Des campagnes de recrutement du Shin Bet aux programmes de formation militaire, l’appareil de défense israélien s’immisce de plus en plus profondément dans la vie universitaire.
Par Meron Rapoport et Aharon Porath, le 30 juillet 2026

Sur la scène de la cérémonie de remise des doctorats de l’Université de Tel-Aviv, le 16 juillet, après avoir interprété Imagine, de John Lennon, Hila Ben David laissa la place au général de brigade (réserve) Dr Danny Gold, directeur de la Direction de la recherche et du développement de la défense au ministère israélien de la Défense. Ancien étudiant de l’université, où il avait obtenu tous ses diplômes, Gold était de retour dans son alma mater pour s’adresser aux nouveaux diplômés.
Dans une conférence intitulée « Transformer une vision en sécurité », Gold a présenté plusieurs systèmes d’armement israéliens accompagnés de vidéos montrant des lanceurs de missiles, des interceptions par les systèmes de défense aérienne ainsi que des frappes israéliennes contre des camions au cœur de Téhéran. Des diapositives faisant la promotion de grands groupes de défense israéliens, tels qu’Elbit Systems et Rafael, ainsi que de sociétés privées plus petites comme SMART (« Létalité et précision pour les combattants ») et UNIQAI (« IA pour la planification des missions »), défilaient à l’écran.
Environ sept minutes après le début de la présentation, la cérémonie a été interrompue par des cris indistincts, des applaudissements dispersés et des huées. Plusieurs diplômé.es et membres de leurs familles ont quitté la salle, parmi lesquel.les le Dr Jad Ka’dan, qui venait de recevoir son doctorat en études culturelles et fait partie des 17 étudiant.es palestinien.nes ayant obtenu un doctorat cette année-là à l’université.
« Lorsque l’université invite le Dr Gold et que vous vous retrouvez soudain face à des vidéos de lancements de missiles, de sirènes d’alerte et du bombardement de Téhéran, vous comprenez qu’elle vous traite avec mépris — elle cherche à vous humilier », a-t-il déclaré à +972 Magazine et Local Call.
Ka’dan, qui venait d’achever un post-doctorat en Californie, s’est dit particulièrement choqué par la célébration de l’industrie israélienne de la défense. « Partout dans le monde, on parle du mouvement BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions), et ici on nous montre ce genre de vidéos ? J’ai honte de dire que c’est ce qu’on présente dans cette université », a-t-il affirmé.
Les étudiantes et étudiants palestinien.nes n’étaient pas les seul.es à protester. Selon Ka’dan, lorsque la mère de l’un de ses amis s’est approchée de la scène en criant : « Honte ! », environ un quart des personnes présentes dans la salle se sont jointes à elle.
« La moitié des personnes présentes souffrent d’un syndrome de stress post-traumatique à cause de la guerre [contre l’Iran] », explique Ka’dan. « Et malgré cela, on leur montre des vidéos d’explosions ? »
Il ajoute :
« C’est tout à fait révélateur. D’abord Imagine, une chanson qui parle d’un monde sans frontières et sans raison de tuer ou de mourir, puis un officier de l’armée. »
Quelques instants après la fin de l’intervention de Gold, la rectrice de l’université, la professeure Noga Kronfeld-Schor, visiblement mal à l’aise, est montée sur scène et a présenté ses excuses si cette conférence « avait blessé certaines personnes présentes dans l’assistance ».
Peu après, des enseignant.es membres de l’organisation Academia for Equality ont diffusé une lettre affirmant que le problème dépassait largement un simple discours maladroit lors d’une remise de diplômes.
Selon elles et eux, cette intervention s’adressait à « des étudiants juifs et palestiniens dont les corps et les esprits portent les cicatrices d’une guerre qui semble ne jamais finir », alors que ces dernier.es étaient venu.es « célébrer leurs réussites universitaires, et non assister à un spectacle de propagande ».
Ils et elles estiment également que cet événement représente « une nouvelle étape dans la militarisation croissante de notre université au cours des dernières années ».
