Des Palestiniens portent plainte contre la FIFA et l’UEFA pour complicité de crimes de guerre

Une coalition d’athlètes palestiniens a porté plainte le 16 février 2026 devant la Cour pénale internationale contre les présidents de la FIFA et de l’UEFA pour crimes de guerre et de crime contre l’humanité.

Terrain de football menacé de démolition à Umm al-Khair, en Cisjordanie, le 12.02.26 Photographe : Mosab Shawer image :activestills 

Par l’Agence média Palestine, le 17 février 2026 

Le 16 février 2026, une coalition de clubs, d’athlètes et d’organisations palestiniens a déposé une plainte devant la Cour pénale internationale (CPI) contre les présidents de la FIFA, Gianni Infantino, et de l’UEFA, Aleksander Čeferin, pour « complicité de crime de guerre et de crime contre l’humanité ».

Cette plainte intervient après l’installation de 11 clubs israéliens dans des colonies illégales en Cisjordanie. « Depuis 15 ans, la fédération palestinienne demande l’exclusion de ces clubs violant les droits humains », dénonce auprès de Politis Jill Thomson, porte-parole de Scottish Sport for Palestine, une association écossaise qui fait pression sur la FIFA et l’UEFA via des  pétitions, manifestations et plaidoyers juridiques. Elle ajoute : « La FIFA choisit son camp en ignorant nos morts, comme Suleiman Al-Obeid, le « Pelé palestinien » tué à Gaza. » L’article 64.2 des statuts de la FIFA interdit pourtant de jouer sur le territoire d’une autre fédération sans l’accord de celle-ci. La Palestine n’a jamais donné son autorisation pour que des clubs israéliens s’y installent. De plus, ces colonies sont illégales selon le droit international.

Selon Pressafrik, « le football palestinien est une cible de l’Etat d’Israël » : 898 membres de la communauté sportive palestinienne ont été tués en deux ans, dont plus de 400 footballeurs, parmi lesquels Hani Al-Masdar, entraîneur adjoint de l’équipe nationale, et Mohammed Barakat, attaquant star de la sélection. Parallèlement, 292 installations sportives ont été détruites depuis octobre 2023. Le célèbre stade de Yarmouk à Gaza a été détruit puis transformé en « camp de torture », témoigne Nader Jayousi, président du Comité olympique palestinien au Monde.  

En octobre 2025, Amnesty International avait déjà envoyé un courrier à la FIFA et l’UEFA pour réclamer la suspension de la Fédération israélienne de football (IFA) tant qu’elle n’interdirait pas aux clubs des colonies de participer aux championnats. L’ONG rappelait qu’au moins six clubs installés dans ces colonies participent aux compétitions israéliennes, en violation du droit international et de l’article 64.2 des statuts de la FIFA.

Un mois plus tôt, en septembre 2025, 30 experts de l’ONU avaient déclaré qu’Israël devait être exclu du football international, estimant que « les instances sportives ne doivent pas fermer les yeux » sur le génocide en cours, selon l’agence Wafa.

Cette plainte du 16 février fait suite à une première action similaire déposée fin novembre 2025 devant la CPI, qui accusait déjà Infantino et Čeferin de complicité dans le système d’apartheid pour avoir autorisé des clubs israéliens basés dans des colonies illégales à jouer dans les compétitions officielles, violant ainsi le droit international et leurs propres statuts.

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