Point sur la situation dans l’enclave palestinienne, assiégée, affamée et assaillie par l’armée israélienne qui procède à des frappes aériennes et terrestres dans la ville de Gaza comme dans les zones désignée comme « sûres »
Par l’Agence Média Palestine, le 30 septembre 2025

« Pour l’instant, les gens se concentrent sur leur survie », rapporte Tareq Abu Azzoum à propos de la réaction des Palestinien-nes de Gaza quant aux déclarations d’un potentiel cessez-le-feu. Alors que les États-Unis prétendent avoir trouvé la voie d’une « paix éternelle au Moyen-Orient », les journalistes présent-es à Gaza rapportent une recrudescence des attaques israéliennes et une situation plus périlleuse que jamais.
« Chaque minute, une explosion retentit dans la ville de Gaza, alors que les opérations terrestres israéliennes continuent de s’étendre sur fond de menaces répétées d’escalade si le Hamas refuse la nouvelle proposition américaine d’accord de cessez-le-feu », explique Tareq Abu Azzoum sur Al Jazeera.
Les tanks s’enfoncent plus profondément dans la ville de Gaza
Depuis les premières heures de ce jour, mardi 30 septembre 2025, au moins 45 Palestinien-nes ont été assassiné-es par l’armée israélienne. Au moins 16 d’entre elles et eux ont été tué-es dans la ville de Gaza, où Israël poursuit et intensifie son offensive terrestre. 18 d’entre elles et eux ont été tué-es par balle alors qu’ils et elles venaient chercher de l’aide auprès d’un centre humanitaire, précisent des sources médicales.
Dimanche, les chars israéliens ont pénétré plus profondément dans plusieurs quartiers densément peuplés de la ville de Gaza, notamment dans des zones résidentielles clés comme Sabra, Tal al-Hawa, Sheikh Radwan et al-Nasser.
Ces incursions marquent une escalade significative, rapprochant les forces israéliennes du centre et de l’ouest de la ville, où des centaines de milliers de Palestiniens déplacés cherchent actuellement refuge. Les responsables sanitaires locaux expliquent recevoir des dizaines d’appels urgents de civils piégés dans les zones touchées, incapables d’y répondre en raison de l’intensité de l’opération militaire et des bombardements incessants.
Malgré l’offensive terrestre israélienne annoncée depuis plusieurs semaines et la fuite de plus de 300 000 habitant-es de la ville de Gaza, des centaines de milliers de Palestinien-nes y résident encore et refusent de partir, faute de destination sûre ou par crainte de ne plus pouvoir revenir.
Les « zones sûres » pilonnées
L’une des dernières attaques israéliennes a touché une tente à al-Mawasi ce matin, zone dite « humanitaire » et sécurisée. C’est cette zone que l’armée israélienne désigne comme destination aux Palestinien-nes qu’elle expulse, notamment de la ville de Gaza. Ce matin, encore une fois, les forces israéliennes ont pris pour cible une tente où se trouvaient un père, une mère enceinte de sept mois et leur enfant.
Où qu’ils aillent, les Palestinien-nes continuent d’être pris pour cible. L’armée a également ciblé Bureij, Nuseirat et Deir Al-Balah dans le centre de l’enclave. L’une de ces frappes a touché la porte ouest de l’hôpital al-Awda, blessant plusieurs civils dont deux membres du personnel hospitalier, qui reçoivent actuellement des soins d’urgence à l’intérieur de l’hôpital. Une autre frappe aérienne a visé un groupe de civils dans le camp de Nuseirat, tuant trois personnes.
Des sources médicales rapportent qu’au moins 18 Palestinien-nes ont été tué-es par balle, alors qu’ils et elles étaient venu-es chercher de l’aide humanitaire aux alentour du corridor de Netzarim. Ils et elles patientaient près du point de distribution lorsque les forces israéliennes ont ouvert le feu sans avertissement.
Un enfant palestinien est mort de faim ce matin dans la ville de Gaza, rapporte Al Jazeera. Le ministère palestinien de la Santé à Gaza a déclaré mardi avoir enregistré 453 décès liés à la « famine et à la malnutrition », dont 150 enfants, depuis le 7 octobre 2023.
Le ministère de la Santé a ajouté qu’il était confronté à des « défis catastrophiques » en raison de l’aggravation de la crise due à la pénurie de médicaments et de fournitures médicales. « L’intransigeance d’Israël, qui entrave l’acheminement des fournitures médicales d’urgence vers les hôpitaux, aggrave la situation sanitaire des patients et des blessés », a averti le ministère.



