Injures racistes, agressions et apologie du génocide : les nationalistes israéliens célèbrent la “marche des drapeaux”

Des nationalistes israélien-nes ont défilé, cette année encore, dans la vieille ville de Jérusalem lors de la “marche des drapeaux”, donnant lieu à des scènes violentes, des injures racistes et slogans génocidaires sous le regard complaisant des autorités israéliennes.

Par l’Agence Média Palestine, le 19 mai 2026



Chaque année, des milliers d’Israélien-nes nationalistes célèbrent “Jerusalem Day” ou “jour des drapeaux” le 14 mai, défilant dans les rues de Jérusalem pour célébrer l’occupation (illégale, pour rappel) de Jérusalem-Est en 1967.

Un manifestation sponsorisée

Les manifestant-es israélien-nes ont été acheminé-es en bus depuis l’ensemble des territoires palestiniens occupés depuis 1948 par Israël, et depuis les colonies de la Cisjordanie occupée, dans le cadre d’une vaste opération financée par la municipalité de Jérusalem et plusieurs ministères. Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, a également pris part à la manifestation.

Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, s’est rendu le matin-même devant la mosquée al-Aqsa, et y a déployé le drapeau israélien devant les caméras des médias, une nouvelle provocation défiant le statu quo en vigueur depuis 1967 dans ce site islamique sacré.

L’AFP rapporte que les manifestant-es scandaient “mort aux Arabes” et “que vos villages brûlent” et “Gaza est un cimetière”, tandis que la zone était entièrement bouclée par les forces de sécurité, contraignant de nombreux-ses habitant-es palestinien-nes à rester chez elles et eux et de fermer leurs commerces pour éviter d’être brutalisé-es par les manifestant-es galvanisé-es.

Des Palestinien-nes, mais aussi les journalistes et militants de toutes nationalités olnt été attaqué-es par les nationalistes, de même que des militant-es de l’organisation israélienne Standing Together, qui s’étaient déployé-es dans la ville pour protéger les Palestinien-nes.

Une violence inhérente

Ces quelques 400 activistes, déployé-es à travers la ville, n’ont pas suffi à empêcher la violence des nationalistes, malgré une mobilisation sans précédent. 

Une contre-manifestation, organisée par des activistes israélien-nes et palestinien-nes, a également tenté cette année de dénoncer cette marche, brandissant des banderoles sur lesquelles on pouvait lire “Arrêtez la Nakba en cours” et “Libérez Jérusalem du fascisme”, mais a rapidement été attaquée par des colons d’extrême droite et réprimée par la police israélienne, qui a arrêté un militant.

Il y a un aspect profondément provocateur dans cette marche”, analyse Eram Tzidkiyahu, chercheur spécialisé dans les relations judéo-arabes, sur Al Jazeera. “Il ne nous suffit pas de célébrer nos propres victoires. Il s’agit de célébrer nos victoires dans les salons de ceux qui ont perdu.

La violence est inhérente à cela, alimentée par des jeunes hommes en pleine poussée hormonale qui cherchent la confrontation et sont unis dans leur rejet absolu de l’’autre’. Cela n’a pas commencé le 7 octobre. C’est profondément ancré dans cette marche”, ajoute-t-il.

La ville de Jérusalem, outre ses sites historiques et religieux, est un lieu symbolique car elle est revendiquée comme la capitale d’un futur et hypothétique État de Palestine. Israël y multiplie, depuis 1967 et encore davantage depuis le 7 octobre 2023, des attaques et saisies de terres, comme nous l’expliquions dans cet article de l’Agence Média Palestine.

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