Les contractuels américains déclarent que leur collègues tirent à munitions réelles alors que les Palestiniens cherchent de la nourriture à Gaza. 

Par Julia Frankel et Sam Mednick, 3 Juillet 2025, Associated Press

BEERSHEBA, Israel (AP) – Des contractuels américains chargés de la sécurité des sites de distribution d’aide à Gaza utilisent des munitions réelles et des grenades assourdissantes alors que des Palestiniens affamés se bousculent pour obtenir de la nourriture, selon des témoignages et des vidéos obtenus par l’Associated Press.

Deux contractuels américains, s’exprimant sous couvert d’anonymat car ils révélaient des pratiques internes à leurs employeurs, ont déclaré qu’ils souhaitaient témoigner car ils étaient troublés par ce qu’ils considéraient comme des pratiques dangereuses et irresponsables. Ils ont expliqué que le personnel de sécurité embauché était souvent non qualifié, non vérifié, lourdement armé et semblait avoir carte blanche pour agir comme bon lui semblait. Ils ont affirmé que leurs collègues lançaient régulièrement des grenades assourdissantes et du gaz poivré en direction des Palestiniens. Un contractuel a indiqué que des balles étaient tirées dans toutes les directions, en l’air, vers le sol et parfois vers les Palestiniens, évoquant au moins un cas où il pensait que quelqu’un avait été touché.

« Il y a des innocents qui sont blessés. Gravement. Inutilement », selon le contractuel.
Il a expliqué que le personnel américain sur les sites surveille les personnes venues chercher de la nourriture et vérifie l’identité de toute personne jugée « suspecte ». Il a ajouté qu’ils transmettent ces informations à l’armée israélienne. Des vidéos fournies par l’un des contractuels, prises sur les sites, montrent des centaines de Palestiniens entassés entre des barrières métalliques, se bousculant pour obtenir de l’aide au milieu du bruit des balles, des grenades assourdissantes et l’odeur du gaz poivré. D’autres vidéos montrent des conversations entre des hommes anglophones discutant des moyens de disperser la foule et s’encourageant mutuellement après des rafales de tirs.

Les témoignages des contractuels, combinés aux vidéos, rapports internes et messages texte obtenus par l’AP, offrent un aperçu rare à l’intérieur de la Gaza Humanitarian Foundation, la nouvelle organisation américaine secrète soutenue par Israël pour nourrir la population de la bande de Gaza. Le mois dernier, le gouvernement américain a promis 30 millions de dollars pour que le groupe poursuive ses opérations, il s’agit du premier don américain connu à cette organisation, dont les autres sources de financement restent opaques. Les journalistes n’ont pas pu accéder aux sites de la GHF, situés dans des zones contrôlées par l’armée israélienne. L’AP ne peut pas vérifier de manière indépendante les témoignages des contractuels. Un porte-parole de Safe Reach Solutions, l’entreprise de logistique sous-traitée par la GHF, a déclaré à l’AP qu’aucune blessure grave n’a été signalée sur aucun de leurs sites à ce jour. Dans des incidents isolés, des agents de sécurité ont tiré des balles réelles vers le sol et loin des civils pour attirer leur attention. Cela s’est produit dans les premiers jours, “à un moment de grande détresse où des mesures de contrôle des foules étaient nécessaires pour la sécurité et la protection des civils”, a expliqué le porte-parole.

L’opération d’aide est controversée

Les plus de 2 millions de Palestiniens de Gaza vivent une crise humanitaire catastrophique. Depuis que le Hamas a attaqué Israël le 7 octobre 2023, déclenchant une guerre de 21 mois, Israël a bombardé et assiégé la bande de Gaza, laissant beaucoup de personnes au bord de la famine, selon des experts en sécurité alimentaire.

Pendant deux mois et demi avant l’ouverture de la GHF en mai, Israël a bloqué toute entrée de nourriture, d’eau et de médicaments à Gaza, affirmant que le Hamas détournait l’aide transportée dans le cadre d’un système préexistant coordonné par les Nations Unies. Israël souhaite désormais que la GHF remplace ce système onusien. L’ONU indique que ses opérations d’aide à Gaza ne font pas appel à des gardes armés.

