Drones et bébés en décomposition : ce que révèle le rapport de l’ONU sur le génocide des enfants palestiniens perpétré par Israël

Israël a tué plus de 20 000 enfants palestiniens depuis le 7 octobre 2023. Dans un rapport historique, l’ONU détaille des cas de torture, de viol et de meurtre.

Par Sondos Asem, le 25 juin 2025

Hind Rajab, une enfant palestinienne de cinq ans, assassinée par les forces israéliennes



Les forces israéliennes ont délibérément pris pour cible des enfants palestiniens, une stratégie qui constitue un élément central de leur génocide à Gaza, a conclu cette semaine la plus haute instance d’enquête de l’ONU sur la Palestine et Israël.

Cette conclusion figure dans un rapport de 88 pages qui examine l’ensemble des préjudices infligés aux enfants depuis le 7 octobre 2023, allant des tirs de précision effectués par des tireurs d’élite et des drones à la torture en détention, en passant par les violences liées à la santé reproductive et la destruction d’écoles et d’hôpitaux.

« Les preuves montrent que des enfants palestiniens ont été délibérément pris pour cible et tués par les forces de sécurité israéliennes », a déclaré Srinivasan Muralidhar, président de la Commission d’enquête internationale indépendante sur le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et Israël.

« Même après le cessez-le-feu d’octobre 2025, des enfants continuent d’être tués et gravement blessés, Israël continuant à faire fi du cessez-le-feu et de la protection due aux enfants palestiniens en vertu du droit international », a déclaré cet avocat et juge indien.

La commission, qui avait précédemment conclu qu’Israël était responsable de génocide à Gaza, a constaté que les enfants étaient pris pour cible de deux manières : directement, par le biais d’armes de précision, notamment des quadricoptères et des fusils de précision, et indirectement, par la destruction systématique des conditions nécessaires à leur survie.

Elle a identifié les unités militaires israéliennes spécifiques responsables de ces meurtres et a exhorté la Cour pénale internationale (CPI) à accorder la priorité aux crimes contre les enfants dans le cadre de son enquête en cours.

Nous présentons ci-dessous les principales conclusions de ce rapport.

Au moins 20 179 enfants tués

Entre l’attaque menée par le Hamas le 7 octobre 2023 et le 7 octobre 2025, les opérations militaires israéliennes ont tué au moins 20 179 enfants et en ont blessé 44 143 autres à Gaza, ce qui représente 30 % des personnes tuées et 26 % des blessés.

Les enfants de moins de cinq ans représentaient au moins 5 031 des décès, dont 1 029 âgés de moins d’un an et environ 420 nouveau-nés.

On estime que 5 160 autres enfants sont ensevelis sous les décombres.

La commission note que le chiffre réel est certainement plus élevé, car de nombreux décès n’ont pas été enregistrés.

Des enfants visés de manière délibérée

La commission a enquêté et documenté une pratique systématique des forces israéliennes consistant à viser délibérément des enfants à l’aide d’armes de précision.

Dix-sept professionnels de santé ayant travaillé dans différents hôpitaux de Gaza décrivent avoir soigné un grand nombre d’enfants présentant des blessures uniques par balle à la tête et au haut du corps, causées par des tireurs d’élite israéliens ou des drones quadricoptères.

Un médecin affirme que cette pratique suggère que les soldats israéliens « tiraient délibérément sur des adolescents comme s’il s’agissait d’un jeu de tir sur cible ».

La commission a procédé à une analyse médico-légale de 15 des 17 cas signalés par les médecins. Dans 12 de ces cas, les blessures correspondaient à un seul tir.

Parmi les cas spécifiques documentés :

Le 29 janvier 2024, les forces israéliennes ont abattu Hind Rajab, une fillette de cinq ans, à Tal al-Hawa, dans la ville de Gaza, ainsi que six membres de sa famille.