Quelques jours plus tard, l’administration adressait une lettre d’excuses plus détaillée aux enseignant.es les plus ancien.nes. Elle y reconnaissait que l’invitation faite à Danny Gold avait été « une erreur », car sa présentation avait bouleversé de nombreuses et nombreux participant.es, notamment des enfants, des familles endeuillées ainsi que des soldats traumatisés par la guerre.
En revanche, elle rejetait catégoriquement l’accusation selon laquelle l’université serait engagée dans un processus de militarisation.
Dans leur réponse, le président de l’université Ariel Porat et la rectrice Noga Kronfeld-Schor qualifiaient cette accusation de « mensonge » et de « pure fabrication », allant jusqu’à parler d’une « véritable campagne de diffamation » qui renforcerait les arguments de ceux qui cherchent à boycotter l’enseignement supérieur israélien en le présentant comme un simple prolongement de l’appareil militaire.
Pourtant, une enquête menée par +972 Magazine et Local Call remet en question cette version des faits.
Les entretiens réalisés et les documents consultés décrivent une université qui, ces dernières années, a laissé une place toujours plus importante à l’armée et aux services de sécurité israéliens dans la vie du campus : partenariats avec les forces armées, programmes de recrutement et initiatives destinées à attirer des étudiant.es vers le Shin Bet, le service de sécurité intérieure israélien.
Recrutement sur le campus
Environ un mois avant la cérémonie de remise des diplômes, le Centre de développement des carrières de l’Université de Tel-Aviv avait invité les étudiant.es des départements d’histoire du Moyen-Orient et de l’Afrique ainsi que d’études arabes et islamiques à une rencontre professionnelle avec un représentant du Shin Bet.
Un courriel envoyé en juin par Sivan Tivoni, conseillère en orientation professionnelle de la faculté des sciences humaines, et obtenu par +972 Magazine et Local Call, indiquait que le Shin Bet avait lui-même sollicité l’université afin d’organiser un événement spécialement destiné aux étudiant.es de ces deux départements.
L’invitation annonçait qu’« un ancien haut responsable du Shin Bet » animerait une séance de discussion consacrée aux opérations clandestines, aux défis posés par le renseignement et la sécurité, ainsi qu’à l’importance de la maîtrise de la langue arabe et de la connaissance des sociétés arabes et islamiques dans certaines carrières. Les étudiant.es devaient également entendre des témoignages et participer à un échange direct avec les intervenants, dans les limites imposées par le secret-défense.
Cette invitation a suscité des critiques parmi certain.es étudiant.es. Muhammad Masarwa, étudiant en master d’études arabes et islamiques et militant politique, estime qu’elle reflète une tendance plus large consistant à considérer l’étude de l’arabe essentiellement sous l’angle de la sécurité.
« C’est très triste de présenter l’étude de l’islam et la connaissance du monde arabe sous l’angle de “la connaissance de l’ennemi ». »
Il ajoute que cette invitation cautionne le fait que les étudiant.es peuvent mettre leurs connaissances linguistiques et culturelles au service d’un système susceptible de nuire à d’autres personnes.
Masarwa affirme qu’il n’a jamais reçu le courriel d’invitation, pas plus que les autres étudiant.es palestinien.nes qu’il connaissait dans ces départements. Il n’a découvert son existence que lorsqu’un ami palestinien lui a transmis le message, lui-même reçu de la part d’étudiant.es juifs et juives. L’université n’a pas répondu aux questions des journalistes sur une éventuelle diffusion sélective de l’invitation.
Au sein du département, l’événement a suscité peu de débats. Pour Masarwa, cette démarche n’avait rien d’accidentel :
« Chez certains étudiants juifs, on observe une véritable aspiration à travailler pour le Shin Bet et à rejoindre les services de sécurité. Beaucoup ne viennent pas étudier l’arabe par amour de la langue ou de la culture. »
Plusieurs responsables universitaires interrogés par +972 Magazine et Local Call ont pris leurs distances avec cette initiative.
