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« Un banquet de couleurs. Pour que le gris ne règne pas en maître. Pour être aux côtés de la Palestine. Et prendre rendez-vous avec ce jour heureux où toutes ces œuvres d’art, côte à côte, peintures, photographies, sculptures du monde entier, constitueront un musée d’amitié. » Laurent Gaudé

L’IMA abrite depuis 2016 la collection du futur Musée national d’art moderne et contemporain de la Palestine. Cette collection « de solidarité », s’est constituée à partir de dons d’artistes ou de leurs héritiers ; c’est Elias Sanbar, ambassadeur de la Délégation de la Palestine auprès de l’Unesco, qui en a eu l’idée.
Pour la troisième présentation de la collection à l’Institut du monde arabe, l’écrivain Laurent Gaudé a été invité à choisir parmi les quelque 350 œuvres déjà réunies. Il a privilégié la couleur, dans toutes les acceptions de ce mot, de la palette au sentiment, de l’engagement à l’épreuve…

Donner aux Palestiniens un accès au monde

Pourquoi œuvrer à la création d’un Musée d’art moderne et contemporain en Palestine ? Parce que, explique Elias Sanbar, tout État a pour devoir de donner à ses citoyens l’accès à la culture et au beau. Cette prérogative devient essentielle en situation d’occupation. Ainsi, concevoir un tel musée s’affirme comme une manière d’inscrire la Palestine dans le monde et, plus encore, de donner aux Palestiniens un accès au monde.
Cet accès par les arts plastiques de la deuxième moitié du xxe siècle à aujourd’hui apporte la vision que chaque artiste donne de « son » monde, quels que soient son origine, son style, les techniques et supports employés. L’émotion prend alors le pas sur le témoignage, donnant à chacun selon ses inclinations la possibilité de sentir et de rêver en toute liberté, loin des contingences du quotidien.
L’exposition rend également hommage à Vladimir Veličković, disparu le 29 août 2019, un des tout premiers artistes à avoir cru à la réalité d’un musée d’art moderne et contemporain pour tous en Palestine. Qu’il en soit à jamais remercié !

Une collections solidaire

Le 16 octobre 2015, le président de l’Institut du monde arabe Jack Lang et l’Ambassadeur de la Palestine auprès de l’Unesco Elias Sanbar signaient un partenariat pour œuvrer à la création d’un Musée d’art moderne et contemporain en Palestine. Le projet est fondé sur le principe d’une collection solidaire, constituée de dons d’artistes. Gérée par une association de droit français, cette collection est conservée à l’Institut du monde arabe, son point d’ancrage, en attendant l’acquisition du terrain et la construction des locaux du musée en Palestine. Coordonnée par Ernest Pignon Ernest, elle a pour ambition est de couvrir les courants essentiels de la création contemporaine de ces cinquante dernières années.

Du mardi au vendredi de 10h à 18h, samedi, dimanche et jours fériés de 10h à 19h.

Salles d’expositions (niveau -1/-2)

Institut du monde arabe 1 rue des Fossés Saint-Bernard 75005 Paris

Voir également cet article publié sur Médiapart à ce sujet:

L’art: ce qui reste à la Palestine quand elle a tout perdu