La pertinence contemporaine du tatreez palestinien

« Quand les gens portent des broderies palestiniennes, ce n’est pas seulement parce qu‘elles sont décoratives. Elles sont belles, certes, mais elles sont aussi chargées de sens », explique l’auteure Joanna Barakat.

Broderie provenant d’une robe de Bethléem (thobe palestinien) avec de la soie, de l’argent et de l’or. image : MET / Licence Creative Commons CC0 1.0 Universal Public Domain Dedication.

Par Greta Rainbow, le 12 janvier 2026.

Parmi les illustrations du livre, on peut voir des portraits de femmes sous des oliviers ou dans des orangeraies à Jaffa par Sliman Mansour, cofondateur de la Ligue des artistes palestiniens ; des collages de paysages de Gaza par Hazem Harb ; des photos d’archives retravaillées par Sary Zananiri qui interrogent « la façon dont les connaissances archéologiques ou ethnographiques sont élaborées » ; les impressions florales kaléidoscopiques de Steve Sabella ; et les installations d’immenses broderies de Samar Hejazi, dont un oeuvre figure sur la première de couverture du livre.

« Ce moyen d’expression [la broderie] m’a procuré un sentiment d’appartenance à la Palestine et à l’identité palestinienne qu’aucun autre moyen ne m’avait jamais procuré », explique-t-elle. « J’ai grandi loin de la Palestine. Mon arabe est hélas très mauvais. Cette activité a construit une proximité, car le fait de savoir broder signifiait que je pouvais parler ce langage comme mes ancêtres avaient pu le faire. »

Traduction : JCP

Source: Hyperallergic

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