Lorsque deux secouristes du Croissant-Rouge palestinien se sont rendus sur place en voiture pour la secourir, les forces israéliennes ont bombardé leur ambulance et les ont tués eux aussi. La commission a conclu que la 401e brigade de la 162e division avait délibérément tiré sur la famille et entravé l’intervention médicale.

Le 24 janvier 2024, des soldats israéliens ont abattu un adolescent de 15 ans à Khan Younis alors qu’il brandissait un drapeau blanc et sortait de la maison familiale après avoir reçu un ordre d’évacuation israélien. Lorsque son frère, âgé de 20 ans, s’est précipité pour lui venir en aide, les soldats israéliens l’ont également abattu. La commission a établi que la 98e division opérait dans la zone et a conclu que les tirs étaient délibérés.

Le 12 avril 2024, un opérateur israélien de quadricoptère a tiré dans la tête d’un petit garçon âgé de 10 jours alors que sa mère l’allaitait à l’intérieur d’une tente dans le camp de Nuseirat. Le bébé a survécu mais souffre désormais de crises d’épilepsie. La commission a conclu que l’opérateur avait une vue dégagée sur l’intérieur de la tente avant de tirer.

Le 24 août 2024, un opérateur de quadricoptère israélien a tiré dans la tête d’une fillette de quatre ans alors qu’elle mangeait avec sa famille dans leur tente à Khan Younis. Elle a survécu, mais son côté gauche est resté paralysé. La commission a conclu qu’elle avait été délibérément prise pour cible.

Le 10 décembre 2024, un tireur d’élite israélien a tiré sur un garçon de huit ans à la fesse alors qu’il jouait à l’extérieur dans le camp de réfugiés de Bureij. La balle s’est logée dans la paroi abdominale. Les chirurgiens ont extrait une balle de 3 cm. La commission a constaté que la 99e division opérait dans la zone et a estimé que le garçon avait été touché par un tir de fusil de précision israélien.

Des enfants pris pour cible sur des sites de distribution alimentaire

À partir de mai 2025, des soldats israéliens ont tiré sur des enfants à proximité ou à l’intérieur même des sites d’aide de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF).

Plusieurs médecins ont déclaré à la commission avoir soigné des enfants présentant des blessures par balle subies à ces endroits.

Un chauffeur de camion de la GHF, qui a passé sept semaines à Gaza, a déclaré aux enquêteurs avoir vu deux adolescents être touchés à la tête par des soldats israéliens alors qu’ils s’enfuyaient en courant. Un soldat a été entendu dire que « la gâchette est facile à actionner ».

Des enfants tués après le cessez-le-feu

Le cessez-le-feu d’octobre 2025 n’a pas empêché les forces israéliennes de tuer des enfants. La commission a recensé plus de 100 enfants tués et des centaines d’autres blessés au cours des semaines qui ont suivi.

Les forces israéliennes se sont redéployées le long d’une ligne de démarcation nouvellement établie à l’intérieur de Gaza, connue sous le nom de « ligne jaune », tirant sur des civils, y compris des enfants, qui la franchissaient en tentant de rentrer chez eux ou de ramasser du bois de chauffage.

Le 29 novembre 2025, les forces israéliennes de la brigade Kfir ont lancé une frappe par drone qui a tué deux frères âgés de neuf et dix ans près de Bani Suheila, dans le sud de la bande de Gaza, alors qu’ils ramassaient du bois de chauffage pour leur père en fauteuil roulant.

Les forces israéliennes ont affirmé que les garçons étaient des suspects qui avaient franchi la ligne jaune. La commission a jugé cette affirmation sans fondement : les garçons se trouvaient à plus de 300 mètres des soldats israéliens, il était évident qu’il s’agissait d’enfants ramassant du bois, et l’opérateur du drone avait une vue dégagée sur eux avant de tirer.

Le 10 décembre 2025, des soldats israéliens ont tiré sur un garçon de 16 ans originaire du camp de Jabalia, puis un char israélien a roulé sur son corps.

