La 2eme édition du Festival international du Cinéma des femmes est lancée à Gaza

Par l’Agence Média Palestine, le 26 octobre 2026



Aujourd’hui, lundi 26 octobre, s’ouvre au centre de la bande Gaza la seconde édition du Festival international du Cinéma des femmes, qui présentera tout au long de la semaine pas moins de 73 films provenant de 24 pays.

Cette deuxième édition, intitulée « Les femmes créent la vie à partir de la mort », se déroulera jusqu’au 31 octobre 2026, au milieu des tentes des personnes déplacées. Les films participants sont répartis dans les catégories suivantes : longs métrages de fiction, longs métrages documentaires, courts métrages de fiction, courts métrages documentaires, ainsi que le Concours national du court métrage, jugé par un panel de professionnel-les et célébrité-es.

En ouverture du festival seront présentés 5 films produits par la toute première promotion de jeunes cinéastes formées au sein de l’Académie du Cinéma de Gaza, fondée par Ezzaldeen Shalh et Mai Masri et officiellement présentée en septembre dernier à la biennale de Venise. Ces cinq films sont présentés ainsi par les organisateur-ices : 

  • Soso : The Lifeline, réalisé par Kawthar Muneer, raconte l’histoire d’un enfant orphelin et de son âne, Soso, qui deviennent un moyen de survie pour les habitants de Gaza dévastée.
  • A Sack of Flour, réalisé par Mona Abu Qass, suit une cinéaste confrontée aux souvenirs de la faim et à leur impact durable sur sa vie et sa famille, même après que la farine est redevenue disponible.
  • Remnants of Light, réalisé par Hanadi Abu Salah, dépeint son attachement aux souvenirs de sa famille, qu’elle a perdue pendant la guerre, et sa tentative de transformer les cendres de sa maison en espoir pour les autres.
  • « Beyond Silence », réalisé par Raghda Al-Buhaisi, raconte l’histoire d’un artiste sourd qui a perdu ses parents pendant la guerre et trouve dans le dessin un moyen d’exprimer sa douleur et de se réapproprier sa vie.
  • « Dandana », réalisé par Israa Abu Jiyab, raconte l’histoire d’une mère qui a perdu huit de ses enfants et affronte la guerre en chantant avec un groupe composé de ses enfants et petits-enfants, interprétant des chants folkloriques palestiniens dans les camps de déplacés.

Chacun à leur manière, ces films présentent un regard essentiel sur le quotidien des Gazaoui-es, transforment des récits tirés de la vie à Gaza en films, malgré des conditions extrêmement difficiles.

Dans le communiqué annonçant cette sélection d’ouverture, la réalisatrice et productrice Mai Masri raconte avec fierté l’engagement des cinéastes à apprendre et leur désir d’exprimer leurs histoires avec sincérité. L’Académie a permis le développement de leurs compétences cinématographiques et la mise en forme de leurs expériences à travers le son et l’image, explique-t-elle, se réjouissant de pouvoir présenter le travail au sein-même de leur communauté.

« À Gaza, le cinéma n’est pas seulement une forme d’art ; c’est un moyen de préserver la mémoire, de revendiquer notre droit à façonner notre propre image et de donner à une nouvelle génération les outils nécessaires pour raconter sa propre histoire », affirmait Ezzaldeen Shalh lors de la biennale de Venise en septembre dernier.

Cette seconde édition du festival permettra donc de réaffirmer son engagement en faveur des récits féminins de résilience, tout en offrant au public une plateforme culturelle et cinématographique dédiée à l’autonomisation des femmes et à la promotion des échanges culturels, accueillant également des longs et courts métrages de fiction ainsi que des documentaires abordant les questions des femmes du monde entier.

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