Sites d’aide de la Fondation Humanitaire de Gaza (ONG) à l’intérieur de Gaza 

Source : Fonds humanitaire pour Gaza et ministère de la Santé de Gaza. Graphique réalisé par Phil Holm.

Plus de 57 000 Palestiniens à Gaza ont été tués depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé du territoire, qui ne fait pas la distinction entre civils et combattants.

La GHF (Fondation Humanitaire pour Gaza) est une organisation américaine, enregistrée dans l’État du Delaware et créée en février pour distribuer de l’aide humanitaire durant la crise humanitaire en cours à Gaza. Depuis le début des opérations des sites de la GHF il y a un peu plus d’un mois, des Palestiniens affirment que des soldats israéliens ouvrent presque chaque jour le feu sur les foules se rendant aux points de distribution, situés dans des zones militaires israéliennes. Plusieurs centaines de personnes ont été tuées et des centaines d’autres blessées, selon le ministère de la Santé de Gaza et des témoins. En réponse, l’armée israélienne affirme qu’elle ne tire que des coups de semonce et qu’elle enquête sur les signalements de victimes civiles. Elle nie viser délibérément des civils innocents et dit examiner comment réduire la « friction avec la population » aux abords des centres de distribution. L’enquête de l’AP pour cet article se concentre sur ce qui se passe directement sur ces sites. Les Palestiniens qui arrivent sur place disent se retrouver pris entre les tirs israéliens et américains, selon le contractuel qui a partagé des vidéos avec l’AP. « Nous venons ici chercher de la nourriture pour nos familles. Nous n’avons rien », lui ont dit des Palestiniens, selon son témoignage. « Pourquoi l’armée (israélienne) nous tire dessus ? Pourquoi vous nous tirez dessus ? »

Un porte-parole de la GHF a déclaré qu’il existe des personnes ayant un « intérêt personnel » à voir l’organisation échouer et prêtes à dire ou faire presque n’importe quoi pour y parvenir. Le porte-parole a ajouté que l’équipe est composée de professionnels expérimentés dans l’humanitaire, la logistique et la sécurité, ayant une grande expérience du terrain. L’organisation affirme avoir distribué l’équivalent de plus de 50 millions de repas à Gaza sous forme de colis alimentaires contenant des produits de base. La GHF affirme qu’elle a toujours fait preuve d’un engagement compatissant envers la population de Gaza.

Tout au long de la guerre, la distribution d’aide a été perturbée par le chaos. Des gangs ont pillé des camions d’aide en route vers les centres de distribution et des foules désespérées ont aussi déchargé les camions avant qu’ils n’atteignent leur destination. Plus tôt ce mois-ci, au moins 51 Palestiniens ont été tués et plus de 200 blessés alors qu’ils attendaient l’entrée de camions de l’ONU et de camions commerciaux dans le territoire, selon le ministère de la Santé de Gaza et un hôpital local. L’armée israélienne a reconnu plusieurs victimes après que des soldats ont ouvert le feu sur la foule qui s’approchait, et a déclaré qu’une enquête serait menée. 

Vidéos, messages et rapports internes documentent le chaos sur les sites de distribution alimentaire


L’AP a interrogé deux contractuels de UG Solutions, une société américaine sous-traitée pour recruter du personnel de sécurité sur les sites de distribution. Ils ont déclaré que des balles, des grenades assourdissantes et du gaz poivré étaient utilisés presque à chaque distribution, même lorsqu’il n’y avait aucune menace. Des vidéos montrant la distribution d’aide sur les sites, vues par l’AP, semblent confirmer les scènes frénétiques décrites par les contractuels. Ces images ont été filmées pendant les deux premières semaines de distribution, soit environ à mi-parcours des opérations.

Dans une vidéo, ce qui semble être des contractuels de sécurité américains lourdement armés sur l’un des sites de Gaza discutent de la manière de disperser les Palestiniens à proximité. On entend l’un d’eux dire qu’il a arrangé une « démonstration de force » avec des chars israéliens.

