Ne manquez pas l’exposition « Ce que la Palestine apporte au monde » à l’Institut du Monde Arabe prolongée jusqu’au 31 décembre 2023

Par l’Agence Média Palestine, le 31 mai 2023, actualisation le 21 décembre 2023

Il ne vous reste qu’une semaine pour vous rendre à l’exposition « Ce que la Palestine apporte au monde », à l’Institut du monde arabe. Cette exposition, qui mérite d’être vue, a été prolongée jusqu’en décembre 2023.

Photo / Agence Média Palestine

Depuis 2016, l’ Institut du Monde Arabe ( l’IMA ) abrite la collection du Musée national d’Art Moderne et contemporain de la Palestine. Celle-ci est composée de près de 400 dons volontaires d’artistes qui exposent des oeuvres appartenant à divers courants artistiques.

Cette exposition solidaire a été l’initiative d’Elias Sanbar, écrivain et ancien ambassadeur de la Palestine auprès de l’Unesco, et elle a été coordonnée par l’artiste Ernest Pignon-Ernest.

Durant 6 mois, l’IMA se donne pour objectif de mettre en lumière les artistes palestinien.ne.s mais aussi mettre en avant l’exposition d’archives palestiniennes de Jean Genet. Au programme de cette exposition, des évènements culturelles variés tels que des concerts, des colloques, des ateliers, du cinéma mais également des rencontres littéraires.

L’Avenir du nuage, dessin (détail), 2022. Musée des Nuages, collectif Hawaf

Ainsi, cette exposition met en avant des artistes modernes et contemporains palestinien.ne.s tels que Hamed Abdalla, Jef Aérosol, Amadaldin Al Tayeb, Jean-Michel Alberola, François-Marie Antonioz, Mehdi Bahmed, Vincent Barré, François Bazin-Didaud, Serge Boué-Kovacs, Mustapha Boutadjine, Jacques Cadet,Luc Chery, Bruce Clarke, Alexis Cordesse, Henri Cueco, Marinette Cueco, Noël Dolla, Bruno Fert, Anne-Marie Filaire, Noriko Fuse, Garrigo Beatriz, Christian Guémy alias C215, Anabell Guerrero, Stéphane Herbelin, Mohamed Joha, Valérie Jouve, Ahmad Kaddour, Robert Lapoujade, Julio Le Parc, Patrick Loste,Ivan Messac, May Murad, Chantal Petit, Pierson Françoise, Ernest Pignon-Ernest, Samir Salameh, Antonio Segui, Didier Stephant, Hervé Télémaque, Marc Trivier, Jo Vargas, Vladimir Velickovic, Marko Velk, Gérard Voisin, Jan Voss, Fadi Yazigi, Stephan Zaubitzer et Hani Zurob.

Bethléem. Photographie colorisée selon le procédé Photoglob Zürich, vers 1890. 

Samarie, la colonnade. Photographie colorisée selon le procédé Photoglob Zürich, vers 1890. 

Cette collection du musée de l’ IMA, inclut des oeuvres des artistes hommes et femmes palestiniens mais aussi des artistes du monde arabe tels que Mohammed Al Hawajri, Nabil Anani, Tayseer Barakat, Kamal Boullata, Chaouki Choukini, Paul Guiragossian, Abdul Rahman Katanani, Soleiman Mansour, Ahmed Nawash et Amer Shomali. 

Ces artistes dénoncent le sort fait au peuple palestinien depuis la Nakba en 1948, par l’intermédiaire de leur art.

Les œuvres exposées succèdent le poème de Mahmoud Darwich, « Éloge de l’ombre haute ». Sa poésie a été une inspiration pour nombre d’artistes, de toutes nationalités, qui font écho à la lutte palestinienne, à une population qui a été dépossédée de ses terres.

Des photographes contemporains palestinien.ne.s

L’ exposition de l’ IMA expose les oeuvres de 14 photographes contemporains palestinien.ne.s, à savoir Mohamed Abusal, Shady Alassar, Rehaf Al-Batniji, Taysir Batniji, Raed Bawayah, Tanya Habjouqa, Rula Halawani, Maen Hammad, Hazem Harb, Safaa Khatib, Eman Mohammed, Amer Nasser, Raeda Saadeh, Steve Sabella. Ces photographes proposent une vision très intime et personnelle sur la vie quotidienne en Palestine.

 Par ces images, ces artistes s’adressent à la diaspora palestinienne à travers le monde mais également au reste du monde.

 Mohamed Abusal, Un metro à Gaza, 2011

Mohamed Abusal, Un métro à Gaza, 2011, photographie et installation. D.R.Maeen Hammad, Landing, 2020-2023

Maeen Hammad, Landing, 2020-2023. D.R.Rula Halawan, Jerusalem Calling1, 2015

Rula Halawani, Jerusalem Calling 1, 2015, photographie et installation. Courtesy Ayyam Gallery / Rula HalawaniTanya Habjouqa, Occupied Pleasures, 2013

Tanya Habjouqa, Occupied Pleasures, 2013. Courtesy Noor Images / Tanya HabjouqaMohamed Abusal, Un metro à Gaza, 2011

Mohamed Abusal, Un métro à Gaza, 2011, photographie et installation. D.R.Maeen Hammad, Landing, 2020-2023

Maeen Hammad, Landing, 2020-2023. D.R.Rula Halawan, Jerusalem Calling1, 2015

Rula Halawani, Jerusalem Calling 1, 2015, photographie et installation. Courtesy Ayyam Gallery / Rula HalawaniTanya Habjouqa, Occupied Pleasures, 2013

Tanya Habjouqa, Occupied Pleasures, 2013. Courtesy Noor Images / Tanya Habjouqa

La valise de Jean Genet

Peu de temps avant sa mort, l’écrivain Jean Genet transmet à son avocat Roland Dumas, deux valises dans lesquelles sont répertoriés des manuscrits. Ceux-ci contiennent les traces écrites de toute sa vie. Ils contiennent des notes sur le cinéma, sur la prison mais également des traces de compagnonnages avec les Palestiniens et les Black Panthers.

Ces valises apparaissent alors comme la clé de construction de son cheminement de pensée qui donnera lieu à l’écriture de son oeuvre Un captif amoureux, soit le plus grand livre écrit par un auteur occidental sur les Palestiniens en lutte. 

Les manuscrits et les tapuscrits des textes de Jean Genet donne à voir ses commentaires concernant les photographies que Bruno Barbey a prises, en Palestine entre 1969 et février 1971. Ces photographies ont été publiés dans le magazine Zoom, en août 1971.


Outre ces manuscrits, Jean Genet n’a pas hésité à contribuer à la Revue d’études palestiniennes, notamment en faisant part d’un témoignage après les massacres dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila, en 1982.

Plus d’informations :

Horaire : Du Mardi au Vendredi : 10h -18h et les Samedis, Dimanches et jours féries : 10h – 19h

Plus d’informations sur le site de l’ IMA

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