Par l’Agence Média Palestine, le 4 juin 2026
Au moins neuf Palestinien.nes dont quatre enfants ont été tué.es dans de nouveaux bombardements israéliens à Gaza. L’image d’une enfant de neuf ans, blessée, seule survivante de sa famille, a fait le tour des réseaux sociaux.

Les jours se suivent et se ressemblent à Gaza à nouveau endeuillée par une série de bombardements israéliens. Dans la nuit du 3 au 4 juin, des frappes israéliennes ont touché plusieurs immeubles résidentiels, faisant au moins neuf morts selon les autorités locales. Parmi les victimes figurent cinq membres d’une même famille. Une seule enfant a survécu. Selon plusieurs témoignages relayés sur les réseaux sociaux et par des journalistes présents dans l’enclave, la survivante serait une fillette âgée de 9 ans, nommée Hala Lubbad. Ses parents et ses trois frères et sœurs ont été tués dans la frappe.
Selon les secouristes et les médecins présents sur place, la frappe a détruit le logement familial alors que ses occupants dormaient en plein milieu de la nuit. Lorsque les équipes de secours sont arrivées, elles ont extrait les corps des victimes des décombres et ont retrouvé la fillette vivante mais blessée.
Les images diffusées après l’attaque montrent un immeuble éventré, des appartements réduits en ruines et des habitants fouillant les décombres à la recherche de survivants. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent également des proches transportant les corps des victimes enveloppés dans des couvertures.
Cette frappe intervient dans un contexte où les violences israéliennes se poursuivent en violation flagrante de l’accord de cessez-le-feu d’octobre 2025.
Selon le ministère de la Santé de Gaza, près de 73 000 Palestinien.nes ont été tué.es depuis le le 7 octobre 2023 et plus de 173 000 autres blessé.es. Depuis octobre 2025, Israël a tué 947 Palestinien.nes et en a blessé près de 3 000.
Dans ce génocide souvent raconté à travers des statistiques par les médias dominants, l’image de cette enfant seule au milieu des ruines de son foyer rappelle la réalité humaine derrière les chiffres. Derrière les bilans quotidiens se trouvent des familles entières rayées des registres, des milliers de parents qui enterrent leurs enfants et des milliers d’enfants qui grandiront sans parents, dans une extrême vulnérabilité, s’ils ne sont pas tués à leur tour.



