'Agence Média Palestine sont notre appel et les articles produits par l'Agence. Les autres articles publiés sur ce site sans nécessairement refléter exactement nos positions, nous ont paru intéressants à verser aux débats ou à porter à votre connaissance.

Retour en haut