Par l’Agence Média Palestine, le 2 septembre 2025

« Nous sommes plus de 365 soldats, et ce nombre ne cesse d’augmenter, à avoir servi pendant la guerre et à avoir déclaré que nous ne nous présenterons pas au rapport si nous sommes à nouveau appelés », a déclaré le sergent de première classe (réserve) Max Kresch lors d’une conférence de presse à Tel-Aviv. « Nous refusons de participer à la guerre illégale de Netanyahu, et nous considérons comme un devoir patriotique de refuser et d’exiger des comptes de nos dirigeants. »
Alors qu’Israël procède à une mobilisation à grande échelle des réservistes, appelant 40 000 d’entre elles et eux à se présenter afin d’étendre ses opérations terrestres dans la ville de Gaza, le mouvement de désobéissance grandit.
Lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui, les réservistes désobéissants ont invoqué leur inquiétude pour le bien-être des prisonniers israéliens toujours détenus à Gaza et le manque de « logique » de la décision de s’emparer de la ville de Gaza, que beaucoup considèrent comme la première étape vers le rétablissement de la présence militaire israélienne dans toute la bande de Gaza.
Comme dans d’autres mouvements israéliens qui appellent à « la fin de la guerre », les revendications sont ambigües et ne comprennent pas nécessairement la moindre empathie avec la souffrance des Palestinien-nes. Le porte-parole a d’ailleurs affirmé que parmi les déserteurs figuraient certains soldats qui se sont précipitées au front le 7 octobre pour protéger Israël.
« C’est précisément ce même sens du devoir qui nous pousse à refuser », déclare Max Kersh.
Le sergent-chef Dor Menachem affirme que l’ordre d’occuper la ville de Gaza « met en danger les otages et les soldats eux-mêmes », affirmant que l’ensemble de l’establishment militaire a exprimé une « position déterminée contre » une telle mesure. « Cette décision n’a aucune logique », ajoute-t-il.
Cette annonce est néanmoins une fissure de plus dans le soutien israélien à sa guerre génocidaire à Gaza, et une fois encore, il faut saluer la détermination de la minorité anticolonialiste, à laquelle il appartient de réussir à pousser les masses à exiger une paix réelle.



