Enfants de Palestine au cinéma : l’empêchement de l’enfance et de la parentalité sous l’occupation

Par l’Agence Média Palestine, le 2 juillet 2026

À quoi ressemble le quotidien des enfants et de leurs parents en territoires occupés ? Entre deux témoignages passés et présents, Enfants de Palestine propose deux regards documentaires, Still Playing (Jouant toujours) et Intersecting Memory (Mémoire croisée). Deux films qui exposent l’empêchement de l’enfance et de la parentalité sous la violence de l’occupation israélienne.

« C’est vraiment compliqué… parce que c’est dans ta nature de les aimer, c’est dans ton sang mais tu as peur de t’attacher à eux ». Cisjordanie occupée, été 2024. Rasheed Abueideh, un créateur de jeu vidéo, s’efforce d’élever ses deux fils malgré les raids de l’armée israélienne et les nouvelles de Gaza. La nuit, il crée des jeux vidéo où les mères et les pères n’arrivent plus à protéger leurs enfants. A son propos, Mohamed Mesbah, le réalisateur de Still playing raconte : « J’ai tout de suite été très touché par son approche personnelle et la charge émotionnelle de son travail. Surtout, il parlait beaucoup de ses enfants et la peur qu’il avait de les perdre, ce sentiment a été le point de départ du film. »

Intersecting Memory de la réalisatrice palestinienne Shayma’ Awawdeh fait renaître ses souvenirs d’enfance à Hébron et dans les territoires occupés durant la Seconde Intifada  (2000-2005) avec la  peur, l’état de siège et la mort au quotidien. Les moments du passé ressurgissent à travers des souvenirs d’enfance, entremêlés à la mémoire collective, alors que tout continue, se répète et s’intensifie dans le présent. Le film navigue entre des images d’archives et les souvenirs personnels de la réalisatrice née en 1994. Un récit « parallèle » qui fusionne l’Histoire factuelle et la mémoire personnelle, l’affect et la fragilité de l’enfant qui la vit.  Shayma’ Awawdeh a voulu réfléchir « aux conséquences des événements historiques sur la vie et l’expérience des enfants de Palestine. »

Les deux films seront projetés en avant-première au cinéma Les 3 Luxembourg à Paris le 8 juillet, à 19h30, en présence des équipes et de Rasheed Abueideh. 

Les deux films seront projetés à la suite, les 8, 9, 13 et 15 juillet au cinéma Les 3 Luxembourg à 19h30 (67 rue Monsieur le Prince, 75006 Paris). Des projections sont également prévues dans d’autres villes de France : 

  • Cinéma Gyptis à Marseille le 10 juillet à 19h (rencontre avec Mohamed Mesbah et Rasheed Abueideh et Nadine Naous,
  • Cinéma des familles Groix (dans le Morbihan), le 30 juillet à 21h.
  • Espace 1789 à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), le 24 juillet à 19h, le 27 juillet à 19h10 et le 28 juillet à 19h20.
  • Cinéma Jacques Tati à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), le 29 juillet à 18h45, le 30 juillet à 21h, le 31 juillet à 19h15, le 1er août à 21h, le 3 août à 19h et le 4 août à 16h30.
  • Les trois cinés à Vitry-sur-Seine, le 7 août à 19h, 10 août à 20h40 et le 11 août à 19h.

Les seules publications de notre site qui engagent l'Agence Média Palestine sont notre appel et les articles produits par l'Agence. Les autres articles publiés sur ce site sans nécessairement refléter exactement nos positions, nous ont paru intéressants à verser aux débats ou à porter à votre connaissance.

Retour en haut