Formes des luttes : quand le graphisme devient outil de solidarité avec Gaza

Depuis 2023, le collectif d’artistes Formes des luttes s’est engagé contre le génocide des Palestiniennes et des Palestiniens et pour un cessez‑le‑feu à Gaza, faisant du graphisme une arme de résistance. Leur présence à la marche du 28 mars 2026 à Paris, réaffirme le soutien du collectif pour la Palestine. 

Par l’Agence Média Palestine, le 30 mars 2026

Né fin 2019 dans le contexte des mobilisations contre la réforme des retraites, Formes des luttes s’est construit comme un outil commun pour les graphistes, illustrateur·ices et artistes désirant participer aux luttes sociales et politiques par le biais de l’image. Le collectif a multiplié les appels à créations, relayant des causes qui lui tiennent à cœur : réforme des retraites, résistance à la montée de l’extrême droite, luttes féministes et LGBTQIA+ en mixité choisie. Son site met à disposition une large base d’images librement téléchargeables, imprimables et diffusables dans un cadre militant et non commercial.

En octobre 2023, Formes des luttes a lancé son premier appel à images pour un cessez‑le‑feu à Gaza, renforçant une fois de plus le lien entre art graphique et mobilisation. Dès les premières semaines des bombardements israéliens, le collectif a mis en ligne des affiches de soutien au peuple palestinien, fermement engagées pour un cessez-le-feu. Leur travail, déjà mis en lumière dans notre article « Un collectif d’artistes s’engage pour un cessez‑le‑feu à Gaza », prend une nouvelle portée à l’occasion de la marche du 28 mars à Paris. 

Leur présence à la manifestation du 28 mars 2026 s’inscrit dans cette démarche : les affiches, autocollants et risographies issues d’un workshop à la Cité internationale des arts, co‑animé par les graphistes Hadjira Sahraoui, Jeanne Godiche‑Souché, Sébastien Marchal, à l’invitation de Stefan Christoff et du collectif artistique palestinien basé à Bethléem, Wonder Cabinet, circulent dans les cortèges. Ces images, conçues avec des artistes palestinien·nes et libanais·ses, mettent en avant la mémoire et la lutte palestinienne dans les rues de Paris. Le graphisme devient un outil de prise de parole politique et mémorielle, destiné à ne pas faire oublier le génocide des Palestiniens et Palestiniennes en cours.

La campagne  » cessez-le-feu !  » de Formes des luttes

Le stand de Formes des luttes, le 28 mars 2026 à Paris image : @formesdesluttes

Les seules publications de notre site qui engagent l'Agence Média Palestine sont notre appel et les articles produits par l'Agence. Les autres articles publiés sur ce site sans nécessairement refléter exactement nos positions, nous ont paru intéressants à verser aux débats ou à porter à votre connaissance.

Retour en haut