Le professeur Avner Wishnitzer, directeur du département d’histoire du Moyen-Orient et de l’Afrique, a déclaré :
« Je dois reconnaître que je n’étais pas au courant. L’événement a été organisé par le Centre de développement des carrières de l’université. Je ne savais pas non plus que le secrétariat du département avait diffusé cette invitation. La démarche n’a pas été soumise à mon approbation. Nous n’avons aucun lien avec le Shin Bet et nous n’organisons pas ce type de rencontres. »
L’université a fourni une explication similaire. Son porte-parole, Tomer Walner, a indiqué que les événements organisés par le Centre de développement des carrières visaient simplement à faire connaître aux étudiant.es des possibilités d’emploi dans les secteurs public, privé et associatif.
Selon lui, tous les employeurs « opérant dans le respect de la loi » peuvent être invités à présenter leurs métiers et leurs offres d’emploi, à condition qu’elles correspondent aux formations des étudiant.es. Il a insisté sur le fait que ces activités étaient organisées exclusivement par le Centre de développement des carrières et ne faisaient « en aucun cas » partie des enseignements universitaires.
La rencontre prévue le 15 juin n’aura finalement pas eu lieu, faute d’un nombre suffisant d’inscriptions.
Les auteurs soulignent toutefois que ce type de « chasse aux talents » menée par les services de renseignement israéliens sur les campus universitaires n’a rien de nouveau.
Un rapport publié en 2025 par l’organisation antimilitariste New Profile recense plusieurs années d’opérations de recrutement menées par le Shin Bet et le Mossad dans différentes universités israéliennes. Parmi les exemples cités figurent une rencontre d’orientation professionnelle organisée en 2017 par la faculté des sciences sociales de l’Université de Tel-Aviv avec le Shin Bet, ainsi qu’un événement au Technion intitulé « La technologie au service du Service général de sécurité (Shin Bet) ».
Plus récemment, en mai, le Centre de développement des carrières de l’Université de Tel-Aviv a invité les étudiant.es des sciences humaines et sociales à une rencontre intitulée « Carrières au sein des organisations de sécurité », réunissant des représentants du Mossad, du Shin Bet, du ministère de la Défense et de l’administration pénitentiaire israélienne.
L’invitation affirmait que les connaissances acquises en sciences humaines et sociales pouvaient constituer « un véritable avantage » pour une carrière « au cœur de l’appareil sécuritaire israélien ».
La linguiste Outi Bat-El, membre d’Academia for Equality, estime que ce qui rendait l’invitation de juin inhabituelle n’était pas la présence du Shin Bet sur le campus, mais le fait qu’elle ciblait spécifiquement deux départements universitaires.
« Ce n’est pas un salon de l’emploi ouvert à tous. C’est une opération ciblée. »
Elle critique également la promesse faite aux étudiant.es d’entendre des « histoires et témoignages » sur les opérations du Shin Bet :
« On se croirait à Disneyland, alors qu’il s’agit en réalité de recrutement pour quelque chose de terrible. Il y a coopération totale entre l’université et le Shin Bet. »
L’histoire d’une symbiose
La relation entre les études arabes et moyen-orientales dans les universités israéliennes et les services de sécurité remonte aux premières années de l’État d’Israël, voire à une période antérieure. À l’Université de Tel-Aviv, cette relation s’est institutionnalisée au milieu des années 1960, lorsque l’université a accepté d’intégrer l’Institut Shiloah — un organisme de recherche du ministère de la Défense qui deviendra plus tard le Centre Moshe Dayan — au sein de son département d’études du Moyen-Orient et d’histoire de l’Afrique.
Cette décision a suscité des controverses. Dans un article récent publié par Haaretz, l’ancien président de l’université, Itamar Rabinovich, qui avait autrefois dirigé le Centre Moshe Dayan avant de prendre la tête du département, rappelle que l’Université hébraïque de Jérusalem avait refusé une proposition similaire du ministère de la Défense.
L’Université de Tel-Aviv a pris un autre parti. À l’époque, cette institution naissante cherchait à recruter Shimon Shamir, jeune chercheur qui deviendrait plus tard directeur du département puis ambassadeur d’Israël en Égypte et en Jordanie. Shamir avait posé comme condition à son recrutement l’intégration de l’Institut Shiloah.
