Par l’Agence Média palestine, le 22 mai 2026

Après le tollé suscité par la vidéo du ministre israélien Itamar Ben Gvir où on le voit se réjouir de leur humiliation, les militants de la flottille humanitaire Global Sumud, interceptée illégalement par la marine israélienne, ont commencé à témoigner publiquement après leur libération ces dernières heures. Plusieurs d’entre eux décrivent des violences physiques, des humiliations, des privations de sommeil, ainsi que des agressions sexuelles et du harcèlement pendant leur détention.
Le militant brésilien Thiago Avila, kidnappé et détenu durant dix jours par Israël, au début du mois de mai, était à Istanbul pour accueillir ses camarades. Dans une vidéo face caméra qui a fait des centaines de milliers de vues, il affirme que plusieurs militants auraient été « violés ». « Des soldats israéliens ont violé des activistes humanitaires transportant de la nourriture et des médicaments à des enfants affamés à Gaza ! Nous devons arrêter ces monstres ! Nous devons arrêter cette force d’occupation qui ne respecte pas le droit international et le droit humanitaire. Ce n’est pas seulement Itamar Ben Gvir, mais tout le régime colonial avec Benjamin Netanyahu, Bezalel Smotrich, Gideon Sa’ar, Israël Katz et tous les autres criminels de guerre et leurs alliés complices à l’intérieur et à l’extérieur d’Israël », a-t-il déclaré.
Flotilla participants are arriving at Istanbul airport. This is what Israel military and prison personnel did to them. pic.twitter.com/DbbXxJWi55
— Heidi Matthews (@Heidi__Matthews) May 21, 2026
Plusieurs organisations proches de la flottille évoquent également des violences sexuelles. Le Comité international pour briser le siège de Gaza affirme avoir recueilli des témoignages faisant état « d’agressions sexuelles », de harcèlement sexuel, de passages à tabac, de militants traînés au sol, menottés et maintenus les yeux bandés. Selon ces témoignages relayés par l’agence turque Anadolu et TRT Français, certains militants auraient subi des attouchements et des humiliations à caractère sexuel pendant les interrogatoires et les transferts. Les organisateurs parlent d’« une violation flagrante de la dignité humaine ».
De nombreux militants ont été victimes de violences physiques à tel point que certains ont dû être hospitalisés. Les images les montrent sur des brancards, visiblement affaiblis ou portant des ecchymoses sur leur dos, leurs bras ou leurs jambes. Une militante allemande a été équipée d’une minerve. Le journaliste italien Alessandro Mantovani, présent à bord de la flottille, affirme avoir été frappé à son arrivée dans un centre de détention israélien. Il décrit un « lieu de terreur » où des gardiens auraient distribué coups de pied et coups de poing aux détenus. « Me tabasser, ça veut dire qu’ils m’ont donné des coups de pied dans les jambes et des coups de poing au visage. Ce sont des gens qui savent ce qu’ils font, donc je n’ai pas de traces visibles importantes (…) Ils vous tabassaient et vous disaient “Bienvenue en Israël” », a-t-il dit aux journalistes à son arrivée à l’aéroport de Rome.Un autre militant italien, le député Dario Carotenuto, dit avoir reçu des coups au visage et dans l’œil pendant sa détention.



