Par l’Agence Média Palestine, le 22 septembre 2026

Les campagnes Stop Arming Israel et BDS France, Urgence Palestine (UP) et l’Association France Palestine Solidarité (AFPS), appellent le 1er octobre prochain à un grand meeting pour ouvrir un mois d’actions contre l’armement d’Israël.
3 ans de génocide à Gaza par Israël, 3 ans de complicité française
Ce mois d’octobre 2026 marquera la fin d’une troisième année de génocide israélien à Gaza, un génocide au cours duquel Israël a assassiné au moins 73 919 Palestinien-nes, dont 1 399 depuis l’entrée en vigueur du prétendu « cessez-le-feu ». Un génocide notamment rendu possible par « la déshumanisation du peuple palestinien et par le fait que de nombreux gouvernements dans le monde, tout en assurant une impunité totale à Israël, autorisent la coopération militaire et le commerce des armes avec lui », dénonce l’appel à ce mois d’action.
Ces organisations estiment que le gouvernement français ment lorsqu’il assure ne pas exporter d’armes offensives vers Israël, et que les seules livraisons autorisées seraient destinées à des fins “défensives” ou à de la réexportation vers des pays tiers.
Non seulement plusieurs enquêtes ont démontré le contraire, mais aussi le commerce militaire avec un pays reconnu par la Cour Internationale de Justice (CIJ) comme coupable « plausible » du crime de génocide implique une obligation juridique des pays membres de la CIJ de prévenir ce crime par tous les moyens possibles. La poursuite de commerce d’armes dans ces conditions pourrait enfreindre cette obligation.
« Nos organisations, ainsi que des médias d’investigation, ont documenté la continuité de ces collaborations jusqu’à aujourd’hui, en totale violation des Traités internationaux et des résolutions des Nations Unies », affirme l’appel, qui rappelle que la France exporte chaque année une moyenne de 20 millions d’euros de matériel strictement militaire à Israël, que plus de 75 entreprises françaises ont des relations liées à l’armement avec Israël, qu’il s’agisse de Thales, de Safran ou de PME moins connues, et enfin que plus de 525 livraisons de matériel militaire à Israël ont été documentées depuis octobre 2023.
Casser la chaîne d’approvisionnement
Plus de 60 syndicats, associations, collectifs et groupes politiques se sont joints à l’appel à ce mois d’actions, se félicitent les initiateur-ices. Les participations prendront la forme de rassemblements, de tractages, de manifestations et de conférences tout au long du mois d’octobre, dans l’optique de tisser des liens avec les salarié·es et leurs syndicats, de mettre la pression sur les responsables de ces entreprises ou de dénoncer la complicité active de la France avec le génocide en Palestine.
Lors de ce grand meeting d’inauguration, les organisateur-ices promettent de nouvelles révélations sur les livraisons d’armes à Israël, et la participation de nombreux-ses acteur-ices du mouvement social, associatif, et syndical afin de « donner de la force et de la visibilité à notre appel, en partageant nos analyses et leviers d’action. »
Les militant-es veulent visibiliser le fait que « le génocide se fabrique près de chez nous », et mobiliser au plus près de ces rouages locaux, pour casser la chaîne d’aprovisionnement en armement d’Israël. Elles et ils saluent la lutte des syndicats de salarié-es mobilisé-es ces 3 dernières années, leur refus de charger des armes, leurs rassemblements et leurs grèves « qui ont contribué à mettre la pression sur leurs employeurs complices et sur l’État français. Nous sommes convaincus que c’est grâce à la conjonction des forces salariales, politiques et des mouvements de la société civile que nous pourrons l’emporter et établir la fin de ce commerce. »
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