Trump s’attend à ce qu’une force internationale de stabilisation soit déployée « très prochainement » à Gaza

Israël refuse catégoriquement l’entrée des forces armées turques à Gaza dans le cadre du plan de paix en 20 points proposé par Trump.

Par l’équipe d’Al Jazeera, le 7 novembre 2025

Le président américain Donald Trump s’attend à ce qu’une force de maintient de la paix soit déployée « très prochainement



Le président américain Donald Trump a déclaré qu’il s’attendait à ce qu’une force internationale de stabilisation coordonnée par les États-Unis soit déployée « très prochainement » à Gaza dans le cadre de son plan d’après-guerre pour l’enclave, qui continue de subir une crise humanitaire grave en raison des bombardements israéliens incessants.

« Cela va se faire très bientôt. Et Gaza se déroule très bien », a déclaré le président jeudi, ajoutant qu’une alliance de « pays très puissants » s’était portée volontaire pour intervenir en cas de problème avec le groupe armé palestinien Hamas, qui n’a pas encore confirmé qu’il déposerait les armes.

La déclaration du président intervient alors que le Conseil de sécurité des Nations unies s’apprête à entamer des négociations pour autoriser un mandat de deux ans pour un organe de gouvernance transitoire et une force de stabilisation, censée protéger les civils, sécuriser les zones frontalières et former la police palestinienne.

Le secrétaire général Antonio Guterres a déclaré mardi à Al Jazeera que toute force de stabilisation devait bénéficier d’une « légitimité internationale totale » pour soutenir les Palestiniens à Gaza.

Un haut responsable du gouvernement américain a déclaré à l’agence de presse Reuters que les négociations devraient débuter jeudi, après que son pays ait distribué cette semaine le projet de résolution aux dix membres élus du Conseil de sécurité et à plusieurs partenaires régionaux.

Cette résolution, qui aurait été vue par l’Égypte, le Qatar, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite et la Turquie, permettrait à une force de stabilisation de 20 000 soldats d’« utiliser toutes les mesures nécessaires » pour mener à bien son mandat, ce qui signifie qu’elle sera autorisée à recourir à la force, selon Reuters.

Le Hamas n’a pas indiqué s’il allait se démilitariser, un principe clé du plan en 20 points de Trump, mais une partie de la mission de la force de stabilisation consisterait à détruire ses capacités et ses « infrastructures offensives » et à l’empêcher de se reconstruire.

Le plan de Trump a contribué à la conclusion d’un accord de libération des prisonniers et à un fragile cessez-le-feu entre Israël et le groupe armé le 10 octobre, que le premier a violé à plusieurs reprises par ses bombardements répétés et ses restrictions sévères de l’aide à l’enclave.

La Turquie a joué un rôle crucial dans les négociations en encourageant le Hamas à accepter le plan de paix et en ralliant le soutien à la force de stabilisation en accueillant cette semaine à Istanbul les ministres des Affaires étrangères du Qatar, de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, de la Jordanie, du Pakistan et de l’Indonésie.

La Turquie a condamné à plusieurs reprises la guerre génocidaire menée par Israël à Gaza et a exigé, lors d’une réunion au sommet, qu’Israël cesse de violer la trêve et autorise l’entrée de l’aide humanitaire indispensable dans le territoire palestinien en proie aux combats.

Mais les responsables israéliens, notamment le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar, sont catégoriques : leur pays n’acceptera pas la présence turque à Gaza.

Israël semble avoir sa propre vision de la force de stabilisation. Lors d’une conférence de presse conjointe avec Trump en septembre, Netanyahu a déclaré aux journalistes qu’« Israël conserverait la responsabilité de la sécurité, y compris un périmètre de sécurité, pour le moment » à Gaza.

Le chef du Commandement central américain, responsable du Moyen-Orient, a déclaré le mois dernier lors d’une visite à Gaza qu’aucune troupe américaine ne serait déployée dans cette région.



Traduction : JB pour l’Agence Média Palestine
Source : Al Jazeera

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