« Je ne veux pas que ce soit trop agressif, » ajoute-t-il, « parce que ça commence à se calmer. » À ce moment-là, des salves de coups de feu éclatent tout près, au moins 15 tirs.
« Whoo ! Whoo ! » s’exclame un contractuel. « Je crois que tu en as touché un, » dit l’un d’eux.
Puis quelqu’un crie : « Hell, yeah, boy ! »
La vue de la caméra est bloquée par un grand monticule de terre.

Le contractuel qui a filmé a raconté à l’AP qu’il a vu d’autres contractuels tirer en direction de Palestiniens qui venaient de récupérer leur nourriture et repartaient. Les hommes tiraient à la fois depuis une tour au-dessus du site et depuis le haut du monticule, a-t-il précisé. Les tirs ont commencé parce que les contractuels voulaient disperser la foule, selon lui, mais il n’était pas clair pourquoi ils ont continué à tirer alors que les gens s’éloignaient. La caméra ne montre pas qui tirait ni vers quoi. Mais le contractuel qui filmait a affirmé avoir vu un autre contractuel tirer sur les Palestiniens, puis avoir aperçu un homme situé à environ 60 mètres de là, dans la même direction que les tirs, tomber au sol. Cela s’est produit au moment même où on entendait les hommes parler et, selon lui, s’encourager mutuellement. Dans d’autres vidéos fournies par le contractuel, on voit des hommes en uniforme gris, ses collègues, selon lui, tenter de dégager des Palestiniens entassés dans un étroit couloir grillagé menant à l’un des centres. Les hommes tirent du gaz poivré et lancent des grenades assourdissantes qui explosent au milieu de la foule. On entend aussi le bruit de tirs. Le contractuel qui a pris la vidéo a déclaré que les agents de sécurité tiraient généralement vers le sol près des foules ou depuis des tours à proximité, au-dessus de leurs têtes.

Lors d’une seule distribution en juin, des contractuels ont utilisé 37 grenades assourdissantes, 27 projectiles « scat shell » en caoutchouc et fumigènes ainsi que 60 bombes de gaz poivré, selon des échanges de messages internes partagés avec l’AP. Ce décompte n’inclut pas les munitions réelles, a précisé le contractuel qui a fourni les vidéos. Une photo partagée par ce contractuel montre une femme allongée dans une charrette tirée par un âne, après qu’elle a,i selon lui, été touchée à la tête par un éclat d’une grenade assourdissante. Un rapport interne de Safe Reach Solutions, l’entreprise de logistique sous-traitée par la GHF pour gérer les sites, a révélé que des demandeurs d’aide avaient été blessés lors de 31 % des distributions qui ont eu lieu sur une période de deux semaines en juin. Le rapport ne précisait ni le nombre de blessés ni la cause. SRS a indiqué à l’AP que le rapport faisait référence à des blessures non graves. D’autres vidéos montrent des scènes frénétiques où des Palestiniens courent pour récupérer des cartons de nourriture restants sur un site. Des centaines de jeunes hommes se pressent près de petites barrières métalliques, transférant la nourriture des cartons vers des sacs, tandis que des contractuels, de l’autre côté des barrières, leur ordonnent de reculer. Certains Palestiniens grimacent et toussent à cause du gaz poivré. « Tu sens ce gaz poivré ? Beurk », peut-on entendre dire en anglais un homme proche de la caméra.

Cette photo, fournie par un entrepreneur américain sous couvert d’anonymat parce qu’il révélait des informations internes de son employeur, montre une femme affaissée sur une charrette tirée par un âne après qu’elle a été, selon l’entrepreneur, frappée à la tête par un éclat de grenade assourdissante sur un site de distribution alimentaire à Gaza géré par la Gaza Humanitarian Foundation en juin 2025. (Photo AP)

SRS a reconnu qu’elle avait affaire à une population nombreuse et affamée, mais a affirmé que l’environnement était sécurisé, contrôlé et permettait aux gens de recevoir l’aide dont ils ont besoin en toute sécurité.