213 enfants tués en Cisjordanie

Les forces israéliennes ont tué 213 enfants palestiniens en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, entre le 7 octobre 2023 et le 20 octobre 2025. La commission a constaté que les forces israéliennes y ciblaient systématiquement les garçons en tant que groupe distinct, les qualifiant de « terroristes » ou de « futurs terroristes ».

Le 25 janvier 2025, des soldats de la brigade israélienne Menashe ont abattu une fillette de deux ans d’une balle dans la nuque alors qu’elle dînait avec sa famille au sud de Jénine. Elle est morte sur le coup et est l’enfant la plus jeune tuée par les forces israéliennes en Cisjordanie depuis le 7 octobre 2023.

Le 28 janvier 2025, des soldats de la brigade israélienne Ephraim ont tiré sur un garçon de 10 ans au domicile de son père lors d’une incursion militaire à Tulkarm.

Les images de vidéosurveillance ont montré que le garçon n’était pas armé. Les soldats israéliens ont retardé de 30 minutes l’arrivée de l’ambulance qui devait le transporter à l’hôpital. Un soldat a déclaré au père du garçon : « C’est moi qui ai tiré sur votre fils. Si Dieu le veut, il mourra. » Le garçon est décédé des suites de ses blessures le 7 février 2025.

Le 16 novembre 2025, des soldats du bataillon de parachutistes israéliens, relevant de la brigade Menashe, ont tiré sur un garçon de 14 ans lors d’un raid militaire dans le camp de réfugiés d’Al-Faraa, à Tubas.

Les soldats israéliens l’ont ensuite laissé saigner sur le sol pendant 45 minutes, tout en restant debout autour de lui. Un soldat l’a filmé avec son téléphone tandis qu’un autre plaçait une pierre à côté de lui, ce que la commission a considéré comme une tentative de faire passer ce tir pour une riposte à des jets de pierres. Les soldats israéliens ont également pointé les viseurs laser de leurs armes sur la tête des secouristes pour les empêcher d’atteindre le garçon, qui est décédé.

Les autorités israéliennes ont séquestré son corps.

Des colons ont attaqué et enlevé des enfants

Au cours du premier semestre 2025, des colons israéliens ont perpétré plus de 1 000 attaques dans 230 communautés palestiniennes.

En avril 2025, deux colons ont enlevé deux frères et sœurs âgés de moins de cinq ans sous la menace d’un couteau alors qu’ils jouaient devant leur domicile ; ils les ont traînés jusqu’à une oliveraie et les ont attachés à un arbre.

En août 2024, des colons armés ont enlevé deux garçons de 15 ans qui gardaient du bétail, les ont battus, leur ont bandé les yeux, les ont déshabillés et les ont agressés sexuellement. Un colon a uriné sur l’un des garçons et lui a fracturé la jambe.

Enfants torturés et victimes d’abus sexuels

Les forces israéliennes ont arrêté plus de 1 655 enfants en Cisjordanie depuis le 7 octobre 2023, dont 600 rien qu’en 2025.

Au 31 décembre 2025, 51 % des enfants détenus l’étaient en détention administrative, c’est-à-dire emprisonnés sans inculpation, ce qui constitue un chiffre record.

Dès leur arrestation, les soldats israéliens ont soumis les enfants détenus à des coups, leur ont bandé les yeux, les ont menottés, les ont contraints à adopter des positions douloureuses sur du gravier et les ont terrorisés à l’aide de chiens. Les autorités pénitentiaires israéliennes ont privé ces enfants de nourriture, d’eau et de soins médicaux.

Un adolescent de 15 ans détenu au centre de Sde Teiman a déclaré à la commission qu’il était le seul enfant parmi les 70 adultes de sa cellule. Des soldats israéliens sont entrés dans la cellule accompagnés de chiens et ont ordonné aux détenus de s’allonger sur le ventre avant de lâcher les animaux sur eux. Il a qualifié les 23 jours qu’il a passés là-bas de « pires jours de ma vie ».

