Un rapport publié aujourd’hui par l’observatoire mondial de la faim (IPC) classe Gaza dans un état d’alerte, affirmant qu’il s’y déroule le « pire scénario de famine ».
Par l’Agence Média Palestine, le 29 juillet 2025

« De plus en plus d’éléments indiquent que la famine, la malnutrition et les maladies généralisées entraînent une augmentation des décès liés à la faim. Les dernières données montrent que le seuil de famine a été atteint en matière de consommation alimentaire dans la majeure partie de la bande de Gaza et en matière de malnutrition aiguë dans la ville de Gaza », résume le rapport de l’IPC publié ce matin.
Si la famine a été constatée et dénoncée par de nombreux organismes et pays depuis 21 mois de génocide, et en particulier depuis la reprise des hostilités et le blocus israélien imposé depuis mars dernier, cette déclaration de l’IPC a une importance particulière.
L’IPC n’a déclaré la famine que quelques rares fois : en Somalie en 2011, au Soudan du Sud en 2017 et 2020, et dans certaines parties de la région occidentale du Darfour au Soudan l’année dernière. Cette déclaration pèse donc plus qu’un mot, dans le combat contre la désinformation d’Israël qui prétend nier la famine qu’il impose sciemment aux habitant-es de Gaza.
Le rapport, qui s’appuie sur les informations disponibles jusqu’au 25 juillet, indique que la crise a atteint « un tournant alarmant et mortel ». Il indique que les données montrent que le seuil de famine a été atteint pour la consommation alimentaire dans la majeure partie de Gaza, qui est à son niveau le plus bas depuis le début de la guerre, ainsi que pour la malnutrition aiguë dans la ville de Gaza.
Selon le rapport, près de 17 enfants sur 100 âgés de moins de cinq ans dans la ville de Gaza souffrent de malnutrition aiguë. L’IPC appelle à une action immédiate et à grande échelle et met en garde : « Si rien n’est fait maintenant, cela entraînera des morts en grand nombre dans une grande partie de la bande de Gaza. »
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