Vérification des vidéos par analyse audio


Pour confirmer que les vidéos proviennent bien des sites, l’AP les a géolocalisées à l’aide d’images aériennes. L’AP a également fait analyser ces vidéos par deux experts en analyse audio médico-légale, qui ont pu identifier des tirs à balles réelles, y compris des tirs de mitrailleuses, provenant des sites, dans la plupart des cas à une distance de 50 à 60 mètres du microphone de la caméra. Dans la vidéo où l’on entend les hommes s’encourager mutuellement, l’écho et l’acoustique des tirs indiquent qu’ils proviennent d’une position proche du microphone, a expliqué Rob Maher, professeur en génie électrique et informatique à la Montana State University et spécialiste reconnu de l’analyse audio médico-légale. Maher et l’autre analyste, Steven Beck, propriétaire de Beck Audio Forensics, ont déclaré qu’il n’y avait aucun signe de manipulation de l’audio des vidéos. Les analystes ont ajouté que les rafales de tirs et les séquences de détonations dans certaines vidéos montraient que les armes étaient dirigées dans différentes directions et non pas constamment vers une seule cible. Ils n’ont cependant pas pu déterminer précisément l’origine exacte des tirs ni l’identité des tireurs.

La GHF affirme que l’armée israélienne n’est pas déployée sur les sites de distribution d’aide. Le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, porte-parole de l’armée, a déclaré que l’armée n’est pas stationnée sur les sites ni dans leur proximité immédiate, surtout pendant les heures d’ouverture. Il a précisé qu’ils sont gérés par une entreprise américaine et disposent de leur propre sécurité.

L’un des contractuels présents sur les sites a indiqué qu’il n’a jamais ressenti de menace réelle ou perçue de la part du Hamas sur place. SRS affirme que le Hamas a ouvertement menacé ses travailleurs humanitaires et les civils recevant l’aide. L’entreprise n’a pas précisé où ces personnes avaient été menacées.

Des Palestiniens transportent des cartons contenant des denrées alimentaires et des colis d’aide humanitaire distribués par la Gaza Humanitarian Foundation, une organisation soutenue par les États-Unis et approuvée par Israël, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, mardi 27 mai 2025. (Photo AP/Abdel Kareem Hana, fichier)

Des analystes américains et des soldats israéliens travaillent côte à côte, affirment des contractuels

Selon le contractuel qui a filmé les vidéos, l’armée israélienne profite du système de distribution pour obtenir des informations. Les deux contractuels ont déclaré que des caméras surveillent les distributions sur chaque site et que des analystes américains et des soldats israéliens s’assoient ensemble dans une salle de contrôle où les images sont visionnées en temps réel. Selon eux, cette salle de contrôle se trouve dans un conteneur situé du côté israélien du point de passage de Kerem Shalom vers Gaza. Le contractuel qui a filmé les vidéos a précisé que certaines caméras sont équipées d’un logiciel de reconnaissance faciale. Dans les vidéos en direct des sites vues par l’AP, certains flux vidéo étaient étiquetés “analytics”, ce sont ceux qui, d’après lui, disposaient du logiciel de reconnaissance faciale.

Si une personne d’intérêt apparaît à l’écran et que ses données sont déjà dans le système, son nom et son âge s’affichent sur l’ordinateur a-t-il expliqué. Les soldats israéliens qui surveillent les écrans prennent alors des notes et recoupent ces informations fournies par les analystes avec leurs propres images de drones filmant les sites, a-t-il ajouté. Le contractuel a dit ignorer la provenance des données utilisées dans le système de reconnaissance faciale. L’AP n’a pas pu vérifier ces informations de manière indépendante.

Un rapport interne de SRS daté de juin, consulté par l’AP, indiquait que son équipe de renseignement diffusait auprès du personnel une « POI Mugs Card » montrant des photos de Palestiniens, prises sur les sites, considérés comme personnes d’intérêt.

