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Leopold Lambert, le 23 juillet 2019 (via Facebook)

Hier, l’Etat d’Israël a détruit plus de 100 logements palestiniens à Jérusalem dans le quartier du Sur Bahir, sous les explosifs ou sous les bulldozers – Caterpillar, complice éternel de l’apartheid israélien. Sur Bahir et Umm Tuba sont cernés par des colonies construites après les deux invasions armées d’Al Quds-Jérusalem, en 1948 (à l’ouest), puis en 1967 (à l’est) et, dans le cas des 25.000 colons d’Har Homa, après l’annexion de Jérusalem par Israël en 1981. Sur Bahir est par ailleurs séparé de la Cisjordanie – quoiqu’il serait plus juste de dire que la Cisjordanie est séparée de Sur Bahir – par le mur d’apartheid construit pendant et contre la Seconde Intifada. Ne pas avoir de certificat de domicile signifie, pour les habitants d’Al Quds, être expulsés de l’autre côté du mur d’apartheid, en Cisjordanie, sans possibilité de revenir. Ces explosions de logements, non seulement font de la place pour les projets israéliens d’une Jérusalem qui, à l’avenir, verra la municipalité s’étendre jusqu’à l’énorme colonie de 40.000 colons de Ma’ale Adumim en Cisjordanie, prête à être annexée, mais elles poursuivent aussi la longue histoire de 70 ans de nettoyage ethnique qui a fondé l’Etat d’Israël. (la version très haute résolution, réalisée en 2015, de la carte de Jérusalem est disponible dans les commentaires)

Source: Facebook