Ciné-Palestine Toulouse Occitanie revient pour sa douzième édition, du 9 mars au 17 mars 2026

La 12ᵉ édition du festival Ciné-Palestine se déroule du 9 au 17 mars 2026 à Toulouse. Depuis 12 ans, ce festival met en avant les cinéastes palestiniens et valorise la culture du Moyen-Orient. Au programme : 40 films et 54 projections.

Par l’Agence Média Palestine, le 10 février 2026

Le cinéma, outil de résistance

« Le cinéma palestinien n’est pas seulement un art, il est mémoire vivante, résistance et liberté. » Ces mots ouvrent la 12ᵉ édition de Ciné-Palestine Toulouse Occitanie, du 9 au 17 mars 2026. L’association La Compagnie Ici, Là-Bas et Ailleurs (Cilba) organise ce festival qui promeut la culture du Moyen-Orient. Plusieurs disciplines sont représentées : cinéma, poésie, littérature, musique.

Pendant ces 8 jours, 40 films seront présentés. De nombreux invités sont attendus, dont la cinéaste Shayma’ Awawdeh. Elle a gagné le Grand Prix national au Festival international du court métrage de Clermont-Ferrand 2026 pour son film Intersecting Memory, choisi pour son message politique fort.

Le festival s’ouvre avec Ce qu’il reste de nous de Cherien Dabis. La réalisatrice sera présente. Son film suit trois générations d’une famille palestinienne de 1948 à aujourd’hui. La programmation propose aussi des documentaires précieux. Par exemple, UNRWA, 75 ans d’une histoire, coréalisé par Nicolas Wadimoff et Lyana Saleh. Lyana Saleh assistera à la projection. Ce documentaire examine le rôle complexe de l’UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient). 

Cette année, l’Irak est l’invité d’honneur. Ce pays entretient des liens de solidarité avec le cinéma palestinien depuis les années 1970. Dès 1978, le réalisateur irakien Kacem Hawel adaptait Retour à Haïfa, roman de l’auteur palestinien Ghassan Kanafani. La cinéaste irakienne Salam Jawad sera présente pour parler du renouveau du cinéma irakien. 

La mémoire à travers l’art

Le festival rend hommage à l’acteur et réalisateur palestinien Mohammad Bakri, disparu en décembre 2025. Il était connu pour son engagement contre l’occupation israélienne. Dans une interview accordée en 2024 à l’édition arabe du New Arab, Mohammad Bakri déclarait : « En Palestine, nous volons la vie pour vivre et résister ». Pour lui, on ne peut pas séparer la créativité de la lutte.

Au-delà du cinéma, le festival met aussi en avant la photographie. Deux expositions commencent dès le 7 mars 2026. Hussein Jaber présente « Gaza, enfants en quête de vivres ». Il documente le quotidien des plus jeunes dans la bande de Gaza. Les « yeux de Gaza », photographies de Fatma Hassona, seront également exposées. Cette photographe palestinienne a été assassinée par l’armée israélienne en 2025. Elle laisse derrière elle un témoignage visuel précieux. Présenter leur travail permet de prolonger leur voix et de transmettre leur regard sur Gaza.

Le concert d’ouverture a lieu le 7 mars 2026 à 18h au chapiteau de l’AGIT à Balma (Occitanie). Il mêle poésie palestinienne et chants kurdes de résistance. Il met en avant les liens entre différentes luttes et cultures. Pour les organisateurs, « faire connaître ce qu’est la Palestine et qui sont les Palestinien·nes » passe autant par les images que par les débats, rencontres et lectures qui prolongent les projections.

De Toulouse à Gaza, de Balma à Jérusalem, Ciné-Palestine propose un voyage. Chaque film, chaque photo, chaque discussion incarne cette pluralité : mémoire vivante d’un peuple, acte de résistance contre l’oubli et célébration de la création artistique. Le festival Ciné-Palestine ne se contente pas de raconter la Palestine : il la fait exister, donc il l’aide à résister.

Programmation du festival ciné Palestine 2026

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