Selon Rabinovich, cette « symbiose » entre l’institut et le nouveau département a conféré à l’Université de Tel-Aviv un statut particulier dans le paysage universitaire israélien.
Yonatan Mendel, directeur du département d’études du Moyen-Orient à l’Université Ben-Gourion et spécialiste de la « sécurisation » des études arabes, du proto-état juif Yishuv à nos jours, estime lui aussi que cette relation est inhabituelle.
« Un lien aussi direct et assumé entre les études arabes universitaires, le Shin Bet et la sécurité nationale est relativement rare. »
Il précise toutefois que l’intrusion des services de renseignement et des préoccupations sécuritaires dans le monde universitaire n’est pas un phénomène nouveau.
« Ces processus remontent à avant même la création d’Israël et se sont accélérés dans les années 1960 et 1970. »
Pendant des décennies, explique Mendel, ces relations ont été maintenues secrètes. Depuis le 7 octobre, elles sont redevenues beaucoup plus actives et visibles.
Selon lui, cette tendance s’explique peut-être par le fait que le soutien aux impératifs sécuritaires est désormais perçu comme une priorité absolue.
Il souligne également que son propre département à l’Université Ben-Gourion n’a jamais reçu de demande similaire de la part des services de sécurité. Il attribue en partie cette différence à la culture institutionnelle de son université, que Rabinovich décrivait dans son article du Haaretz comme plus indépendante et plus critique à l’égard de l’establishment.
Dans son essai intitulé Towers of Ivory and Steel: How Israeli Universities Deny Freedom to Palestinians publié en 2024, la chercheuse israélienne Maya Wind soutient que les universités israéliennes contribuent depuis longtemps à produire des connaissances mises à profit dans le contrôle israélien sur les Palestiniennes et Palestiniens, tout en se présentant comme des institutions libérales et démocratiques.
Interrogée par +972 Magazine, Wind affirme que les universités israéliennes sont profondément impliquées dans le colonialisme de peuplement israélien et, plus récemment, dans la guerre à Gaza, notamment parce que certaines disciplines mettent leur production de connaissances au service des besoins de l’État.
Pour Yonatan Mendel, cette proximité historique entre les études sur le Moyen-Orient et les institutions de sécurité explique aussi pourquoi cette discipline tombe parfois dans ce qu’il qualifie de « piège de l’orientalisme » et pourquoi de nombreuses et nombreux citoyen.nes palestinien.nes d’Israël ont du mal à se reconnaître dans ce champ académique.
Il souligne néanmoins l’existence d’une évolution inverse : ces dernières années, de nombreuses et nombreux enseignant.es et chercheur.es ont cherché à rendre leurs disciplines plus critiques et davantage tournées vers une approche civile.
« C’est cette tendance qu’il faut renforcer : une recherche indépendante et critique, aussi éloignée que possible d’une approche centrée sur la sécurité. »
Une militarisation de plus en plus visible
Alors même que certain.es universitaires portent un regard critique sur les liens entre le monde académique et les institutions sécuritaires, les relations institutionnelles de l’Université de Tel-Aviv avec l’armée se sont considérablement renforcées ces dernières années.
À partir d’octobre 2023, l’université a lancé le programme « Erez », destiné à environ 200 candidats aux postes d’officiers de combat. Ceux-ci passent une licence en sciences humaines et sociales avant d’entamer leur formation d’officier. Selon les informations publiées, l’université devrait recevoir environ 15 millions de shekels (près de 5 millions de dollars) pour ce programme.
Si l’université avait d’abord assuré que les participant.es ne porteraient pas d’armes sur le campus, des soldat.es en uniforme et armé.es ont commencé à assister régulièrement aux cours après le début de la guerre. Leur nombre a diminué depuis, mais plusieurs enseignant.es affirment qu’ils restent une présence familière.