Le contractuel a affirmé que lui et d’autres employés avaient reçu pour consigne de photographier toute personne semblant « hors de place ». Mais les critères n’étaient pas précisés, a-t-il ajouté. Selon lui, ces photos étaient ensuite ajoutées à la base de données de reconnaissance faciale. Il ne savait pas ce qu’il advenait ensuite de ces informations.

SRS a affirmé que les accusations selon lesquelles elle recueillerait des renseignements sont fausses et qu’elle n’a jamais utilisé de données biométriques. L’entreprise a précisé qu’elle coordonne ses mouvements avec les autorités israéliennes, ce qui est une obligation pour toute organisation humanitaire à Gaza. Un responsable de la sécurité israélienne, resté anonyme conformément au protocole de l’armée, a déclaré qu’il n’existe aucun système de filtrage ou de contrôle de sécurité développé ou exploité par l’armée à l’intérieur des sites d’aide.

Un déploiement précipité, selon les contractuels


Les plusieurs centaines de contractuels recrutés par UG Solutions sont arrivés en Israël à la mi-mai, peu de temps avant l’ouverture du premier site de la GHF le 26 mai. Le déploiement s’est fait dans le désordre et sans véritable leadership, ont déclaré les deux contractuels à l’AP. Certains hommes avaient été recrutés seulement quelques jours auparavant, via un simple e-mail demandant s’ils voulaient travailler à Gaza. Beaucoup n’avaient aucune expérience du combat et n’avaient pas été formés correctement à l’utilisation d’armes offensives, ont-ils expliqué.

Selon eux, SRS n’a fourni au personnel un projet de règles d’engagement que trois jours après le début des distributions. Le projet, consulté par l’AP, précise que la force létale ne peut être utilisée qu’en cas de nécessité extrême et que les armes non létales peuvent l’être dans des situations extrêmes contre des individus non armés mais physiquement violents. Or, les Palestiniens visibles sur les vidéos ne semblent pas physiquement agressifs. SRS affirme qu’il y a eu quelques altercations entre demandeurs d’aide sur les sites, mais qu’aucune n’a impliqué son personnel. Chaque contractuel disposait, selon la personne qui a filmé les vidéos, d’un pistolet, de grenades assourdissantes, de gaz lacrymogène et d’un fusil automatique de fabrication israélienne capable de tirer des dizaines de balles en quelques secondes. Dans un e-mail datant de mai et partagé avec l’AP par un tiers, un contractuel de haut rang écrivait au responsable de UG Solutions pour qualifier l’opération de « travail d’amateur ». Il ajoutait que les sites manquaient de personnel et de ressources, ce qui les rendait « non viables » et « dangereux », selon cet e-mail consulté par l’AP. Les deux contractuels ont indiqué qu’aucun des hommes arrivés en Israël pour travailler pour UG Solutions n’avait été testé pour vérifier s’il savait manipuler une arme en toute sécurité. L’un d’eux a ajouté que le déploiement précipité avait aussi empêché certains de « régler » leur arme, c’est-à-dire l’ajuster selon leurs spécifications personnelles pour viser correctement. Des experts militaires précisent qu’utiliser une arme non réglée comporte un risque considérable.

Un porte-parole de UG Solutions, Drew O’Brien, a déclaré que l’entreprise dispose d’un processus de recrutement et de formation rigoureux, incluant “une procédure de candidature détaillée, des vérifications par des experts, des prises de références, des vérifications des antécédents et un test de compétence aux armes”. Le groupe affirme aussi qu’il réalise régulièrement des contrôles qualité pendant les missions. O’Brien a précisé que le groupe n’était pas au courant de vidéos montrant des tirs effectués par quelqu’un présenté comme un contractuel de UG Solutions. Il a ajouté qu’il ne pouvait pas commenter ces accusations sans voir les vidéos. 

Les deux contractuels ont averti que si l’organisation continue à fonctionner de cette manière, des vies seront encore en danger. « Si les opérations continuent ainsi, des demandeurs d’aide innocents continueront à être inutilement blessés, » a déclaré celui qui a filmé les vidéos. « Et peut-être tués. »

Traduction : Shannez Touati

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