Il ne reste plus que deux jours pour s’inscrire et rejoindre la Global Sumud Flotilla. Les participants à ce nouveau convoi de bateaux partiront le 31 août d’Espagne vers Gaza. L’objectif est de briser le blocus israélien dans l’enclave palestinienne, responsable d’une famine sans précédent.
Par l’Agence Média Palestine, le 14 août 2025.

Le lancement du nouveau projet de la Global Sumud Flotilla est imminent. Deux mois après la Marche mondiale pour Gaza, lancée par cette même coalition citoyenne pour rallier Rafah en partant d’un point mondial de rassemblement au Caire, plus de 5000 personnes issues des sociétés civiles de 60 pays différents s’affairent pour préparer cette nouvelle échéance.
La plus grosse initiative citoyenne pour Gaza
Le projet est présenté par la coalition comme la plus grosse action citoyenne entreprise pour briser le siège israélien sur Gaza. Des dizaines de navires vont fendre les mers le 31 août prochain en direction de l’enclave palestinienne étouffée par un blocus israélien terrible. Il s’agit pour les organisateurs de tenter de briser le blocus par la voie maritime, puisque la tentative d’entrée par la voie terrestre lors de la marche du mois de juin s’est soldée par un échec.
Pour ce faire, la Global Sumud Flotilla peut compter sur une expérience certaine en la matière. Et pour cause, dans cette coalition citoyenne on retrouve des membres du Madleen et du Handala, deux expéditions de la Flottille de la Liberté qui avaient tenté aux mois de juin et juillet dernier de rallier Gaza par bateau, avant d’être interceptés illégalement par les autorités israéliennes dans les eaux internationales au large de l’enclave.
Dans ces équipages, plusieurs personnalités étaient présentes, de divers horizons, à l’image de la militante suédoise Greta Thunberg. Cette dernière a d’ailleurs annoncé il y a quelques jours sur le réseau social Instagram qu’elle ferait partie de cette nouvelle vague de départs : “Le 31 août, nous lançons la plus grande tentative jamais réalisée pour briser le blocus israélien illégal de Gaza, avec des dizaines de bateaux partant d’Espagne. Nous en rejoindrons des dizaines d’autres le 4 septembre, partant de Tunisie et d’autres ports.”
Parmi les autres structures qui composent la Global Sumud Flotilla, on compte aussi la Maghreb Sumud Flotilla. Cette coalition citoyenne de plusieurs pays maghrébins avait organisé le Convoi de la résistance au mois de juin, envoyant des centaines de caravanes sur les routes d’Afrique du Nord pour rallier Gaza. Enfin, son pendant sud-asiatique composé de huit pays menés par la Malaisie, le Sumud Nusantara, est la dernière pièce du puzzle qui compose cette coalition internationale hétéroclite qui revendique son statut d’offensive citoyenne inédite contre le blocus israélien à Gaza.
Une coalition transpartisane
Sur le site dédié à l’initiative de la Global Sumud Flotilla, le message est clair : “Nous sommes indépendants, international, et non-affiliés à aucun gouvernement ou parti politique. Notre allégeance va à la justice, la liberté et la sacralité de la vie humaine.” Pour les participants et les leaders de ce mouvement citoyen, pas question de se revendiquer d’un quelconque bord politique, bien au contraire. La coalition met en avant la diversité de profils qui la composent, tous guidés par un but commun, “briser le siège illégal de Gaza par la mer, ouvrir un corridor humanitaire et stopper le génocide en cours du peuple palestinien”.
C’est pour atteindre ces objectifs et par la croyance “en la dignité humaine et le pouvoir de l’action non-violente” que des activistes, personnalités publiques, citoyens indignés, se sont réunis pour apporter leur pierre à l’édifice. On trouve au sein de ces personnalités l’acteur irlandais Liam Cunningham, l’actrice américaine Susan Sarandon, le militant brésilien présent à bord du Madleen Thiago Avila ou encore l’eurodéputée LFI Emma Fourreau, présente à bord du Handala.
Les bateaux affrétés par cette gigantesque coalition s’élanceront dans deux semaines pour briser un blocus israélien qui a des conséquences dramatiques pour la population. Dans son dernier rapport hebdomadaire publié hier, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies relayait une information du ministère de la Santé gazaoui : Onze palestiniens sont morts de faim ces dernières 24 heures.