La linguiste Outi Bat-El explique :
« Vous êtes sur le campus et vous voyez une cinquantaine de soldats en uniforme, armés, passer d’un bâtiment à l’autre. Je ne me sens pas à l’aise. Imaginez ce que ressentent les étudiants palestiniens. »
Les liens de l’université avec l’appareil sécuritaire s’étendent également au secteur des technologies.
Depuis 2018, TAU Ventures, le fonds de capital-risque fondé par l’université, gère conjointement avec le Shin Bet un programme d’incubation de jeunes entreprises appelé The Xcelerator. Celui-ci offre aux start-up sélectionnées une subvention de 50 000 dollars financée par le Shin Bet, ainsi que des bureaux et un accompagnement entrepreneurial. Le programme promet aux participant.es une « opportunité exclusive » de développer et de tester leurs technologies en collaboration avec le service de sécurité intérieure.
Pour sa dernière promotion, il recherchait notamment des innovations dans les domaines de l’intelligence artificielle, des données, de la cybersécurité, des drones, des plateformes autonomes, des capteurs et du renseignement en ligne, susceptibles « d’avoir un impact sur le champ de bataille » et de renforcer les capacités de sécurité à long terme d’Israël.
À partir de la prochaine année universitaire, l’Université de Tel-Aviv accueillera également le prestigieux programme Havatzalot, qui forme des recrues d’élite du corps du renseignement militaire tout en leur permettant de suivre des études universitaires.
Ce programme était auparavant hébergé par l’Université hébraïque de Jérusalem, malgré l’opposition d’étudiant.es et d’enseignant.es qui estimaient que cette présence « confisquait l’espace académique au profit du contrôle militaire ». Quand l’Université de Tel-Aviv a remporté l’appel d’offres pour accueillir le programme, l’Université hébraïque a saisi la justice pour contester cette décision.
Un incident récent laisse également penser que les liens entre l’université et les services de sécurité dépassent les seuls programmes de recrutement et de formation.
En mai 2025, quand un étudiant palestinien a été soupçonné d’avoir peint des slogans contre la guerre menée par Israël à Gaza sur les stands du Shin Bet et d’Elbit, lors d’un forum des carrières organisé sur le campus, l’administration universitaire a transmis ses informations personnelles au Shin Bet.
Peu après, l’étudiant a reçu un appel d’un homme se présentant comme membre du Shin Bet, lui ordonnant de se rendre dans un commissariat pour un « entretien ».
La procédure a finalement été interrompue grâce à l’intervention du responsable disciplinaire de l’université. Pour les auteurs de l’enquête, cet épisode montre à quel point la coopération entre l’université et les services de sécurité peut facilement conduire à des pratiques de surveillance et d’intimidation visant les étudiant.es.
C’est dans ce contexte que l’administration universitaire a qualifié de « pure invention » les accusations selon lesquelles l’Université de Tel-Aviv serait en train de devenir un prolongement de l’appareil sécuritaire israélien.
Dans le courrier adressé aux enseignant.es après la polémique suscitée par le discours de remise des diplômes de Danny Gold, la présidence écrivait :
« Depuis plusieurs années, l’enseignement supérieur israélien fait face à diverses forces qui cherchent à le détruire et à menacer sa liberté, tant en Israël qu’à l’étranger. Il est profondément regrettable de voir certains membres de notre propre communauté utiliser une erreur, aussi regrettable soit-elle, pour porter des jugements sans fondement. »
Interrogée par +972 Magazine et Local Call sur ses liens avec le Shin Bet, notamment à la lumière du courriel envoyé par son Centre de développement des carrières, ainsi que sur les accusations internationales présentant les universités israéliennes comme faisant partie de l’appareil sécuritaire de l’État, l’Université de Tel-Aviv a refusé de répondre.
Une version de cet article a d’abord été publiée en hébreu par Local Call.
Auteurs : Meron Rapoport et Aharon Porath. Meron Rapoport est rédacteur à Local Call. Aharon Porath est journaliste et chercheur spécialisé dans les questions économiques et technologiques sous l’angle des droits humains.
Publié par +972
Traduction pour l’Agence Média Palestine : C.B.