Un autre adolescent de 15 ans, arrêté lors d’arrestations massives à Gaza en décembre 2023, a déclaré à la commission que des interrogateurs israéliens l’avaient électrocuté à l’aide d’une aiguille insérée dans son épaule, l’avaient privé de nourriture et d’eau, et l’avaient contraint à adopter des positions douloureuses pendant jusqu’à 12 heures d’affilée pendant 54 jours, avant de le relâcher au poste-frontière de Kerem Shalom sans soins médicaux et sans aucun moyen de joindre sa famille.

La commission a également reçu des témoignages selon lesquels des gardiens de prison israéliens ont violé des garçons en détention et les ont soumis à d’autres formes de violences sexuelles, dans le cadre d’une pratique systématique des services pénitentiaires.

Le 22 mars 2025, un adolescent de 17 ans originaire de Ramallah est décédé à la prison de Megiddo, a indiqué la commission. Les autorités pénitentiaires israéliennes savaient depuis décembre 2024 qu’il souffrait d’un traumatisme crânien, d’une alimentation insuffisante et d’une perte de poids sévère, mais elles n’ont pas fourni les soins appropriés.

L’autopsie a révélé qu’il était décédé des suites d’une malnutrition sévère et prolongée. Les autorités israéliennes ont refusé de remettre son corps à sa famille pendant des mois. La commission a conclu que les autorités pénitentiaires israéliennes étaient responsables de sa mort et que cela constituait des crimes de guerre de torture, de traitements inhumains et d’homicide volontaire.

Hôpitaux et services de néonatologie détruits

Les forces israéliennes ont attaqué et contraint à la fermeture les trois principaux hôpitaux pédiatriques de Gaza au cours des deux premiers mois des hostilités.

Avant octobre 2023, Gaza comptait 178 couveuses réparties dans huit services de soins intensifs néonatals. Les attaques israéliennes et le siège ont réduit ce nombre à 54 en novembre 2024. Le personnel médical a raconté avoir dû placer trois à quatre nourrissons dans une seule couveuse.

À l’hôpital pédiatrique Al-Nasr, les forces israéliennes ont coupé l’électricité et empêché le personnel d’évacuer les patients, ne leur accordant que 30 minutes pour partir. Lorsqu’un cessez-le-feu a permis d’accéder aux lieux quelques semaines plus tard, les enquêteurs ont découvert quatre bébés en état de décomposition dans l’unité néonatale, toujours reliés à des appareils de réanimation hors service.

Au moins 15 nouveau-nés sont morts d’hypothermie évitable entre décembre 2024 et février 2025, conséquence directe des conditions imposées par le siège israélien.

Le blocus israélien et les attaques contre les services de santé reproductive ont entraîné une augmentation des taux de fausses couches pouvant atteindre 300 % après octobre 2023.

En octobre 2024, les femmes de Gaza avaient trois fois plus de risques de mourir en couches qu’avant la guerre.

En mars 2026, 70 % des nouveau-nés étaient classés comme prématurés ou présentant une insuffisance pondérale.

Écoles bombardées, démolies et occupées

Les forces israéliennes ont directement frappé 459 des 564 bâtiments scolaires de Gaza entre le 7 octobre 2023 et octobre 2025.

Plus de 97 % des écoles ont été endommagées ou détruites.

Les enfants de Gaza ont manqué trois années scolaires complètes, et plus de 668 000 enfants d’âge scolaire se sont vu refuser l’accès à l’éducation formelle.

Des soldats israéliens se sont filmés en train de démolir des écoles et ont publié les vidéos en ligne. Dans l’une d’elles, un soldat déclare avant de faire exploser une école : « Dans mon enfance, j’ai toujours rêvé de faire sauter mon école. Aujourd’hui, je fais sauter une école. Waouh. »

Dans une autre, un soldat se moque des élèves palestiniens, affirmant qu’ils « ne seront plus jamais ingénieurs ».

La commission a établi que les forces israéliennes de la 252e division avaient procédé à la démolition contrôlée d’au moins deux écoles de l’ONU à Beit Hanoun en novembre 2023.

Les forces israéliennes se sont également emparées d’écoles pour les utiliser comme bases militaires, dépôts d’armes et casernes.

En Cisjordanie, les autorités israéliennes ont émis des ordres de démolition visant 85 écoles. En mai 2025, les forces israéliennes ont mené un raid et expulsé plus de 550 enfants de trois écoles de l’ONU situées dans le camp de Shu’fat.

Le siège a affamé les enfants et fait réapparaître la poliomyélite

En octobre 2025, l’Unicef a fait état de 151 décès d’enfants dus à la malnutrition causée par le siège et le blocus israéliens. Juillet 2025 a été le mois le plus meurtrier, avec 24 enfants de moins de cinq ans décédés de malnutrition.

Le blocus israélien a également interrompu une quatrième campagne de vaccination contre la poliomyélite prévue pour avril 2025 et destinée à 600 000 enfants. La poliomyélite a refait son apparition à Gaza en août 2024, après 25 ans d’éradication. Le cas a été confirmé chez un bébé de 10 mois qui, un an plus tard, était toujours incapable de se tenir debout ou de bouger les jambes.

Des soldats ont détruit les affaires d’enfants

La commission a recensé au moins 35 cas où des soldats israéliens se sont filmés dans des maisons, des écoles et des espaces publics palestiniens en train de détruire ou de se moquer des jouets, des trophées et des affaires d’enfants, puis ont publié ces vidéos en ligne.

Dans une vidéo, un soldat israélien chevauche un cheval en bois pour enfant dans un appartement saccagé. Dans une autre, des soldats israéliens suspendent un ours en peluche par le cou au canon d’un char.

La commission a conclu que ces actes n’étaient pas isolés, mais reflétaient une culture délibérée de déshumanisation présente dans différentes unités et sur des périodes variées, sans qu’aucune mesure disciplinaire n’ait été prise par les commandants militaires israéliens.

Les conclusions juridiques

La commission conclut, sur la base de motifs raisonnables, que les autorités et les forces de sécurité israéliennes ont continué à commettre un génocide, des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre à Gaza, ainsi que des crimes de guerre en Cisjordanie.

Concernant le génocide, la commission estime que le fait que les forces israéliennes prennent délibérément pour cible des enfants constitue l’un des éléments clés établissant l’intention génocidaire. Les enfants incarnent la continuité biologique et sociale du groupe palestinien. La commission constate que les forces israéliennes ont tué des enfants, leur ont infligé de graves préjudices physiques et psychologiques, et leur ont délibérément imposé des conditions de vie destinées à les détruire en tant que partie intégrante du groupe palestinien au sens large à Gaza.

En ce qui concerne les crimes contre l’humanité, la commission affirme que les meurtres et les mutilations d’enfants commis par les forces israéliennes constituent des actes d’extermination et de meurtre. Les mauvais traitements infligés aux enfants en détention constituent des actes de torture et d’autres actes inhumains.

Sur les crimes de guerre, la commission fait état de meurtres délibérés, de torture et de traitements inhumains, de violences sexuelles, d’attaques intentionnelles contre des biens de caractère civil, notamment des hôpitaux, des écoles et des orphelinats, ainsi que du recours à la famine comme méthode de guerre.

La commission désigne des unités militaires israéliennes spécifiques responsables de meurtres dans des cas particuliers et demande que les personnes ayant une responsabilité de commandement soient tenues de rendre des comptes. Israël n’a répondu à aucune des 13 demandes d’informations ou d’accès formulées par la commission.




Traduction : JB pour l’Agence Média Palestine
Source : Midddle East Eye

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